Comment faire simple quand tout est compliqué ?

La Maison des Jeunes et de la Culture s’est invitée à l’ordre du jour du conseil municipal du 31 janvier.

Un des points traités en conseil s’intitulait : Subventions aux associations et scolaires.

Des adhérents, des bénévoles, de la MJC locale ont souhaité en appeler à l’ensemble des élus avant qu’un vote concernant la subvention part régionale de la MJC ne soit entériné.

Ils avaient préparé un document écrit mais Monsieur le Maire a refusé que celui-ci soit distribué avant le conseil.

Pour info : les subventions sont généralement votées en bloc sauf si une majorité souhaite les examiner individuellement. Elles n’ont pas à recevoir l’aval de tous les élus.

La subvention concernant la MJC sera amputée de la somme dédiée à la MJC régionale, un point c’est tout.

De toute façon à Villemur, le public ne peut avoir connaissance que des sommes que les élus veulent bien énoncer.

Expliquons en essayant d’être clairs et le plus concis possible.

La MJC locale reçoit une subvention propre de 10 000€.

La MJC régionale perçoit une subvention consentie également par la municipalité de 32 000€.

Cette deuxième subvention permet de rémunérer la plus grande partie du poste qui assure la gestion et le travail de coordination entre les intervenants et associations qui organisent des manifestations portées par la MJC Villemurienne.

Lors du conseil municipal du 19 décembre, Madame Arnal, élue de la minorité, a souhaité savoir si les bruits concernant la subvention consentie à la MJC régionale étaient exacts.

http://www.mairie-villemur-sur-tarn.fr/files/PV-CM-19-12-2016.pdf

Voici la réponse de Monsieur le Maire.

A la fin de l’intervention de Monsieur le Maire, aucune réaction de la part de la minorité.

Quand la parole a été donnée à la salle, une seule remarque a souligné le risque encouru, avec la suppression du poste de coordination, d’assister à la mort de la MJC.

(Comme pour tout ce qui relate les conseils municipaux, ce blog reste ouvert à toute rectification au service de la vérité.)

Si l’on en croit des élus, nous aurions la fâcheuse habitude de nous livrer à des interprétations des faits. Vous pouvez avec les éléments ci-dessus analyser vous-même la situation.

Vous jugerez de la légitimité de nos interrogations.

Est-il honnête de supposer que la MJC ne répond pas aux attentes de Monsieur le Maire ?

Quelle crédibilité peut-on accorder à l’argument financier ?

(Forte baisse de dotation qui oblige à faire des choix …Et ensuite, possibilité de rechercher un animateur

N’est-il pas plus complexe pour des bénévoles de gérer une MJC qu’une association qui se consacre à une seule activité ? (Investissement, compétences)

Quand on entend parler de « toutes les manifestations culturelles…, que l’on souhaite diversifier et Daniel et ses proches travaillent sur cet engagement volontariste… de penser peut-être à une maîtrise municipale d’une action…)

Commet-on une malveillante attaque personnelle et une forme d’insolence à oser demander à Monsieur l’adjoint à la culture d’informer sur le projet culturel qui semble avoir été muri par l’équipe ?

Tentative de rencontre avec Monsieur le Maire.

A l’annonce de la perte du poste de la coordinatrice, jeune femme particulièrement appréciée des bénévoles, des différents intervenants et des adhérents de la MJC, il a été décidé de réagir.

Après bien des débats, de vifs et démocratiques échanges, un courrier soumis à l’assentiment des signataires a été rédigé et remis à Monsieur le Maire.

Le voici.

Réponse reçue le 28 janvier.

« La mairie n’est pas en mesure de revenir sur cette décision. »

Que pensez-vous de la réponse de Monsieur le Maire à cette main tendue par des bénévoles ?

Que pensez-vous à la lecture, de l’argument financier ? (Discours du 19 décembre)

Que comprenez vous en lisant « sous réserve de la validation par l’équipe municipale des projets présentés » ?

Est-on en droit et même en devoir d’exprimer des inquiétudes ?

Avons-nous une imagination trop fertile d’en déduire que la subvention ne sera accordée que si les projets plaisent à la municipalité ?

Cette requête est-elle la même pour l’ensemble des associations ?

Une association et qui plus est une MJC peut-elle accepter de perdre sa liberté d’action pour percevoir des deniers publics dont elle est tout de même tenue de justifier l’utilisation ?

Cette ingérence est-elle recevable ?

Sommes nous coupables d’interprétation en liant le risque de mort de la MJC locale à une véritable volonté politique ?

Nous ne pourrons connaitre vos réponses, amis lecteurs, que si en quelque occasion, vous vous mobilisez pour dire haut et fort votre « interprétation » de tous ces faits.

Peut-être que votre solidarité sera, elle aussi, jugée irrespectueuse, intrusive, manipulatrice, mais il est parfois essentiel de s’occuper de ce qui pour certains ne nous regarde pas.

Notre ressenti

Nous sommes des bénévoles et comme les élus, des acteurs souvent sur le pont.

La compétence qui nous assiste est encore, jusqu’au mois de juillet la coordinatrice de la MJC.

Nous sommes nombreux à être déçus, découragés, à nous sentir méprisés bien plus que méprisants.

Est-ce nous qui avons manqué de respect ou nous a t’on manqué de respect en nous ignorant totalement avant de prendre une décision importante qui pourrait amener la mort de la MJC ?

Le respect, il est difficile de le revendiquer si on ne le pratique pas.

Si le fonctionnement de la MJC mérite d’être amélioré, nous aurions pu en discuter ensemble, être force de proposition.

Faut-il accepter que la démocratie ne soit qu’une délégation de pouvoir privatisée par des élus et que ce soit un éternel recommencement ?

Il semblerait que tous nos élus ne soient pas d’accord, laissons les face à leur choix cornélien.

Nous avons tous une conscience et des valeurs.

Il semblerait que nous ayons mauvais esprit mais nous avons l’habitude des indigentes attaques de personnes face à des problèmes de fond.

Parfois on tente de discréditer les interlocuteurs dérangeants, parfois on tente de les instrumentaliser.

Personne n’est dupe.

Au pays d’UBU

A la sortie du conseil les échanges se sont poursuivis sur le trottoir et une personne qui n’avait certainement pas jugé utile d’intervenir suite à la réponse obtenue par sa colistière le 19 décembre a montré un certain intérêt pour le mouvement.

Nous ne tomberons pas pour ce qui nous concerne dans ce piège ubuesque.

Nous sommes même ravis d’avoir rappelé certains événements et certains choix. Nous être entendus dire « avec vous au moins il y en a pour tout le monde, à croire qu’il n’y a que vous qui êtes parfaite ! » nous a comblé d’aise.

Nous nous sommes sentis réconfortés par cette affectueuse reconnaissance tardive qui nous est allée droit au cœur. Ah ! Le bon vieux temps de la misogynie !

Nous avons juste un regret, nous savons par expérience qu’il est difficile de trouver toujours le mot approprié à certaines situations et en la circonstance le qualificatif « intègre » ou « impartiale » aurait été plus judicieux que parfaite. Mais il est vrai que chacun parle mieux de ce qu’il connait.

En conclusion

Nous entendons toutes les personnes qui nous ont dit avec beaucoup de sincérité qu’il fallait faire preuve de persévérance parce que nous étions pour eux une petite lumière qui même si parfois elle vacille continue d’éclairer.

Sans vouloir nous livrer à ce détestable lobbying qui nous a été conseillé, nous tenons à dire que, seuls,  nous ne sommes qu’une toute petite flammèche et qu’il en faudrait de nombreuses solidaires et brillantes   pour ramener à la lumière le sens de l’intérêt général.

 

Marie-Gabrielle Gimenez

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