SMIX « Les portes du Tarn », un vrai merdier !

Le conseil communautaire du 12 décembre 2019 comportait de nombreux points à l’ordre du jour.

Nous avons retenu une partie de la présentation du Rapport d’Orientation Budgétaire 2020.

Ce rapport est habituellement présenté en début d’année mais élections obligent.

Pas de grosse surprise pour nous, habitués à suivre les conseils communautaires.

Nous savons que les finances sont fragiles. Nous avons vécu une situation similaire lors de la précédente mandature.

C’est la vente du terrain pour le Drive Leclerc qui avait à l’époque permis de rétablir les finances.

Que va-t-on sortir du chapeau cette fois ?

 

Des zones à risques.

Celle de Pechnauquié peine à se remplir. Les incidences financières pèsent sur le budget intercommunal. Quelques lots ont été vendus mais l’encaissement des ventes n’est pas encore effectué. Faudra t-il recourir à l’emprunt ?

Une autre zone impacte nos finances, celle des « portes du Tarn ».

Faut-il revenir sur toutes les péripéties, y a-t-il un intérêt à pointer un tel ou un tel du doigt ?

Dés le départ les dés étaient pipés. Nous nous en sommes inquiétés avec raison des méthodes tarnaises et au final  nous en arrivons à ce «  vaste merdier », formule reprise, utilisée par un élu.

Nous avons connu et connaissons encore bien des arrangements plus ou moins licites avec la loi NOTRe.

Nous nous sommes questionnés, fallait-il pour intégrer Buzet dans notre com com céder aux exigences de nos voisins Tarnais ? A savoir, intégrer le SMIX.

De vrais marchands de tapis nos voisins !

Certains élus, craintifs face à la possibilité d’être engloutis par la communauté du Frontonnais au territoire déjà très étendu,  ont peut-être cédé trop rapidement au chantage.

Loin de nous l’idée d’abandonner nos amis de Buzet, ses élus nous ont offert de belles respirations démocratiques et leur retour dans le giron départemental était logique. Oserons-nous même avancer que c’est un apport non négligeable pour notre intercommunalité tant au plan humain qu’au niveau financier. La commune est dynamique et quelques retombées fiscales abonderont à l’intercommunalité.

C’est la méthode que nous rejetons.

Une poignée d’élus tarnais, de ces élus censés travailler à l’intérêt général, arc boutée sur ses exigences au mépris d’une commune, d’une intercommunalité !

Le mot est fort mais nous avons eu le sentiment de vivre un épisode mafieux.

Des citoyens, des élus Buzétois se sont élevés contre de tels agissements, en vain…

 

Retour sur le SMIX :

Dans un premier temps, autour de la table du conseil, ce furent des questionnements logiques, pas d’engouement véritable pour intégrer le SMIX.

Inquiétudes multiples, opacité, pas de véritable prévisionnel, participation financière dangereuse, représentativité de l’intercommunalité…

Certains élus semblaient perdus, nous aussi parfois…

 

Et tout à coup !

Le département  haut-garonnais est venu au secours.

Pour tenter de dénouer la situation il a proposé un partenariat et apporté des deniers.

Tout a été bien conduit car il fallait contourner la loi NOTRe qui lui a enlevé la compétence économique. Il fallait aussi bien ficeler l’investissement financier non négligeable.

Pas question de perdre des billes !

Nous bêtement, nous persistons à nous demander pourquoi notre Région, investie dans le développement durable, sensible au défi  climatique, n’a toujours pas pris sa véritable place au sein du SMIX, c’est tout de même elle qui a maintenant la compétence économique.

Et à lire les journaux qu’elle édite il y a du potentiel en Occitanie, alors pourquoi pas un peu pour nous, pour une répartition équilibrée de ses actions et interventions ?

Ce d’autant que les bonnes idées ne manquent pas ici aussi, une pensée pour le projet Aïguopole…

 

Mais revenons à nos moutons ou nos chèvres …

La participation du département a provoqué un revirement quelque peu incompréhensible autour de la table du conseil Val’Aïgo.

Apportait-il des informations vérifiées le département ?

Nous n’avons pas tout saisi mais, nous ne sommes pas proches des élites.

Toujours est-il que cette zone abordée avec méfiance devenait tout à coup attractive, que la vigilance restait de mise mais qu’il fallait concevoir que dans un horizon qui nous est apparu tout de même lointain, elle était une chance pour notre intercommunalité.

Il fallait juste veiller à la gouvernance et l’intégrer pour participer aux négociations, que c’était une garantie etc…

Petit rappel, le maire de Buzet  trop turbulent où comment dire, direct, n’a pas été élu au sein du SMIX.

Un peu inconcevable quand on sait sa connaissance du dossier mais les arcanes du pouvoir sont parfois opaques elles aussi.

 

Et à présent …

Nos élus nous expliquent que ce n’est plus possible, qu’il va falloir taper du poing sur la table pour se faire entendre, exiger une gouvernance plus logique et efficace, que la répartition fiscale est à revoir, qu’il faut demander un report des échéances  à verser…

Même quand monsieur le maire de Buzet réitère la diminution de 900 000euros de la participation Val’Aïgo un ange passe.

Tout le monde semble OK.

Un autre  élu ose même dire que cette zone est surdimensionnée, qu’elle n’aurait jamais dû voir le jour, qu’il fallait remplir d’autres zones avant…

Rien sur la législation au niveau de l’arrêt du versement des échéances.

Nos élus savent pourtant combien nos voisins sont procéduriers.

Nous n’avons à ce jour  aucun son de cloche de la part du département mais nous n’oublions pas la double casquette de notre conseiller départemental encore maire de Bessières et vice-président de l’interco. Il siège au SMIX en tant que représentant du département.

Plus de nouvelle non plus de cet audit qui devait éclairer nos possibilités comme les risques encourus, serait-il malvenu ?

 

Peut-être y aurait-il matière à écrire un roman Kafkaïen ?

 

Mais il faut aussi dire …

Nous sommes coupables, nous un tout petit peu, mais les autres alors…

(Nous devenons politiques, ce n’est pas ma faute ou si peu)

Ces autres qui refusent l’installation du sauveur Terra2.

Ces inconscients qui préservent un oiseau dont on oublie le nom, ah oui c’est ça, un Elanion, vous savez un petit oiseau quasiment blanc lui…

Que viennent-ils perturber de si beaux projets ces énergumènes  dont certains sont connus pour être contre tout…

Un bref rappel sur la lutte contre l’incinérateur devenu une manne, et l’élu qui s’exprime ainsi oublie la lutte contre un aéroport…

Parce que voyez-vous, les incohérences d’un département, de quelques élus,  c’est acceptable, les prises de position argumentées et légitimes de citoyens, même dans une démocratie c’est  juste supportable.

Et après on met en avant lors du même conseil un Plan Climat Air Energie Territoire (PCAET). Rien d’incongru à accepter une plateforme logistique XXL et à prôner les avancées et le respect environnemental porté par un tel plan ?

Nous n’avons pas baigné dans le monde politique, cela engage t-il à nous considérer niais ?

 

Quand on manque de courage politique peut-on se réfugier derrière des boucs émissaires ?

Eux nos élus savent pourquoi nous en sommes là.

Ils connaissent les intérêts des uns des autres, les accords et désaccords politiques où politiciens, nous vous laissons libres du choix. Ils pourraient dénoncer les pressions subies, venues de niveaux dits supérieurs qui eux non plus ne sont pas grand-chose sans les voix citoyennes.

La plupart préfère continuer à se plier quitte à s’y perdre eux mêmes.

Ils nous diront que c’est pour notre intérêt, celui de notre territoire.

Qui pour les croire ?

Est-ce que leurs grands esprits peuvent un instant penser que le bon sens dit populaire a aussi droit à une place et à l’expression.

Le courage politique c’est aussi d’informer honnêtement ceux qui vont avoir à assumer financièrement des « manipulations » qui les dépassent.

Impossible de sous-entendre de fortes batailles politiques chez nos voisins sans évoquer nos réalités locales.

De la colère même pas, juste de la déception, une forme de découragement et beaucoup d’inquiétudes à l’aube de ces municipales.

Les « Portes du Tarn, un vrai merdier !

 

Ces quelques retours en arrière rafraîchiront les mémoires et instruiront ceux qui ne se sont jamais intéressés au sujet, hélas !

 

CC de novembre 2016 page 6

https://www.valaigo.fr/wp-content/uploads/2016/11/pv-17-11-16.pdf

CC de décembre 2016 page 5 et 7

https://www.valaigo.fr/wp-content/uploads/2017/01/pv-22-12-2016.pdf

CC du 29 mars 2018 page 15 questions diverses

https://www.valaigo.fr/wp-content/uploads/2018/04/proces-verbal-29-03-18.pdf

CC du 7 juin 2018 numéro 2 page 3 et suivantes

https://www.valaigo.fr/wp-content/uploads/2018/06/proces-verbal-07-06-18-v2.pdf

CC du 13 septembre 2018 page 2, 21 et suivantes

https://www.valaigo.fr/wp-content/uploads/2018/09/proces-verbal-13-09-18-c.pdf

CC 28 mars 2019  page 14

https://www.valaigo.fr/wp-content/uploads/2019/04/proces-verbal-28-03-19.pdf

Blog 2018

http://os.villemur.over-blog.org/2018/06/le-dialogue-veritable-suppose-la-reconnaissance-de-l-autre-a-la-fois-dans-son-identite-et-dans-son-alterite.proverbe-africain.html

Des élus qui refusent

https://actu.fr/normandie/mondeville_14437/amazon-veut-simplanter-dans-lagglo-caen-elus-sy-opposent_29708123.html

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/2014/11/30/plaine-sud-de-caen-les-elus-refusent-d-accueillir-la-plateforme-logistique-de-carrefour-603544.html

http://www.leparisien.fr/economie/consommation/a-mondeville-dans-le-calvados-amazon-n-est-pas-le-bienvenu-29-11-2019-8206134.php

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog