Citoyens élus et citoyens tout court…

Nous avons le souvenir d’une amère réaction de notre premier magistrat nous reprochant de toujours avoir à la bouche le terme  « citoyen »  en évoquant les habitants.
Les élus ne sont-ils pas des citoyens ? concluait-il.

Ne voila t’il pas que notre royal président par l’intermédiaire de son représentant, monsieur le préfet, interdit la présence d’habitants au-delà de 20h lors des conseils municipaux. Rebelote pour le conseil communautaire…
Une différence entre citoyens en quelque sorte…

C’est bien connu les conseils sont sources de clusters, nous resterons vagues sur l’identification du ou des virus…
Un conseil, qu’il soit communautaire comme municipal ça dure généralement bien plus d’une heure.
Notre conseil municipal débutera vers 19h.
Pour l’un comme pour l’autre il y aura des sujets dits sensibles.
Il aurait fallu anticiper la décision annoncée du couvre-feu et décaler à par exemple un samedi en journée l’un et l’autre.
Evidemment c’est une contrainte mais nos élus auraient certainement accepté ce sacrifice, le personnel administratif également.
Cela s’est déjà fait.
Nous l’avouons c’est terrible cette nécessité d’entendre les échanges de nos oreilles plutôt que de se contenter des bruits qui courent sur des sujets épineux.

Revenons à cette décision étatique du couvre-feu à 20h, décision qui n’a d’autre but que la préservation de notre santé.
Nous voila songeurs.
Nous songeons à tous les bénévoles autorisés à dépasser l’heure fatidique pour porter secours, assistance et un peu de chaleur à toutes les personnes qui n’ont d’autre choix que de dormir dehors.
Tous les bénévoles sont-ils immunisés ?
Contre certains sentiments c’est sûr, contre la COVID c’est moins sur mais il ne faut surtout pas remettre en cause leurs autorisations de sortie parce qu’au-delà de la nécessaire bienveillance et humanité qu’ils transportent, ils pallient les failles de notre république.
Nous songeons dans un autre ordre d’idées à tous les citoyens bénévoles qui ont tenu des bureaux de vote lors des dernières élections alors que le virus pointait son nez.
Comme les électeurs ils ont bravé le risque. Ils ont considéré que c’était un devoir.

Monsieur le Préfet qui a une certaine liberté d’action devrait s’en souvenir…

Nous, nous n’irons pas passer les fêtes dans les îles paradisiaques, nous n’irons pas sous bonne escorte au Tchad.
Même en étant testés le risque existe pour tous et il faut éviter de l’exporter comme de l’importer.
Nous ne pourrons même pas aller au théâtre, au cinéma…
Il est vrai que nous sommes déjà servis tant cette situation fluctue entre drame et burlesque…
Nous voila pris d’une subite inquiétude, ce virus laisse de nombreuses séquelles, il ne faudrait pas que notre sens civique soit atteint…

Marie-Gabrielle Gimenez


PS :
Entendons nous bien, nous ne sommes pas inconscients et ne nions pas la dangerosité de la COVID. Pas davantage la nécessité de certaines mesures restrictives.
Nous déplorons qu’il n’y ait pas raison gardée et que notre liberté soit entravée par des mesures parfois illégitimes.
 

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