MENU

PS LOCAL : L’INVENTAIRE 2013 NE SENT PAS LA ROSE ROUGE…

Qu’a-t-il pu se passer dans la tête de ceux qui ont élaboré le questionnaire déposé dans nos boites à lettres.

Se sont ils interrogés sur les réactions citoyennes ?

La période se prête à ce genre d’entreprise mais le peu de pertinence et oserons nous dire d’impertinence pour certaines questions nous laisse perplexes sur les buts  de ce papier émanant du Parti socialiste local.

 

« Il faut avoir la santé… »

  • Si les socialistes locaux ont un pouvoir sur les choix d’installations des professions médicales et paramédicales pourquoi se réveillent-ils aujourd’hui ?

 

Au niveau de Villemur il était facile de concevoir que nos médecins avançaient en âge et que se poserait le problème de leur départ en retraite.

Le numérus clausus imposé aux médecins était donné restreindre les dépenses de santé, on en constate l’efficience.

La croissance démographique de notre pays a été sous-estimée, le corps médical doit prendre en charge une population plus nombreuse que prévue avec une forte augmentation des pathologies liées à l’âge.

Pour les ophtalmologistes, il ne suffit pas de poser la question pour résoudre l’épineux problème lié à la suppression du Certificat d’Etudes Spécialisé jadis suffisant pour exercer.

Depuis le début des années 80 pour pouvoir s’installer les ophtalmos doivent avoir une formation technico chirurgicale qui leur permet de pratiquer l’ensemble de leur spécialité.

Ils ont donc tendance à privilégier la chirurgie au détriment de la prévention et du dépistage.

Pour pallier le manque de praticiens faudrait – il multiplier les sites opératoires de proximité incitatifs à l’installation et serait-ce judicieux ?

Bien d’autres manques se font sentir au niveau médical mais tout comme nos élus locaux nous  ne pouvons que nous livrer à l’inventaire, des pseudo- spécialistes décident pour nous.

On constate donc que les formations de spécialistes sont de plus en plus pointues et qu’ils ont tout à gagner à exercer en milieu clinique ou hospitalier. De plus il semblerait que les jeunes généralistes se détournent de l’exercice en libéral.

Alors oui une Maison Pluridisciplinaire de Santé verra peut être le jour par nécessité en réponse à des directives nationales, au manque de médecins et aux restrictions budgétaires.

Une MPS permet un allègement du temps de travail médical et donc des conditions de vie familiales améliorées pour les praticiens.

Pour créer une MPS il faut tout de même trouver des médecins intéressés par ce choix qui exige le respect de  bien des critères.

 

Le système étant attractif, il faut être prudent car certains projets sont portés par des mutuelles ou des organismes financiers déguisés pour être reconnus des pouvoirs publics et bénéficier du crédit confiance accordé aux professionnels de santé. Voir.

 

Il faut rester vigilants et conscients que si rien n’est fait, de nombreuses personnes auront de moins en moins accès aux soins soit pour des raisons financières, soit pour des difficultés de déplacement et nous irons vers une recrudescence de maladies graves mal prises en compte et de la mortalité.

Cela ne signifie pas qu’il faille laisser des technocrates prendre en charge le sujet et des lobbyings faire pression au mépris des véritables intérêts des citoyens.

 

Pour ce qui est des pharmaciens, leur installation est tributaire du nombre d’habitants (une pharmacie pour 2500 habitants).

 

« A contre temps…. »

  • Ils nous demandent notre avis sur la cohérence des investissements communaux tout en posant la question sur le nombre de places en crèche, en centres de loisirs…

 

A Villemur, une crèche vient de sortir de terre, les effectifs sont au complet, Bernadou a été réhabilité pour recevoir en partie la jeunesse locale. Nos élus n’ont-ils pas réfléchi à la cohérence des constructions et réhabilitations en fonction de la croissance et des besoins de la population ?

  • Pour les écoles, afin de garder une classe, il a fallu par deux fois la mobilisation des parents d’élèves inquiets pour faire bouger les choses.
  • Des associations pour les moins de six ans, pourquoi ? Pour pallier d’éventuelles  lacunes face au changement de rythme scolaire ? Des associations pour la petite enfance, c’est beaucoup d’exigences légales compréhensibles quant à la sécurité, un accroissement de responsabilités pour des bénévoles.

Des associations c’est vague, associations loi de 1901, à but lucratif ou non, pour quel projet pédagogique, quel éveil ?

 

Combien de fois a-t-on entendu dire lors de conseils municipaux villemuriens qu’il y avait beaucoup d’associations, que le tissu associatif était riche et porteur mais qu’il était difficile tant au niveau des locaux que des finances de satisfaire tout le monde.

 

  • L’accès internet à haut débit est sollicité depuis longtemps.

Sous l’action citoyenne des avancées sont en cours. Pendant combien d’années et même face à des pétitions a-t-on opposé l’impuissance des élus locaux sur le sujet.

 

  • Une piscine couverte, ceux qui ont élaboré ce questionnaire connaissent la difficulté de réalisation.

C’est une espérance qui verra peut être le jour à longue échéance. Une étude est en cours pour la réhabilitation d’une piscine existante sur le territoire, choix moins onéreux.

Cette réalisation nécessite une dynamique intercommunale et même de façon plus large au niveau du Pays Tolosan. Où se situera-t-elle cette  piscine, à Bessières ou bien plus loin… ?

 

  • Restaurants, bars, brasseries, gîtes, hôtels…

Cette question peut  présenter essentiellement un intérêt pour le développement touristique.

Nous savons la nécessité de reconsidérer et amplifier l’attractivité touristique mais la préoccupation première de nombre d’habitants est déjà de préserver l’existant dans le centre ville ?

Villemur n’est pas une exception en matière de désertification du centre ville.

La lucidité n’empêche pas de se questionner comme nous l’avons fait sur la nécessité et l’implantation du futur centre commercial Leclerc et d’un éventuel Mac Do.

Le commerce de proximité reste un vecteur de lien social à ne pas négliger.

Il y a toujours des choix à faire.  On peut s’interroger sur la volonté et la cohérence  de dynamiser le centre ville via le Tarn, le développement durable et la qualité de vie avec  l’implantation de commerces symboles de mondialisation, d’élevage intensif et de précarité de l’emploi. Voir.

 

  • Etant dans l’espérance que le Tarn sera un des fils conducteur de la régénération économique de nos territoires nous ne nous attarderons pas sur cette question que la société dite civile porte déjà au travers d’associations.

 

« Politique de la poubelle…. »

  • L’IMPERTINENCE ELLE RESIDE DANS LE FAIT D’OSER A POSTERIORI NOUS DEMANDER NOTRE AVIS SUR LE RAMASSAGE DES ORDURES MENAGERES.

Les citoyens usagers ont été tenu loin de toute décision et de toute explication.

Très loin même, il a fallu la réaction de quelques uns pour faire émerger l’information. Force est de constater que ce sont des élus socialistes qui ont initié en catimini la privatisation du ramassage des ordures au profit de Véolia

Impertinence ou provocation, car des courriers sollicitant l’amélioration de la collecte dans le centre historique de Villemur ont été adressés aux collectivités concernées et aujourd’hui certains, la rose au vent, sollicitent l’avis citoyen !!!

 

  • La question sur les avantages et prérogatives des communes et intercommunalités est « bateau ».

N’existe-t-il  pas déjà des directives et lois pour délimiter les compétences des uns et des autres ?

Nos représentants à la chambre nous entendent-ils seulement ?

Sont-ils de véritables courroies de transmission des attentes citoyennes, comme ils le prétendent ? Quel pouvoir détenons-nous ?

 

 

Sur quoi sont données déboucher les dernières questions concernant la connaissance des élus ?

Que signifie connaître ? Avoir croisé, être en capacité de rapprocher un visage d’un nom,  d’une fonction.

Nous ne connaissons pas la capacité d’ouverture vers une démocratie participative de tous les élus de Val’Aïgo. Si l’on s’en tient au vécu de la délégation du ramassage des ordures à la multinationale Véolia nous résumerons ainsi le ressenti, « nous élisons (déléguons),  ils s’approprient (le pouvoir), « socialisent les pertes » et « privatisent les bénéfices »

C’est pourtant  sur nos lieux que la démocratie doit retrouver tout son sens, sur chaque entité de chaque territoire.

Non nous ne connaissons pas nos élus, nous découvrons tous les jours que nous ne les connaissons pas du tout, nous perdons tous les jours un peu de notre naïveté.

Quand on doit lutter pour l’accès à des documents administratifs, quand il est difficile de se faire entendre, quand le silence méprisant répond à des interrogations pertinentes, quand tout projet semble ficelé d’avance,  on a tendance soit à se démobiliser, soit à redoubler d’énergie pour imposer nos droits à l’information et à la participation.

 

Beaucoup perdent confiance et là, c’est un véritable danger qui peut conduire à pendre des positions extrêmes nuisibles à notre démocratie, à notre besoin de solidarité, de cohésion. Il ne faut pas feindre l’étonnement ni rejeter la faute sur d’autres. Il faut se reconsidérer, remettre en question la distance existante entre des discours et des actes, entre une démocratie portée haut verbalement et démentie sur le terrain. Il faut créer les conditions de développement de la citoyenneté, encourager l’expression de tous même si elle est maladroite, l’important est qu’elle existe, qu’on crée la capacité de dialoguer sans crainte.

 

Nous approchons de dates fatidiques tant au niveau local que Européen, alors, chers candidats et candidates socialistes, affirmez autrement que par des questionnaires dénués d’intérêt vos prises de position.

 

Expliquez nous clairement, pourquoi vous vous  engagez au niveau de Villemur à perpétuer une politique qui a muselé depuis trop longtemps l’expression démocratique. Avez-vous encore l’illusion en étant minoritaires de faire  évoluer positivement les choses ?  Êtes-vous prêts à vous dissocier de l’équipe si des mesures  irrespectueuses de l’intérêt général sont envisagées ? Pourquoi avoir écarté l’idée de conduire une liste des forces de gauche et citoyennes locales ?

 

Vous partez avec un énorme handicap parce que vos silences ont souvent été plus éloquents que vos prises de position.

L’expression socialiste même si on peut nous répondre que la période  électorale en est à ses balbutiements ne peut se satisfaire de ce questionnaire  auquel vous pouvez apporter par vous-même les réponses si tant est que vous ayez entendu le malaise local ambiant, de ce questionnaire qui laisse, avec les électeurs de gauche, sans voix et sans voie.

 

Marie-Gabrielle Gimenez

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog