Dans la nuit une étoile…
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Au revoir MADIBA, tu es rentré chez toi
C’est la belle formule utilisée là-bas.
Au pays où unis on célèbre ta foi,
Ta force et la ferveur mise dans tes combats.
Tu savais qu’à ta mort, on louerai ton action.
Tu n’avais rien à faire des honneurs en légion.
Simplement tu voulais en humble démocrate,
Que nous ne fassions qu’un, qu’on cesse de se battre
Et faire que les hommes de toutes les couleurs
Conçoivent en sagesse comme est grand le malheur
De combattre et juger au nom des différences
Les semblables qui vivent en de mêmes souffrances.
Même sans illusion tu pleurerais peut être
Tout comme nous pleurons,
De te savoir victime de récupération
Par des êtres malsains en proie à leurs démons.
C’est sans aucun scrupule, reprenant la recette
Qu’ils prônent le racisme et la ségrégation.
La dignité, l’honneur on ne peut bafouer
En prononçant ton nom ils devraient méditer.
Sans te dire prophète de l’amour du prochain
C’est bien ce souvenir qu’il nous faut cultiver.
Peu importe où on nait, peu importe la race
A ta suite allons et marchons pleins d’entrain.
Tes idées défendons en nous montrant tenaces.
Vingt sept ans de prison n’ont pas pu te changer.
La haine, la rancœur, la revanche mêlées
Ne sont pas parvenues à ton cœur pénétrer.
Là haut tu es parti mais que puisse ton nom
A lui seul amener les hommes à la raison
Qu’ils comprennent enfin que nous sommes tous frères
Que sur tout continent on mette fin aux guerres.
Donne-nous le courage pour porter tes idées,
Pour combattre les outrages à la fraternité.
Pour dire haut et fort face à l’adversité,
Même sans MANDELA survivront ses projets.
En cette époque trouble que ta philosophie
Guide les pas des hommes pour célébrer la vie.
Marie-Gabrielle Gimenez

