Qu’auriez vous dit Monsieur Léon ?
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Quarante-huit ans à la tête des villemuriens,
Convenons en, ce n’est pas rien.
Qu’auriez-vous dit homme lettré
Aux quinquagénaires zélés,
Qui aujourd’hui par vaux, par monts,
Par voie de presse et sans violon,
Dénoncent les âges avancés
Des prétendants qu’ils pensent usés.
Sont-ils à ce point démunis
D’argumentaires plus construits ?
La vieillesse resterait un naufrage,
Mais cette image est d’un autre âge !
Quel est celui des patriarches,
Qu’on congratule, qu’on s’arrache,
Dont on se vante avoir l’appui
Pour construire entre bons amis
Et les collèges et les ronds-points
Des belles villes de demain ?
Le respect ne serait utile
Que si l’on s’adresse à des « huiles » !
Toute considération par ailleurs,
Ne pourrait émaner que du cœur.
Quand seul cerveau mène la danse
Les sentiments sont en errance.
Certains affirment, ils ont tort,
De considérer sans remord,
Que gens utiles par le passé,
De par leur âge sont surannés
D’autres trouvent tout normal.
De la jeunesse, c’est primordial !
Si la vertu en politique
N’était affaire que de physique,
Nous aurions prestes solutions
Pour améliorer nos nations.
Serait-ce en tuant les pères
Qu’on rend un pays plus prospère ?
Pas question ici de défendre
Pierre, Claude ou bien Cassandre
C’est le principe qui horripile.
Serions-nous des gérontophiles ?
Le renouveau indispensable
N’exonère pas d’être aimable.
Peut-être un jour serons victimes
Ceux qui nous prônent le jeunisme.
Il est des notions très basiques,
A toujours mettre en pratique.
Le respect certes en fait partie,
C’est regrettable quand on l’oublie.
Qu’auriez vous dit Monsieur Léon ?
Que ce sont la viles façons ?
Marie-Gabrielle Gimenez
