Bonjour Monsieur Olivier
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Votre commentaire sur ce blog nécessite une réponse.
Vous vous êtes demandé en lisant nos articles si ces derniers tenaient d’une seule animosité envers le Premier magistrat et son équipe ou au contraire s’ils portaient le vécu de nombre de citoyens villemuriens ?
Tout un chacun peut déposer des commentaires sur ce blog et dans la mesure où ils ne sont pas infamants ils sont publiés. Cela pour dire que toute personne qui se sent injustement mise en cause peut réagir.
Ce blog est né en 2009 d’inquiétudes qui se faisaient jour, nous ne nous sommes jamais cachés d’avoir le cœur à gauche, et il nous semblait que l’équipe pour laquelle nous avions voté ne s’affirmait pas comme telle contrairement à ce que la campagne électorale avait laissé supposer.
Entre autre, l’ouverture prônée vers une démocratie participative tardait à montrer le bout de son nez, nous avons souhaité réagir par un moyen moderne de communication.
Il n’est pas question dans ce blog de lutter contre un homme mais plutôt contre un mode de fonctionnement hérité de la nuit des temps. Ce support fait part de ressentis partagés, dénonce ce qui semble être des dérives confiscatoires de la démocratie. Par conséquent, certaines pratiques des élus (es) se retrouvent à l’occasion en ligne de mire. Ces derniers choisissent en conscience politique de gérer la ville avec les conséquences éventuelles -positives ou négatives- que cela peut engendrer. La privatisation du ramassage des ordures ménagères avec ses conséquences en reste un des exemples les plus saillants
Reste à savoir si la décision prise se veut la résultante d’un véritable travail de concertation au sein de toute une équipe où issue du diktat d’une seule personne ? Cette dernière hypothèse soulèverait bien d’autres interrogations.
Au cours de ce mandat un adjoint à été démissionné de son poste, les citoyens (nes) n’en ont pas connu les raisons, il a été peu soutenu à l’époque par ses colistiers. Récemment une autre adjointe à été démissionnée, il y eut un peu plus de solidarité envers elle ; même si cette dernière, tête de liste d’une liste opposée, aurait du affirmer ses choix en amont de cette décision.
D’autres élus se sentant congédiés parce que trop âgés osent à présent la parole. Qu’est-ce qui les empêchait de s’exprimer avant ?
Un cas similaire s’est produit sur une autre commune de notre intercommunalité, à savoir Bessières.
En démocratie tout un chacun a le droit de s’exprimer avec ses mots, son caractère, sa sensibilité, ses convictions philosophiques/politiques. Dans le cas contraire, cela tient du potentat.
L’ensemble des équipes sortantes et candidates devraient elles aussi s’interroger, ont-elles fait les bons choix ? Ont-elles respecté une directive ou agi en leur âme et conscience ? Quelle représentation possèdent-elles de leur fonction, du pouvoir délégataire, du rapport à l’argent ? Ces représentations se trouvent elles en adéquation réelle avec l’idéal républicain de la souveraineté populaire ?
Autre réflexion, si les élus tant de la majorité que de l’opposition avaient en maintes occasions affirmés leurs convictions en portant le débat sur des choix essentiels pour le devenir de ce territoire ce blog citoyen aurait peut être moins ressenti le besoin de s’exprimer. L’appel à été souvent lancé dans nombre d’articles.
Aujourd’hui, à l’approche des périodes électorales, des langues se délient, des bruits courent, il est indispensable que les faits soient publiquement énoncés et que les personnes concernées puissent répondre dans la dignité, appuyées par des arguments concrets. C’est cela que tout démocrate doit attendre.
Quelle est la vérité de ce PLU, qu’en est-il du collège, du centre commercial, est-il exact que pour figurer sur une liste il faille signer un engagement à ne pas s’opposer publiquement à la décision de la « tête de liste», etc. ?
La transparence est gage de concertation, elle permet de mieux cerner le possible de l’impossible.
Tout un chacun possède sa part de responsabilité individuelle et collective dans la régression ou le développement de tout système. Il revient aux citoyens (nes) de faire élever le débat y compris dans un système a priori cadenassé. Bien entendu, s’il semblerait incongru de demander à un élu de transgresser des textes ou des lois auxquelles il doit se plier, il n’en demeure pas moins possible dans un premier temps de trouver des marges de manœuvres, dans un second de dénoncer des textes « liberticides », dans un troisième temps de contester avec les associations d’élus et les citoyens (nes) des choix déraisonnables quant au devenir de la démocratie et du développement des territoires – à l’instar du désengagement financier de l’Etat-. Un élu local c’est vrai ne peut pas tout faire, notre maire sortant le clame souvent et avec raison.
Par contre quand des personnes briguent un mandat pour un poste difficile, un poste plein de contraintes, d’aléas pas toujours maitrisables elles se doivent de ne pas privatiser l’information, de la donner avec tous les tenants et aboutissants. La démocratie c’est cela. En prenant le pari de la faire vivre non seulement ces personnes inspireront le respect mais elles permettront d’ouvrir les champs des possibles et par conséquent de changer en vérité la vie.
Les citoyens (nes) ne se veulent pas des marionnettes pas plus qu’ils entendent devenir stupides, il ne sert à rien de promettre des choses en sachant qu’elles sont irréalisables. Ces arrangements avec la vérité participent au découragement citoyen, poussent au « tous pareil » grandement préjudiciable à notre République.
Voilà Monsieur Olivier quelques réflexions en réponse à votre commentaire.
Pour finir nous citerons l’auteur de l’œuvre « Les Hommes de Bonne Volonté » Jules Romain.
Il à écrit : « Une démocratie, c’est d’abord une façon de vivre où les gens osent se communiquer les choses importantes, toutes les choses importantes, où ils se sentent le droit de parler comme des adultes, et non comme des enfants dissimulés »
Souhaitons que durant les quelques jours qui restent avant le vote tout un chacun se conduira en adulte et non en enfant dissimulé.
