QUAND LE POISSON D’AVRIL S'AVARIE
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ELECTIONS LOCALES :
QUAND LE POISSON D’AVRIL S'AVARIE
par Jean Philippe Tizon
Le détournement du Tarn serait-il une hypothèse viable avec son corollaire de déplacements des ponts et de la délocalisation du centre ville ? En voilà un poisson humoristique pour contourner le plan de prévention pour les risques d'inondation (PPRI). D'autres rumeurs aussi cocasses circulent à propos de la suppression de la délivrance des repas des « Paniers » pour les récipiendaires, ou de la suppression de toute politique culturelle si une liste venait aux affaires. Quelque soit les listes élues, le ciel devrait également tomber sur la tête des gaulois (ses) dès lundi matin.
Une campagne électorale reste un exercice difficile où la raison doit dominer la passion sans l 'annihiler, où le respect de l'autre doit primer sur les rancœurs, où l'écoute des citoyens demande de posséder un brin d'empathie et une capacité d'accueillir l’autre , ce sans juger ou maugréer.
Bref une telle démarche tient du sacerdoce autrement il vaut mieux s'abstenir. A cela, devraientts'ajouter des convictions politiques, démocratiques et républicaines fortes. Si ces éléments sont réunis l'ensemble des candidats conduisent alors une campagne qui ne peut que valoriser la vie citoyenne d'une collectivité.
La fatigue, l'inquiétude, peuvent amener à certains dérapages peu convenables. En ce temps d'abstention chronique, de « progression» du Bleu Marine et du désengagement croissant des personnes de la vie associative de tels « 1e Avril/rumeurs »ne font qu'acroître la défiance vis à vis des valeurs républicaines et des élus délégataires.
La démocratie mérite mieux qu'un climat psychique de guerre civile, de coup bas, de rumeurs organisées ou non. La démocratie est notre bien commun. L'oublier revient à ouvrir la porte à bien des aventures.
Lundi matin sera un nouveau jour pour tout le monde, pour les électeurs, pour les « gagnants », comme pour les « perdants » sur fond de crise politique avec la Russie, de guerre en Syrie, de crises économiques/politiques, de poussée de la misère et de croissance exponentielle du nombre de millionnaires et de milliards en ce bas monde. Un nouveau jour où les citoyens devront continuer à s'approprier la chose publique en général en jouant le contre pouvoir qui leur est dévolu s’ils ne veulent pas voir s’installer de puissants féodalismes.
Finissons par un clin d’œil, histoire d'agrémenter les dernières heures de campagne : Saviez vous que le Mardi 1 avril sera repoussé à l'année prochaine pour cause d'économie budgétaire ? Rumeur ou poisson ?
