D’échos en échos … que vive la transparence !
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Le journal de la municipalité « Les échos n° 1 » n’apporte que peu de réponses à quelques questions citoyennes. Il constitue un bel album photos permettant à chacun d’identifier nos élus et surtout leurs fonctions et ce jusqu’à la sphère intercommunale.
Relevons au passage la volonté de proximité des élus de quartier qui mettent à disposition leurs numéros de téléphone.
Ceux qui attendaient et espéraient une réponse claire sur les raisons pour lesquelles notre actuel maire à opté pour la présidence de deux syndicats cumulée avec ses fonctions de Conseiller Général, de premier magistrat et de président de l’intercommunalité se sont donc retrouvés déçus.
Heureusement, la minorité veille…
L’espace qui lui est dédié dans le journal municipal livre des inquiétudes et revendique la transparence sur le sujet du cumul tout en constatant « Les élus passent mais les problèmes demeurent »
Triste constat pour l’équipe il y a peu encore aux manettes mais heureuse résurrection de notions que l’appartenance à la majorité avait faites oublier.
C’est lors du conseil de ce 28 juillet, devant une assistance de plus en plus nombreuse que Monsieur Dumoulin s’est donc expliqué après avoir fait part des problèmes techniques ayant retardé la parution du journal municipal.
Sa vérité.
Le « grand cumulard » qu’il est avait fait deux propositions actées dans les PV intercommunaux des syndicats concernés.
Il avait été décidé de proposer pour le syndicat d’irrigation agricole la candidature de madame Agnès Prégno qui occupant des fonctions dans le milieu semblait toute désignée.
L’assemblée aurait, compte tenu de la « nécessité impérieuse » d’interagir rapidement sur des dossiers en cours préféré sa candidature à lui.
Deux postes de vice-présidents opérationnels ont donc été créés au sein du syndicat et afin de ne pas impacter à la hausse les sommes dédiées à l’entité, monsieur le maire dit avoir baissé son indemnité de Président pour le SIAH.
Il en est de même pour le syndicat du PAR.
En considération de la technicité du poste, le choix d’un collègue s’était imposé d’autant que la candidature de l’ancien titulaire était contestée par la majorité des conseillers. Devant la tournure polémiste et la virulence des propos tenus, Monsieur Dumoulin dit avoir assumé ses responsabilités en se présentant à la présidence. Le même choix que précédemment à été mis en place tant au niveau vice-présidence qu’indemnités.
« La minorité nous accuse poursuit monsieur le maire d’avoir augmenté de 7% la masse des indemnités reversées aux élus. Toutes les indemnités sont à géométrie variable et ne sont pas royales, des efforts conséquents ont été consentis », monsieur le maire rappelle que son indemnité personnelle est de 300euros inférieure à celle du maire précédent.
Monsieur Dumoulin redit la décision de l’équipe d’investir la mairie, de remplir les missions et d’accueillir le public en étant des élus de proximité. C’est un choix qui engage certains élus salariés et il les remercie d’autant que pour quelques uns il y a un manque à gagner en étant élus.
Monsieur le maire estime que lui et son équipe n’ont pas de leçon à recevoir « Je suis un maire à plein temps alors que précédemment deux jours seulement dans la semaine étaient réservés au maire, moi j’y suis tous les jours.»
Monsieur le maire refuse tout procès d’intention et poursuit sur un second point, mis en cause par la minorité, en abordant le devenir de la culture à Villemur .
Au niveau de la culture.
Monsieur Dumoulin évoque ceux qui ont le monopole du « savoir faire culturel et social » alors que les autres sont des « ânes bâtés ». Il poursuit en affirmant la chance de vivre, que ce soit dans l’assemblée ou au sein de son groupe, « une diversité culturelle et sociale » qui éloigne de toute logique partisane.
Concernant la culture, monsieur le maire aurait pu répondre à certaines espérances et tout stopper à Villemur. Bien au contraire, il est aujourd’hui confirmé que la culture est source de développement et de résurrection sur ce territoire. Il rejette toute critique quant aux subventions allouées aux associations, pour lui « elles ne méritent pas de jugement négatif ».
Avec monsieur Daniel Boisard qu’il remercie pour son travail ils ont rencontré la DRAC qui a décidé d’octroyer à Villemur à travers l’intercommunalité une subvention de 15 000 euros annuel sur trois ans.
Le projet à visée intergénérationnelle et surtout inter sociale sera managé par une association pilote. Tout cela se veut synonyme de la volonté d’engagement et de la volonté politique que l’équipe a de faire vivre ce territoire au travers de la mixité culturelle.
Pour monsieur le maire la culture « qu’elle soit populaire ou festive revêt une importance capitale ». Il évoque alors les différentes expositions passées et récentes et remercie tous les organisateurs en rappelant tout de même la loyauté de la municipalité actuelle vis-à-vis de ces manifestations. « Avant de tirer à boulets rouges on ferait bien de balayer devant sa porte. »
Monsieur Dumoulin se veut prêt à travailler avec tout ceux qui voudront jouer le jeu mais se refuse à passer son temps à se bagarrer ;
Il souhaite que tous travaillent en amont avec une vraie volonté de réflexion collective mais à la condition que le débat se situe à un niveau plus élevé.
« Les projets émanent d’un travail collectif et non du chapeau du maire ou de la volonté d’un adjoint, le débat démocratique et l’expression citoyenne publique doivent avoir lieu et c’est tant mieux si ça permet de faire avancer Villemur »
« Pas question de cultiver la haine, il y en avait avant quand vous étiez aux affaires, il y en a encore plus maintenant que vous n’y êtes plus. »
« Je veux bien être conciliant mais on ne va pas pouvoir travailler comme cela encore très longtemps, c’est quelque chose qui peut toucher le moral des villemuriens qui n’ont pas besoin de ça. »
La stratégie sera expliquée au tissu associatif qui pour monsieur le maire est mobilisé, lors de la réunion de septembre avec mise au clair des positions municipales.
Il conclue avant de passer à l’ordre du jour en disant que s’ils souhaitent l’interpeller, les élus de l’opposition pourront le faire en fin de séance.
Cette prise de parole apparemment libératrice d’une colère contenue n’a pas trouvé d’échos argumentés de la part de la minorité en fin de conseil pour démonter sa vérité. Conclusion…
Le cumul des mandats reste un problème pour notre démocratie mais il est l’apanage de nombreux élus de tous bords. Ceci n’est pas une raison pour l’excuser et les citoyens restent libres de leur appréciation.
