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"Les villemuriens à Verdun" Conférence le Mardi 26 Août

Deuxième conférence pendant la durée de l’exposition « Les Villemuriens pendant la Grande Guerre ».

Cette conférence « les Villemuriens à Verdun » présentée par M. Jean-Claude François membre de l’A.V.H. se tiendra aux Greniers du Roy le mardi 26 août à 21h salle du 1er étage. Un rafraichissement sera offert après l’exposé.

Résumé du thème de la soirée :

S’ils furent de tous les combats de la Grande Guerre, les villemuriens étaient aussi à Verdun, et bon nombre d’entre eux y sont « montés » comme on disait alors. D’ailleurs deux tiers des combattants français combattirent à Verdun, acheminés nuit et jour par la noria organisée sur la Voie Sacrée.

Dix-sept de nos compatriotes sont morts entre 1916 et 1918 à Verdun et ses environs, onze pour la seule bataille de 1916, des dizaines ont été blessés, certains reposent à jamais en terre meusienne, dont trois dans la nécropole nationale de Douaumont. Dans leur correspondance ils nous racontent toute l’horreur de cette bataille....

Verdun ne fut pas choisi par hasard par les stratèges allemands qui préparèrent minutieusement leur affaire. Dès la fin 1915, Falkenhayn, général en chef de l’armée allemande parle de « saigner à blanc » l’armée française. Son choix se porte sur Verdun qui forme une hernie dans le front ouest qui court de la Mer du Nord à la Suisse. Du côté français, on doute jusqu’au dernier moment, incrédules sur l’éventualité d’une bataille, malgré des signes avant coureurs inquiétants.

Dès le 21 février 1916, début des combats, la bataille de Verdun a acquis une renommée mondiale. Elle devient en quelques semaines le symbole du courage et des souffrances du poilu de Verdun qui résiste sous un déluge de fer et de feu, le colonel Driant et ses chasseurs du Bois des Caures en sont les premiers héros.

Un seul mot d’ordre court le long des lignes françaises : « Ils ne passeront pas ! » Moins nombreux, moins biens armés ils tiennent coûte que coûte pendant les 300 jours et 300 nuits que dure la bataille. Le sort du pays était entre leurs mains et la bataille de Verdun devint la bataille de la France.

« Verdun, j’y étais ! » affirment, avec un mélange de fierté et d’horreur rétrospective, les poilus qui en sont revenus. Plus que Pétain ou Nivelle, ce sont eux, les poilus, les véritables vainqueurs de Verdun, de cette bataille qui fit plus de 300.000 morts et 800.000 blessés, une des plus grandes tueries de la guerre.

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