Nous nous sommes tant aimés…
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Chère Valérie,
Mais qu’est qui vous a pris à vous journaliste politique ?
N’avez-vous donc pas d’amis pour vous offrir une épaule compréhensive et des conseils ?
L’écriture est un bon exutoire mais mieux vaut déchirer, brûler ses écrits ou les conserver bien secrets pour en rire plus tard quand la tristesse sera passée.
Personne pour vous guider ou trop de hargne pour que vous entendiez. Alors voilà, votre malheureuse vengeance, votre prose acerbe sont dans la presse.
Votre livre connaitra sûrement un succès fou, les devises iront peut être à quelque association caritative trop besogneuse pour s’inquiéter de la provenance. Si vous gardez l’argent aura t’il au moins le pouvoir d’apaiser votre grande douleur.
Nombreux seront les lecteurs qui se délecteront de croustillantes anecdotes mettant à nu notre président, président de la France.
Qui va sortir gagnant de cette histoire ? Pas lui bien sûr qui n’a déjà pas l’image d’un Don Juan et fait partie de ces éléphants du PS qui on le sait trompent énormément.
Certains, trop contents de prendre pour argent comptant ce que vous affirmez disserteront politiquement sur les découvertes promises par le livre, le caractère du président, sa moralité ou son peu de morale vont êtres passés au crible même hors de nos frontières.
Votre œuvre ne vous grandira pas non plus. Pourquoi seriez-vous à plaindre, vous plus qu’une autre. Combien d’épouses et de compagnes dont les déboires ne font pas la « une » vivent semblables situations.
Ségo doit bien rire sous cape, elle qui a subi avec une certaine dignité, elle qui connait bien son François…
Avez-vous seulement réfléchi aux conséquences de vos écrits, non seulement pour lui mais aussi pour vous-même et votre entourage ?
Et au-delà pour notre pays. Ses électeurs ont déjà compris que François avait cocufié la gauche, il faudra dorénavant mieux lire l’étiquette, et encore la provenance n’est pas vraiment certifiée.
La droite bien qu’elle n’en ait pas trop les moyens va se gausser d’une telle affaire.
Au-delà de ces considérations notre pays traverse une situation difficile au niveau international et nous n’avions pas besoin de votre contribution peu flatteuse pour mieux friser le ridicule.
Vous m’excuserez Valérie, je n’achèterai pas votre chef d’œuvre.
Vous avez bien sûr droit à la liberté d’expression, je n’ai pas d’affection particulière pour François et guère d’illusions sur les hommes politiques en général. Par contre j’ai beaucoup d’inquiétudes sur bien des sujets dont vous ne faites pas partie.
Trop de personnes dont des enfants, victimes de la guerre, victimes de la pauvreté, victimes de l’inconscience humaine et même de la perversité. Cela peut paraître lointain mais sur notre territoire il y a bien assez de détresse pour que soit occultée celle d’une dame sûrement meurtrie par une malheureuse histoire d’amour.
Alors assumez bien vos écrits Valérie, nous sans y être pour rien devrons peut-être aussi assumer.
Une « sans-dent1 » qui n’aura pas l’impudeur de sourire.
- d’après les journalistes qui ont eu connaissance du livre notre président appellerait selon l’auteur, les pauvres, les « sans-dent ».
