Les ailes brisées...
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Rétrospective
En cet été 2014, période propice aux coups fourrés, l’Etat décide de vendre une partie de sa participation dans le capital de l’aéroport Toulousain situé à Blagnac, soit 49,99% des 60% détenus.
Suite à cette décision, les actions seraient ainsi réparties, Etat, 10,01% Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) 25%, Conseil Régional, Général et Toulouse métropole 15%.
Portée par le vent d’automne s’élève la polémique.
Que va décider le nouvel actionnaire pour l’accès d’AIRBUS aux infrastructures ?
Manuel Valls garantit que 100 ha de terrain sur l’aéroport seront réservés à Airbus à des conditions avantageuses et ce jusqu’a 2070. Comment le croire ?
Trois gros porteurs.
VINCI, Aéroport De Paris (ADP) et un groupe canadien, SNC Lavallin (qui gère l’aéroport Francazal) associé à deux consortiums chinois. L’équipe sino canadienne offrirait 20%de plus que les autres et souhaiterait transformer Blagnac en HUB. Cela rappelle une lutte à de nombreux habitants de notre secteur. Un HUB était prévu sur le Frontonnais, il faut savoir qu’il consiste en une plate-forme aéroportuaire qui permet aux passagers de changer rapidement et facilement de vol.
Les divers prétendants à l’acquisition des 49,99% de parts sont en ce mois de novembre auditionnés par les actionnaires.
Du plomb dans l’aile…
Une rumeur fait état de la situation du groupe canadien nommé ci dessus qui serait en « délicatesse » avec la banque mondiale et mêlé à des affaires de corruption.
Le groupe chinois Friedman Pacific Investment Group, FPIG disposerait d’une
Participation directe dans la China Aircraft Leasing Company, CALC, enregistrée dans le paradis fiscal des iles Caïman.
Cette entreprise louerait des avions à des compagnies aériennes, bien sûr.
Caïman pas scandaleux…
Une autre possibilité tombée du ciel…
Pas vraiment tombée du ciel mais construite. Le site participatif WISED prend l’affaire au vol et rassemble très rapidement 4,5 millions d’euros de promesses. Avec 10à 15 millions d’euros il y aurait possibilité de racheter 10% du capital. Cela assurerait une majorité aux structures publiques donc au bon peuple…
Mais il faut aller vite, enfin parait-il, difficile de prendre un avion en vol…
Franchir le mur du …
Au-delà de la vente d’un bijou de famille, l’aéroport est rentable, son chiffre d’affaire annuel est de 117millions d’euros pour 7,5 millions de passagers, qui s’inquiète de la réaction d’AIRBUS ? Certainement les 80 000employés régionaux.
Qui dit que l’avionneur ne craindra pas la proximité et l’espionnage, qui dit qu’il acceptera les propositions s’il vient à y avoir des contraintes financières supplémentaires. Qui assure qu’il ne volera pas vers d’autres territoires ?
C’est un marché de dupes…
Celui qui exprime sa colère, c’est Monsieur Jean-Louis Chauzy, Président du Conseil Economique, Social et Environnemental Régional.
Il demande la suspension de la procédure avec modifications du cahier des charges et dispositions sécurisantes pour les industriels, les personnels et les collectivités. Parmi les conditions la signature d’un bail emphytéotique pour les terrains loués à la société Airbus.
Ca vole bas…
Des accords de confidentialité ont été signés sur le sujet, Monsieur Moudenc Président du Grand Toulouse s’élève contre le procès fait aux acquéreurs chinois et semble trouver toute inquiétude peu raisonnable injustfiées. Qu’en pense la société Air-France ?
A quoi servent les rapports de la cour des comptes qui sur un autre registre déplorait les cessions d’autoroutes rentables au privé.
Il faudrait que l’on explique aux citoyens la légitimité de travailler à un traité transatlantique (GMT ou TAFTA) soit disant constitué pour être une force face aux puissances économiques montantes comme la Chine, si on vend morceau après morceau notre patrimoine à ces mêmes capitalistes chinois.
Souvenirs souvenirs…
Un ouvrage d’Alain Peyrefitte avait pour titre « Quand la Chine s’éveillera »
Elle est réveillée depuis longtemps, nos politiques eux tentent d’endormir les citoyens sous de fallacieux prétextes avec des actes bien réels.
Il serait temps de s’opposer à la braderie de notre patrimoine.
N’oublions pas le cri lancé par Stéphane Hessel. « Indignez-vous »
La France n’appartient pas à ceux qui ont reçu mandat pour la diriger, un seul homme détiendrait-il le pouvoir de dire oui ou non, est ce cela la démocratie ?
Marie-Gabrielle Gimenez
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Privatisation de l'aéroport de Toulouse-Blagnac : libéralisme quand tu nous tiens...
Le gouvernement a décidé, sans concertation, de vendre les aéroports, autrement dit de privatiser de grands équipements construits avec l'argent public et qui sont des éléments stratégiques ...
