BRUSSON ne peut disparaitre…
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Surtout ne pas réagir sous le coup de l’émotion, de la tristesse éprouvée à l’annonce du désastre.
Penser avec compassion aux quelques employés qui restent, a leur situation déjà fortement précarisée.
Triste Noël que ce Noël 2014 à la veille duquel une partie des bâtiments Brusson a été victime d’un incendie, infrastructures ainsi qualifiées : «L'un des derniers patrimoines industriels typiques de Midi-Pyrénées, et sans doute l'un des plus beaux » s'est exclamé un jour un Conservateur de la direction régionale des affaires culturelles (DRAC) en visitant les anciens établissements Brusson. Il faut dire qu'ils en jettent ces 15 OOOM² de bâtiments tout en briques, avec des structures métalliques style Eiffel, se donnant des allures à la fois de cathédrale, de cour carrée du Louvre et de musée d'Orsay. (La dépêche du midi)
Pas de perte humaine, heureusement.
Pointer du doigt des incapacités, des erreurs, des manquements, des leurres, oui certainement mais lesquels ?
Retour sur le vécu…
En juin 1999 l’entreprise Brusson, fleuron de l’économie villemurienne depuis 1872 voit sa situation se dégrader et dépose son bilan. Entre les deux guerres Brusson c’était 600 employés. La « Financière Villemur » reprend l’entreprise, 45 emplois sur les 84 restants seront supprimés. La marque « cheveux d’ange » passée aux mains de Panzani depuis 1971 est toujours produite sur place.
En dix ans…
En 2004, début décembre, il est permis de croire au père noël. En effet, la « Financière Villemur » fait part de son intention de déménager vers des bâtiments neufs situés à Pechnauquié, ceux de la « Centrale des affaires », l’entreprise envisage même de s’étendre.
Comme le retranscrit la dépêche de l’époque, tout le monde se félicite de cette renaissance.
La bonne nouvelle économique qu'espérait pouvoir annoncer le maire, Jacques Fauré, d'ici la fin de l'année, vient d'arriver (Dépêche du 21 décembre2004)…
« La Financière Villemur fabrique toujours sous la marque « Brusson », mais qu'elle a un peu relookée et modernisée. La gamme des produits s'est aussi étendue : les mini-toasts, les pains grillés et braisés, les pains bio et non bio, les pains de mie côtoient dorénavant les célèbres « cheveux d'ange », les pâtes alimentaires qui ont fait la renommée internationale de Brusson. Par ailleurs, la Financière Villemur fait également de la sous-traitance, notamment pour le groupe OGA (biscottes…).
La mairie a été très réactive, très efficace, c'est ce qui a permis la faisabilité de ce projet », soulignent les dirigeants de Financière Villemur. « Nous remercions le maire et en particulier son directeur général, Y.Bolognini, qui a su faire rencontrer les bonnes personnes au bon moment pour décider vite ».
Jacques Fauré précise que l'entreprise au mois de juin lui avait fait savoir qu'elle devait, pour des raisons de mise aux normes, «produire ailleurs que là où elle se trouve, et qu'elle recherchait en urgence des bâtiments immédiatement fonctionnels». Toulouse et des communes avoisinantes lui avaient à ce jour déjà fait des avances.
Le maire ajoute: «Les bâtiments commerciaux qui étaient en vente à Pechnauquié les intéressaient mais des acheteurs étaient déjà sur les rangs à des prix mirobolants ; nous avons travaillé tout cet été, en toute discrétion, pour faire en sorte que ces locaux soient revendus en priorité à Brusson et à un prix qui satisfait tout le monde ; nous avons facilité le montage technique, juridique et financier du projet ». Rappelons que Brusson, c'est près de 40 emplois sauvés, et des emplois supplémentaires qui seront créés.
C'est aussi un nom et un patrimoine auxquels les Villemuriens restent affectivement très attachés.
Quelques mois après dans le même journal le maire s’exprime ainsi sur le devenir de l’entreprise et des friches Brusson.
« Où en est-on de la biscuiterie Brusson ?
Nous ne pouvions bien évidemment laisser disparaître ce patrimoine. Aujourd'hui, la quarantaine d'emplois sont sauvés, les friches aussi que nous avons rachetées (3 ha en plein centre-ville).
L'entreprise sera reconstruite en plus grand et en plus moderne sur la ZA de Pechnauquié (déménagement cet été).
En lieu et place, on voudrait faire une ludothèque, un espace ados, une maison des associations... Bref, tout pour le Villemurien de 0 à 99 ans. Déjà, la minoterie Brusson abrite des logements… »
Rappelons que jusqu’en juin 2001 les lieux avaient abrités le musée Khombol et l’artiste Driss Sans Arcizet qui occupait avec son atelier une partie des locaux désaffectés de l’autre coté de la rue avant que la mairie ne se porte acquéreur des bâtiments. Nombre de villemuriens ont visité son musée.
Hélas, le 4 juillet 2006, l’ambiance est à la morosité. Les villemuriens ne sont qu’au début de leurs épreuves, il est alors expliqué qu’une collectivité ne peut pas tout faire même si elle s’y engage. Elle peut aider, accompagner…
Question posée à Jacques Fauré, maire de Villemur-sur-Tarn
« Votre réaction face à la crise que traverse actuellement l'entreprise Brusson ?
Une grande tristesse d'autant que l'entreprise, après une année très difficile, avait repris des couleurs avec un carnet de commandes bien garni.
Le projet de délocalisation sur la zone de Pechnauquié était pourtant prometteur ?
Oui. Brusson avait signé le bail commercial en mars 2005 pour louer deux bâtiments et honorait jusqu'à présent ses loyers. L'entreprise avait entrepris des premiers aménagements avec la pose de silos neufs... L'entreprise avait aussi déposé et obtenu un permis en janvier dernier pour la construction d'un troisième bâtiment ; des commerciaux avaient été recrutés pour augmenter le chiffre des ventes. Tout se déroulait normalement, même si depuis ces six derniers mois, des sources d'inquiétudes se sont manifestées...
Pourquoi alors ce coup d'arrêt ?
Brusson a fini l'année 2005 dans le rouge. Un des ses plus gros clients les a ''plantés'' abusivement ; 20 à 30 % de marchés en moins et du matériel neuf acheté en pure perte (l'entreprise vient ces jours derniers de gagner son procès en indemnité mais le mal a été fait) ! Ensuite, l'actionnaire principal qui devait investir dans le nouveau projet s'est retiré. Tous les efforts pour trouver d'autres repreneurs capables à la fois d'éponger les pertes et surtout d'investir 3 à 4 millions d'euros pour moderniser l'outil se sont jusqu'à ce jour révélés vains…
En 2006, c’est le dépôt de bilan, l’entreprise survit sous le nom de « La mie Occitane », il n’y a plus que 17 salariés.
En 2008 une nouvelle équipe est élue à la mairie, lors des vœux 2009, le site Brusson est évoqué, Monsieur Boudet, nouveau maire, affirme que cette usine qui a fait la richesse de la ville doit être sauvegardée et nettoyée, que ce site doit reprendre la place qu’il occupe dans le cœur des villemuriens.
En mars 2010, des membres du Comité de Coordination pour le Développement du Bassin de vie de Villemur informés des difficultés plus qu’inquiétantes rencontrées par les employés de la mie occitane décident de se mobiliser pour les aider. Le tribunal de commerce doit décider des suites données au redressement judiciaire qui menace la société. A l’époque la situation est invraisemblable car comme le rappelle Philippe Bergeal, alors directeur de production « le chiffre d'affaires sur le pain de mie est de 200 000 euros. Les cheveux d'ange rapportent 350 000 euros par an. » La société est viable mais l’outil de production est trop vétuste.
Il faut solidariser la population et chercher des solutions. La dépêche relate ainsi l’initiative.
« À l'initiative du comité de coordination pour le développement du bassin de vie, plus de trois cents personnes avaient pris un peu de temps hier pour participer devant la mairie de Villemur-sur-Tarn à la manifestation de soutien aux employés de la « Mie Occitane» qui traversent une période difficile. Parmi eux, des habitants de Villemur, beaucoup d'anciens Molex, les maires des communes voisines des personnalités locales et régionales, toutes sensibles à la menace de fermeture qui pèse sur cette entreprise locale.
Créée en 2006 sur les décombres des usines Brusson, l'entreprise emploie aujourd'hui 17 personnes possédant un réel savoir faire et un esprit innovant. Des aléas conjoncturels dus à une augmentation conséquente du prix de la farine ont amputé le bénéfice de l'entreprise et sa trésorerie.
Les marchés existent, la structure garde la confiance de ses clients et peut sauvegarder son activité. Mais encore faut-il que les collectivités locales et territoriales puissent jouer le rôle de partenaires financiers, que la rénovation des locaux débute rapidement afin de revenir aux normes. Enfin le tribunal de commerce devra donner le 9 mars prochain un délai suffisant afin de trouver les financements privés et publics pour permettre une reprise pérenne de la structure tant en investissements productifs qu'en avance de trésorerie.
Le maire de Villemur Jean Claude Boudet, Didier Cujives président de l'agence Midi Pyrénées Expansion, se sont engagés dans leurs déclarations à apporter leurs soutiens dans toutes ces démarches et comptent sur le soutien de Martin Malvy. ».
Bien des personnes, élus, membres du comité de coordination, employés… tout le monde est à la recherche de solutions, reprise par les employés à travers une SCOP, recherche de partenariats, de repreneurs…
Une société espagnole reprend la société, c’est la naissance d’Industrie Alimentaire de Villemur, IAV. L’espoir semble renaitre.
Dépêche du 6 octobre 2010 : « Après deux mois d'été passés à restaurer les locaux, la Mie occitane, désormais appelé Industrie alimentaire de Villemur, renaît de ses cendres. Si la production de « Cheveux d'Ange » a repris une activité normale, la chaîne de fabrication des biscottes est relancée. Un mois de septembre porteur de réels espoirs pour les 17 personnes qui travaillent dans cette entreprise, avec ce lundi 4 octobre la venue sur le site du nouveau repreneur Marcos Pividal qui a confirmé son engagement sur le projet de déménagement sur la future zone intercommunale de Pechnauquié dans un avenir qu'il souhaite le plus court possible.
Satisfaction
De nombreux acteurs économiques se sont mobilisés sur ce projet : la commune, la Communauté des communes, le département, la région, dont la participation s'élève entre 20et 30% en ce qui concerne les bâtiments et les machines. Il note également que vu la vétusté des locaux actuels, ce sont les employés et leur savoir faire qui font la valeur de l'entreprise. Satisfaction du coté du maire J-C. Boudet « la commune se félicite de toute la mobilisation et la solidarité qui ont permis de retrouver un repreneur » il précise que la mairie propriétaire des locaux a fait des travaux de réfection, notamment de toiture, inscris dans la logique globale de la réhabilitation des « friches Brusson »…
Dans la lancée, le maire de Villemur annonce toujours par le biais de la dépêche en novembre 2010 :
« Nous souhaitons aussi continuer à avancer sur la grande salle de spectacles aux anciennes friches Brusson. C'est un projet lourd financièrement. Cette salle, qui pourra accueillir 400 personnes, sera également dédiée aux associations. Elle est annoncée pour 2 013. »
Hélas une fois encore, malgré toutes les projections émises jusqu’en conseil communautaire le départ de la société IAV vers la Zone d’Intérêt Régional de Pechnauquié 3 ne se fera pas et nous assisterons impuissants au déménagement d’une partie de l’outil de travail transportable vers l’Espagne. (Dépêche du 05 02 2012)
Le 14 mars de la même année un représentant du personnel exprime dans le quotidien un sentiment partagé par beaucoup. Dans un communiqué adressé à « La Dépêche du Midi »,Jacques Bortoli précise « depuis longtemps le personnel ne se fait guère d'illusion sur l'avenir du site, car nous avons compris que ce qui intéressait surtout General Bakery était la récupération des marchés, du savoir-faire et des machines, explique le représentant du personnel qui poursuit : « Je tiens à dénoncer la rumeur qui voudrait faire croire que le manque de motivation de mes camarades serait à l'origine des difficultés de l'entreprise. Ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes dans des conditions de travail souvent pitoyables ».
La société survit car la machine qui sert à fabriquer le cheveu d’ange est intransportable au-delà des frontières.( Dans la vieille bâtisse, au bout d'un escalier en bois d'une autre époque apparaît la presse-plieuse en fonte ,construite… au début du siècle. C'est en partie elle la clef du succès du cheveu d'ange extra fin. Son constructeur (local s'il vous plaît !) avait alors réussi le pari de percer 160 trous au bout d'un tuyau gros comme une pièce de deux euros. Et c'est de là que, depuis toujours, les célèbres pâtes entament leur long voyage jusqu'à nos assiettes. Sorties de la presse, elles sont séchées, posées sur des tapis puis, à la main, sont installées dans leurs boîtes elles aussi réalisées sur le site) Dépêche du 12 février 2010)
Le mauvais sort s’acharne, des vandales qui sévissent un peu partout sur le canton visitent plusieurs fois les lieux.
Une première fois la dépêche du 16 février 2013 rapporte : « Depuis trois jours, des personnes s'introduisent avec effraction dans les anciens établissements Brusson et emportent tout un tas d'objets dont certains de valeur. Jeudi, nouveau coup dur, ces individus se sont même attaqués aux locaux où travaillent les cinq employés pour y dérober les câbles électriques qui font tourner les machines. Dans d'autres pièces de l'ancienne usine Brusson, lieux souvent saccagés, les voleurs ont fait main basse sur des serrures de la fin du XIX e siècle, richement travaillées, mais aussi des objets de laboratoire tels que des balances de précision ou des bascules, des bureaux etc.…
Consternation également à la mairie où, Daniel Régis, élu à la culture très impliqué auprès du maire dans la sauvegarde de cette superbe friche industrielle, est remonté : «on est plus que désespéré de la dégradation générale des établissements Brusson mais également des biens publics dans leur ensemble. Il y a eu des vols à la poste et dernièrement le braquage de la pizzeria. Et maintenant ils volent tout ce qui reste de précieux comme souvenir de l'usine.»
«Les vols se sont accélérés depuis qu'on a commencé à fermer divers passages. Ces individus ont alors compris qu'il fallait faire vite pour nous piller…», explique Daniel Régis.
Cet épisode ne freinera cependant l'élan de la ville pour trouver un porteur de projet sur ce site. Présentée comme la plus belle friche industrielle de la région, les établissements Brusson n’attendent qu'une chose: vivre une nouvelle vie, plus axée sur les logements où la culture sans doute. Et non pas être laissés à des pilleurs contre lesquels la ville doit maintenant livrer un vrai combat.
Il y avait encore de l’espoir pour l’emploi à cette époque.
Cheveu d'ange : «des perspectives d'avenir avec le bio»
Jointe en Espagne, Carmen Moroton, assistante de direction de la société Général Backery qui exploite la fabrication du Cheveux d'Ange se disait également «très inquiète de cette situation. Il serait navrant que ces agissements viennent mettre en péril une situation qui est en train d'évoluer très favorablement quant à la pérennité de cette fabrication sur le site de Villemur. En effet, nous avons réussi à prouver tout dernièrement au tribunal la rentabilité du «Cheveu d'Ange», le plan de continuation que nous avons proposé a été accepté et devrait être signé officiellement le 23 avril prochain. Cette décision nous ouvre des perspectives d'avenir avec une production qui reste stable et qui pourrait s'élargir vers de nouveaux clients, avec une option sur une production bio».
Le 19 février suivant les dégradations reprennent, du câble électrique est dérobé, mettant en péril la production des pates, le club house du rugby est aussi visité. Monsieur Régis déclare alors vouloir stopper la fuite du patrimoine Brusson :
«Nous avons déjà déménagé des choses. On n'imagine pas les trésors qu'il y a ici. Nous avons trouvé des superbes bureaux mais surtout mis la main sur des livres exceptionnels de l'histoire de Villemur. Notre premier recensement est super. On continue à sauver ce que l'on peut. Après quoi, nous ferons expertiser le tout. Puis on vendra où l'on conservera. Mais une chose est sûre, on ne se laissera pas dépouiller »
A ce sujet espérons que les villemuriens auront un jour la possibilité de voir ces trésors certainement abrités en lieux sûrs.
Deux articles de la dépêche datant l’un du 3 février 2013 et l’autre du 29 décembre de la même année évoquent le possible devenir des friches Brusson.
L’association en question à été dissoute en décembre 2014.
Lors des derniers conseils municipaux le sort des friches Brusson a été évoqué, la responsable des monuments historique a été rencontrée par la nouvelle municipalité, la pose de panneaux photovoltaïques envisagée avec semble-t-il son accord.
Ci dessus d'un bref aperçu du vécu de la société Brusson sous ses différentes dénominations au cours des dix années écoulées.
Il est impossible de rester indifférent au devenir des friches Brusson, aujourd’hui comme hier, que l’on soit simple citoyen, élu de la majorité ou élu de la minorité, élu d’hier ou élu d’aujourd’hui.
Avec ses moyens, ce blog a comme le colibri apporté sa goutte d’eau pour tenter de sauver les emplois, sans grand succès.
A l’instar de ce vaillant petit oiseau qui s’épuise à tenter l’impossible, ce blog voudrait bien parer à d’autres retours de flammes tout aussi destructrices que celles qui ont eu raison des murs de Brusson.
Le feu n’est pas toujours un élément purificateur, il peut couver dans les rumeurs, les « on dit », les prises de position …
Pensons aux quelques employés qui restent à la fabrication du « cheveu d’ange », qu’ils puissent poursuivre l’activité.
Souhaitons que la transparence soit de mise sur les circonstances du sinistre, espérons qu’une solution autre que la destruction de ce qui est encore debout puisse être trouvée et qu’à ce sujet les éléments d’expertise des lieux soient portés à la connaissance du public…
Loin de toute querelle, de toute polémique stérile tentons de travailler à faire tel le Phénix renaitre Brusson de ses cendres.
Marie-Gabrielle Gimenez .
Quelques liens sur le blog.
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Sur le villemur infos de janvier 2007 on lisait : Au cours de la réunion du conseil municipal du 16 mars 2009, monsieur Daniel Régis, Maire adjoint à dénoncé avec force le scandale du sort ré...
INDUSTRIE (BRUSSON Sauvons La Mie Occitane Par Jean Philippe Tizon. Après Molex, La Mie Occitane, Villemur serait-elle victime d'une loi des séries ? Poser ce type d'interrogation reviendrait à ...
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