La délégation…
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Quand je serai élu(e), vice de la vertu je saurai démêler…
Je devrai en tout cas faire la différence, légal ou bien moral ?
Car à trop abuser on finit par détruire et même oublier
Ce qu’on devait construire, pour vous tous rassemblés, l’intérêt général…
Par des actes vaillants et forces convictions, je combattrai le vice.
Pas question qu’en équipe on tire des profits, car c’est pédagogique
Que se veut mon esprit. En toute transparence et en toute justice,
Sans de grandes prouesses, je saurai ménager les dépenses publiques.
Ah, les belles promesses, les serments hypocrites, qui veulent qu’en liesse
On s’engage trop vite auprès des électeurs. On porte des valeurs
Avec bien trop de zèle et tellement de cœur, mais parfois sans finesse.
Combien sont-elles ou t’ils, par de telles pratiques à se trouver vainqueurs ?
Alors de toute éthique, on tend à s’éloigner, oubliant les serments.
On transgresse, on contourne, parfois on se méprend, on commet des erreurs.
Il sera temps plus tard de revoir la méthode, par maints arrangements.
Face aux contestataires, on trouvera moyens, soit de les acheter
Par quelques avantages ou quelques compliments, soit de les faire taire
Quand viendra le moment. Sauf à être rêveur, qui peut donc ignorer
Qu’en ce monde aujourd’hui, personne n’a envie de subir le précaire.
Sans se vouloir crédule, justicier à tout prix, pas plus qu’auréolé
De trop d’honnêteté, on reste toujours libre, à ses risques et périls
De vouloir, est- ce audace, encore persévérer, ne pas se renier.
Elle est bien faible certes et se trouve fragile, mais n’est jamais futile
La plume insolente pour dire vérités, dénoncer l’imposture.
Il parait, circonstances obligent, qu’elle serait même utile
Se trouvant d’avant-garde pourfendeuse amusante par la caricature.
Est-il si difficile de comprendre, d’accepter que la délégation
Doit rester un moyen, un concept établi pour gérer la patrie
Qu’honnête seulement, fustigeant les délits, elle peut être le pont
Unissant citoyens, usés, désabusés, à fort porter encore notre démocratie.
Marie-Gabrielle Gimenez.
