La femme dans tous les états.
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Une coïncidence troublante, c’est ce week-end du 8 mars qu’il faut penser à installer les détecteurs de fumée.
A Villemur en cette veille de la journée de la femme, nous a été offerte une pièce de théâtre écrite par un homme, Monsieur Jean-Claude Danaud. « Un ouvrage de dames » met en scène un trio féminin qui, entre humour vache, angoisse, regret du célibat, tricotent une revanche contre le sexe dit fort.
Machiavélisme, naïveté, bigoterie pour analyser de différentes manières la relation hommes-femmes. Homme attirant pour l’une, repoussant pour l’autre, à exterminer pour la troisième.
La caricature donne encore plus de relief à l’ambigüité des sentiments en traduisant de vrais drames relationnels. Poireaux et couteau électrique tiennent une place inattendue.
A déguster comme une brioche aux multiples saveurs en cette veille de journée de la femme..
Un grand bravo et un grand merci aux trois interprètes, Murielle, Sylvette et Magali de l’association A.F.T.A.C de Fronton invitée par la mairie.
Du 14 au 29 mars se tiendra à la Tour de Défense une exposition organisée aussi par une jeune femme, Emilie Serris. « Combinaison artistique » présentera les œuvres de jeunes artistes.
Ce 14 mars la journée sera également dédiée à Olympe de Gouges.
Un hommage à cette montalbanaise restée aux portes du Panthéon une fois encore et trop peu connue.
Olympe, femme indépendante combattit avec forces convictions les inégalités, elle s’éleva contre l’esclavage, lutta contre la pauvreté et s’attacha à la cause des femmes, mères célibataires, maternité, droit au divorce, à la succession…
Les révolutionnaires masculins ont très peu apprécié cet humaniste intègre qui s’opposa à la peine de mort en cette période d’invention de la guillotine.
La femme ne devrait pas faire de politique diront les ardents défenseurs du peuple en coupant la jolie tête trop bien faite d’Olympe qui avait l’outrecuidance non seulement de parler mais aussi d’écrire.
Monsieur Georges Labouysse nous parlera d’Olympe la Quercynoise.
Nicole Rieu et Marie-Christine Descouard, deux femmes lumineuses célébreront Olympe
à travers chants et textes.
Comme c’est bien connu la fête de la femme c’est finalement tous les jours, le 24 avril c’est le gymnase villemurien qui recevra l’élection de miss Haute- Garonne.
Le public sera certainement nombreux pour voir défiler avec élégance de jolies jeunes femmes en devenir.
Il n’y a pas incompatibilité entre beauté et intelligence. Ce sera à ces demoiselles de démontrer qu’elles ont gardé la tête sur les épaules en cette époque où même sans guillotine il est toujours possible d’en faire tomber quelques unes.
Il faudra prouver qu’il n’est pas question de leur dire « sois belle et tais toi ».
Les Greniers du Roy, la Tour de Défense, le gymnase, des bâtiments spécifiques pour honorer la féminité sous des formes très différentes.
Pour terminer, célébrons l’esprit féminin à travers ce joli témoignage d’une belle dame qui laisse avec éclat le temps passer.
« Je n'ai plus de patience pour certaines choses, non pas parce que suis devenue arrogante, mais tout simplement parce que je suis arrivée à un point dans ma vie où je ne veux pas perdre plus de temps avec ce qui me blesse ou avec ce qui me déplaît.
Je n'ai aucune patience pour le cynisme, la critique excessive ni pour les exigences d'une nature quiconque.
J'ai perdu la volonté de plaire à celui qui n'aime pas, d'aimer celui qui ne m'aime pas et de sourire à celui qui ne veut pas me sourire.
Je ne dédie plus une seule minute à celui qui ment ou à celui qui veut manipuler.
J'ai décidé de ne plus vivre avec la prétention, l'hypocrisie, la malhonnêteté et l'éloge pas cher.
Je n'arrive pas a tolérer l'érudition sélective et l'arrogance académique.
Je n'ai pas à m'adapter plus avec les affaires du voisinage ou avec le commérage. Je déteste les conflits et les comparaisons.
Je crois à un monde de contraires et c'est pour ça que j'évite des gens ayant un caractère rigide et inflexible.
En amitié, je n'aime pas le manque de loyauté ni la trahison. Je ne m'entends pas bien avec ceux qui ne savent pas donner un compliment et qui ne savent pas encourager.
Les exagérations m'ennuient et j'ai du mal à accepter ceux qui n'aiment pas les animaux.
Et pour couronner le tout, je n'ai aucune patience pour ceux qui ne méritent pas ma patience.»
Meryl Streep
