SALAIRE VITAL, JOURNEE DE LA RESISTANCE, REACTIONS A LA LOI SUR LE RENSEIGNEMENT ;
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Trois raisons pour agir en faveur de la dignité et de la citoyenneté
Il faut se permettre, de temps en temps, une petite intrusion dans les consciences afin de transmettre quelques informations comme sujets de réflexions et d'actions ; tel se veut le rôle d'un support citoyen. Trois sujets méritent réflexions et actions,
Tout d'abord, un premier document issu du CCFD (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement) et un autre de L'ACO (Action Catholique Ouvrière) à propos d'une grande campagne sur le salaire vital. Campagne conduite avec l'association "Ethique sur l'étiquette" (http://www.ethique-sur-etiquette.org/-Vivre-de-son-travail-c-est-vital-). Témoignages de travailleurs (ses), définitions et liens internet permettent de saisir une démarche innovante qui permettrait de mettre une première aiguille dans le pied de la "mondialisation" capitalistique. L'idée sous jacente est sûrement de tendre vers une nouvelle conception d'une internationale des travailleurs (ses) en remettant l'être humain au centre des préoccupations.
Le second document est la résolution du comité national du PCF pour honorer partout la Résistance, sous entendu Unie. La démarche est d'autant plus intelligente que le Président de la République entend « panthéoniser » -excusez le barbarisme- (une canonisation laïque) des figures de la Résistance parmi lesquelles aucun(e) communiste.
Même s'il reste recevable que certains ne puissent partager l'idéal d'alors des FTP (Francs titreurs et partisans) et des FTP/MOI (Main d'œuvre immigrée), il n'en demeure pas moins que ces femmes et ces hommes représentent le courage, l'abnégation de la classe ouvrière face à l'occupant Nazi et à la collaboration. Elles et ils représentent cet apport considérable au programme du Conseil National de la Résistance et à la Libération du territoire. L'immense François Mauriac, rendra hommage à cette classe ouvrière restée fidèle à son pays.
Cette absence au Panthéon peut se vouloir l'annonce d'un symbole sinistre, signe des temps s'il en est, d'une dérive ultra droitière de nos institutions - et non de la nation- et de renonciation aux valeurs républicaines, sociales et à l'histoire de la gauche pour une partie des responsables du PS. Ce glissement marque aussi la droite depuis l'arrivée à sa tête de monsieur Sarkozy. Ce dernier, pas tout seul, a conduit une grande partie de la droite à une rupture avec les fondements gaullistes, ce en faveur d'un glissement vers les thèses FN. Depuis, La droite se dit : « décomplexée » ...!
Bref, la démarche consisterait non à nier mais à cacher, ce monde populaire, les "sans dents" et les "illettrés" d'hier qui ont su au péril de leur vie et celle de leur famille, au nom de leur idéal de justice, se lever contre l'infamie et la collaboration, expression cynique d'une certaine élite et du Medef de l'époque. Rappeler cette histoire populaire pourrait donner des idées. La République c'est tellement mieux sans un peuple conscient et avec un FN soi-disant "contrôlable"...
L'objet de la réflexion ne consiste pas à l'entretien d'une sorte de nostalgie mais bien de retrouver l'esprit des éléments dynamiques qui ont permis à notre nation/république de renaître de ses cendres et qui demeurent d'actualité. Une démarche qu'animait jusqu'à son dernier souffle un certain... Stéphane Hessel.
Enfin, chers (es) lecteurs (trices) vous trouverez aussi la lettre élaborée par la Ligue des Droits de l'Homme (http://www.ldh-france.org/appel-au-rassemblement-surveillance-generalisee/) Celle-ci est à envoyer à nos députés pour dénoncer les risques de dérapages par l'absence de véritables contre pouvoirs à la loi sur le renseignement. La lutte contre le terrorisme notamment le "fascisme en djellaba" doit être efficiente en donnant de véritables moyens techniques et humains à nos services, mais aussi en créant les cadrages nécessaires pour éviter les dérapages. Telle qu'elle est formulée, la loi pourrait permettre de surveiller les activités des militants syndicaux, progressistes, de citoyens engagés par exemple en faveur des sans papiers mais aussi empêcher des journalistes ou des syndicalistes d'investiguer sur des pratiques d'entreprises au nom de leur protection. (La loi, Macron prévoyait déjà cet état de fait. La protestation alors des journalistes, de nombre de démocrates de droite comme de gauche, l'avait fait retirer du texte. Il faut reconnaître en l'état une certaine persévérance de messieurs Valls et Macron).
Devant l'ensemble des ces éléments, comment les citoyens (nes) (sympathisants (es), militants(es) comme élus (es) républicains) que nous sommes peuvent se les approprier ?
Quelles initiatives peuvent être prises ? Comment rassembler afin de sensibiliser de façon large ?
Des enjeux politiques majeurs au sens du vivre ensemble dans la cité.
Pour conclure momentanément le sujet, il devient nécessaire de délivrer ici la réflexion de Paul Valadier, un père jésuite, lors des semaines sociales en 1998. Il avait intitulé son intervention : "la politique, une bonne nouvelle" (bonne nouvelle au sens chrétien mais qui recoupe aussi le sens républicain).
Il écrit notamment " la politique n'est pas un pis-aller. Elle est indispensable à la coexistence pacifique des citoyens" et de poursuivre " La démocratie n'est pas un produit naturel, spontané, elle est une culture et elle la présuppose, elle va donc de pair avec une certaine conception de la vie commune, c'est à dire avec des rapports humains structurés d'une manière élaborée au long d'une histoire et par une éducation laborieuse à certaines valeurs"
Charles Lie
« La liberté d'expression, un support graphique d'une expression de la liberté »
