Avant qu’il ne soit trop tard…
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Il ne faut pas attendre que certaines situations périclitent, il est préférable de réagir, d’agir, pour ne pas regretter
La culture reste un moyen incomparable d’émancipation et la politique culturelle d’un pays dessine sa volonté de lui donner le statut de bien commun à la portée de tous.
La culture est en danger car elle doit affronter aujourd’hui davantage encore des contingences financières dont nombre d’artistes auront à pâtir.
Pouvons-nous courir le risque de les voir s’épuiser à force de mettre leur art, leur passion en sourdine pour courir après des budgets.
Un peu de plagiat mais pour la bonne cause, osons, « la culture n’a pas de prix mais elle a un coût. » (Comme la santé)
Nous côtoyons sur ce territoire bien des personnes dont les valeurs artistiques, au-delà des valeurs humaines méritent d’être reconnues plus encore et par plus grand nombre.
L’UsinoTOPIE lance un projet.
Ceux qui les connaissent savent qu’ils ne sont pas raisonnables, ils sont artistes…
Et pourtant, les voilà sollicitant notre attention sur le raisonnement qui va suivre en espérant vivement que nos voix le porteront haut et fort et le feront résonner au-delà des frontières du raisonnable … qui reste à identifier !
Il s’agit d’une petite révolution en matière de pratique culturelle, autrement dit les AMACCA (Associations pour le Maintien des Alternatives en matière de Culture et de Création Artistique).
Tout le monde a entendu vanter les vertus de l’économie sociale et solidaire à travers les AMAP, et bien voilà, il s’agit d’appliquer les principes à la culture en mutualisant nos forces, nos moyens et…nos deniers.
Devenons, à divers titres, citoyens actifs de notre vie culturelle, redynamisons le lien social, impliquons nous !
Nul besoin d’être artiste pour s’investir dans ce projet, de toute façon, si vous persévérez pour lire ce message c’est que quelque part votre âme a parlé.
Une AMACCA c’est donner les moyens à des créateurs éloignés des circuits traditionnels de promouvoir leur art à travers des spectacles, des rencontres…
Une AMACCA c’est le moyen de dynamiser notre territoire, de l’enrichir plus encore culturellement, de débattre de choix, de méthodes…
AMACCA, expérience culturelle mais aussi expérimentation sociale.
Un défi constructif propre à redonner du souffle à cette culture malmenée par des mesures d’économies ou des choix plus ou moins recevables.
A l’UsinoTOPIE, ils nous attendent en espérant de nombreuses réactions à leur initiative qui n’a pas de raison d’être et ne peut vivre sans nous.
« Tout innovateur est un transgresseur puisqu’il met dans la culture une pensée qui n’y était pas avant lui. Il est donc admiré par ceux qui aiment les idées nouvelles et détesté par ceux qui se plaisent à réciter les idées admises »
Boris Cyrulnik ‘Les âmes blessées)
Alors, prêts à transgresser ?
Marie-Gabrielle Gimenez, adhérente de L’UsinoTOPIE, association plus que jamais « Fabricante d’ailleurs » avec vous…
La presse en parle
…C’était en 2013. Ils ont créé une Association pour le maintien des alternatives en matière de culture et de création artistique (Amacca), qui applique à la culture le principe des Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), ces associations qui mettent en contact des consommateurs et un agriculteur par un système d’abonnement. « Une communauté constitue un pot commun avec des contributions (directes, mécénat, micromécénat), définit ses besoins et y trouve collectivement des réponses », explique doctement le Marseillais Olivier Lanoë, musicien de jazz et syndicaliste, qui a théorisé le principe et mis en ligne un kit de démarrage pour tout amateur. « La marchandisation pose des problèmes de cohésion sociale, on assiste à une fracture culturelle des publics. Comme les Amap agricoles, les Amacca représentent un changement de paradigme : la société civile qui organise dans le champ de l’économie sociale et solidaire. »…
« … On ne s’en cache pas au ministère : « Il y a aujourd’hui une génération de jeunes artistes qui ne s’imaginent pas à la tête d’un théâtre. »La chute des budgets alloués par l’Etat au secteur du spectacle vivant n’y est pas pour rien. « De dix points », dit-on du bout des lèvres. Et lorsque le budget baisse, c’est la « marge artistique » – les recettes fixes délestées du coût de fonctionnement –, celle qui correspond à la création de spectacles, qui trinque. A Chambéry, le maire UMP a décidé cet hiver de baisser de 20 % la dotation de la ville au théâtre, posant du même coup la question du maintien de son label « scène nationale ».
« La crise des financements est le reflet d’une crise idéologique. Un manque de culture politique sur ce que c’est que la culture », analyse Bérénice Hamidi-Kim, maître de conférences en études théâtrales à l’université Lyon-II. Elle qui, début avril, organisait un colloque international intitulé « Troupes, collectifs, compagnies, enjeux socio-esthétiques des modes d’organisation et de création dans le spectacle vivant », raconte : « Les années Lang ont été splendides par la démultiplication des justifications de financement. Il a pioché dans les idées de Malraux – financer la culture parce que c’est élever l’esprit – ; dans celles de 1968 – défense absolue de la figure du créateur et de l’avant-garde ; et chez Jacques Duhamel, ministre des affaires culturelles entre 1971 et 1973, pour qui économie et culture étaient un même combat. Hélas, l’arme se retourne. Elle entraîne une forme de fragilisation de ce monde. La crise rend nécessaire de se réinventer. »… « L’idée moteur est simple, partout la même : « S’associer pour se sentir moins seuls face à la violence des institutions. »…

