Plume vole...
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Plume vole...
Ma plume est rétive, plutôt déboussolée,
Accuse le cerveau de la conditionner.
Elle gribouille, s’acharne, revient sur tous les textes,
S’adresse au cerveau qui au moindre prétexte
Remet tout en question, brûle les certitudes,
La priant gentiment de changer d’attitude.
Elle veut se révolter conduite par la main.
Elle veut vivre et crier ses espoirs en demain,
Refuse de se taire en ces temps compliqués
Conjure le cerveau de s’y mettre, de l’aider.
Tout cela est en vain car, que peuvent quelques mots
Face à tant de malheur et de vies en lambeaux.
Ma plume avec le sang a du mal à former,
Les lettres « espérance » qu’elle voudrait composer.
Le cerveau tente de lui expliquer qu’elle ne changera rien
Qu’elle n’a aucun pouvoir et qu’elle le sait bien.
Que de belles paroles certes on peut se gaver,
Mais que les attitudes doivent les compléter.
Que des autorités ces mots ont exprimé,
Qu’il faut voir quelle suite ils sauront leur donner.
Plume tombe de haut… mais…
Et une fois encore elle vient se fracasser.
Se pointent à l’horizon bien d’autres intérêts.
Voilà qu’arrive, en ces temps douloureux,
Epoque d’élections, de climat très houleux.
Et des vagues de mots submergent les esprits,
Attisent les tensions, cherchent des alibis…
Je te comprends ma plume c’est dur de disserter,
De convaincre que la haine n’a jamais su semer
Que division et mort sur tous les continents.
Faut-il y replonger pour comprendre vraiment ?
« Ensemble, les français sont invincibles »
Quels français sont ici pris pour cibles ?
Combien de sang mêlé sur notre territoire ?
Et combien d’étrangers ont servi notre histoire ?
Ils sont montés au front, sont tombés sous les balles,
Défendant la nation au nom d’un idéal.
Se pose la question quand survient un scrutin
Au nom de quelle errance oublie-t-on leurs destins.
Face à tant d’ironie combien se feront prendre ?
Le passé doit parler et il faut le défendre.
Nombre ne savent plus à qui faire confiance.
Et se cherchent en vain dans la devise France.
Aisés de les entendre, avons mêmes déceptions.
Mais est ce en divisant que les comptes sont bons ?
Il est des leurres cruels aux parfums surannés
Intoxicant des peuples, les poussant à l’apnée.
N’a-t-on donc plus de souffle pour oser l’avenir
Pour enfin, démocrates, unis le reconstruire
Ce pays des lumières qui bien des peuples inspire.
Nous sommes assez nombreux pour éviter le pire.
