A l’unisson…
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Ce soir ma tête est vide
Non je ne comprends pas.
La brise qui la mer ride
Le soleil en éclats
Resteront impuissants
Pour apaiser mon ire.
Il en faudra du temps
Pour que fusent mes rires.
Putain de camion blanc
Je ne t’oublierai pas.
Le monstre à ton volant
T’a rendu assassin
Te transformant en arme
Pour briser des destins.
Que peuvent détracteurs
Criant à l’unisson
Se voulant délateurs
De coupables omissions ?
Des sifflets, même désespérés
En ce moment cruel
Viennent comme offenser
Mon recueil fraternel.
Qui peut jeter l’opprobre
Dire « ils sont fautifs » ?
Ces fanatiques aux ordres
De démons inventifs
Viennent semer la mort
Quand on ne s’y attend pas,
N’éprouvent aucun remord,
N’affrontent aucun combat.
Cette guerre larvée
Est par trop criminelle.
Qui pourrait l’arrêter
Sans une union réelle ?
Politiciens ici
Devraient tous s’effacer.
Ce n’est que tous unis
Que nous pourrons lutter.
Il faut savoir parfois
S’oublier, se contraindre,
Faire face à l’effroi
Et cesser de se plaindre.
Se remettre en question,
Savoir faire des choix,
Se donner pour mission
De porter nos valeurs.
Lutter contre amalgames,
Garder ouverts nos cœurs.
Garder en nous la flamme
Qui veut croire en l’humain.
Sans nier la terreur
Travailler à demain
Pour que ces vies détruites
Ne le soient pas en vain.
MG Gimenez
