Père et Maire
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En ce 8 octobre, les orgues de l’église St Michel ont entonné un vibrant « Ce n’est qu’un au revoir » pour dire au Père Philippe Bachet que s’il partait vers une retraite bien méritée, il ne nous quitterait jamais tout à fait.
Nombreux sont ceux qui espèrent déjà le croiser au détour d’un chemin villemurien.
Une tristesse mêlée de reconnaissance habitait le cœur de nombreux habitants. Le père Philippe à vécu à nos cotés bien des difficultés, bien des drames, bien des joies aussi.
En homme de conviction, il a su mettre sa foi au service des causes justes, combattre aux cotés de ceux qui étaient bafoués et ce sans distinction.
Humains, nous sommes tous faillibles et avec sagesse il a su éclairer les chemins, partager, éduquer sans jamais se vouloir juge.
Monsieur le Maire non sans humour a rapproché la vie d’un prêtre de celle d’un élu, ils ont en commun la notion de sacerdoce, il fallait l’oser mais l’un comme l’autre peuvent vivre en « cellule », il aurait pu aller jusqu'à évoquer le véritable plébiscite adressé au Père Philippe…
Imaginez, même l’ordinateur prenait vie pour commettre des erreurs sur les feuilles paroissiales, c’est vous dire…
Après cet affectueux clin d’œil nous n’ajouterons rien, d’autres ont trouvé les mots justes et nous nous contenterons de nous associer à tous les « MERCI » qui ont clôturé les prises de paroles. Bien sûr Père Philippe, ce n’est qu’un au revoir…
Monsieur le Maire s’est tout au long de l’été lors des messes pour les fêtes locales dit proche du Père Philippe, il a su écouter les messages de l’homme d’église, de l’homme, alors, entendre ou lire qu’il dit non à l’arrivée des migrants sur la commune mérite que l’on s’arrête sur cette catégorique affirmation des médias.
Parce que nous essayons de suivre l’actualité de notre ville, de notre intercommunalité, que nous essayons d’informer honnêtement, nous nous devons de dire que nous n’avons jamais entendu ce non catégorique et définitif.
Par contre, Monsieur le Maire comme nombre d’élus du territoire s’est maintes fois inquiété des méthodes de l’Etat pour imposer des décisions sans concertation, de l’absence d’éléments recevables expliquant le choix de la commune comme ville d’accueil.
Il a toujours rappelé le devoir de solidarité qui devrait s’imposer à tout être humain.
Pour qu’il y ait une véritable solidarité venant de l’esprit et du cœur il faut que les conditions d’accueil soient favorables afin d’éloigner tout risque de dérapage. Dans une commune déjà en difficulté tout doit être mis en œuvre pour accompagner les bonnes volontés car en la circonstance il est vrai qu’un maire ne peut tout faire.
Un élu qui s’inquiète du manque de préparation, ce n’est pas systématiquement un élu qui rejette les migrants. C’est un élu qui conscient des problèmes sur sa commune ne veut pas y ajouter le drame de l’incompréhension.
Parmi les inquiétudes exprimées, susceptibles d’engendre des rancœurs, on entend et on peut entendre.
« Pourquoi des logements pour eux et pas pour nous ? »
« Pourquoi passeraient-ils avant nous ? »
Et quels logements, alors qu’il est indispensable de lutter contre l’insalubrité, il est question de loger les arrivants dans des locaux condamnés depuis plusieurs mois.
Cela n’est qu’une partie des difficultés que nous devrons affronter ensemble, élus, citoyens, cote à cote dans un élan solidaire où l’intelligence du cœur prendra le dessus sur des querelles stériles.
L’Etat ne peut imposer sans entendre la nécessité d’aider.
En cette période déjà bien difficile où les amalgames et les phrases assassines, les discours démagogiquement faciles pleuvent à foison, il serait bon que nos médias qu’ils soient de papier ou télévisuels cessent les titres à sensation. L’humain vaut mieux que çà et notre démocratie a besoin d’être vivifiée. La détresse où qu’elle soit, d’où qu’elle vienne ne peut être instrumentalisée.
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