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Fanée. Navrée.

Une rose bien bleue
Aux couleurs de planète
Non ce n’est pas sérieux,
Le symbole est abject.
L’odeur nauséabonde 
Doit monter aux narines.
Les souvenirs abondent, 
Et les cerveaux dépriment.
La rose détournée
Fane, craignant le pire.
Elle dépérit fermée, 
Préférerait mourir.
Se couchant sur la mousse
Plutôt que de servir, 
Utilisée la douce
Pour libérer du fiel.
Elle prie qu’on l’effeuille,
En appelle aux fidèles,
Se couche en un cercueil,
Les yeux levés au ciel.
Elle supplie les couleurs 
De vite se rebeller.
En souffrance elle se meurt
Dans sa robe abhorrée.
Le rose se réveille,
Il vient à son chevet.
Il sort de son sommeil.
Mais qui pourrait l’aider ?
Que toute la palette 
Vienne expliquer au bleu
Qu’il achève la pauvrette,
Qu’elle a mérité mieux.

Marie-Gabrielle Gimenez

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