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Le blues des marionnettes…

 

Partout des MJC sont mises en danger.

La nôtre, c’est public, n’est point épargnée.

Restrictions budgétaires poussent à supprimer

La coordination qui aidait à gérer.

C’est sur les bénévoles que tout doit reposer.

A entendre notre maire, c’est ma foi mal venu,

Seraient de vrais acteurs personnel et élus.

Eux toujours sur le pont ne comptent pas les heures.

A l’entendre ils sont seuls à y mettre ardeur.

Vite, à leur secours mettons des compétences.

Et pour le bénévole, qu’importe ce qu’il en pense !

On peut lui retirer une aide légitime,

Il est subventionné, que lui faut-il en prime ?

Un groupe révolté demande une audition,

Mais le Maire assume, a pris sa décision.

Te voilà bénévole quelque peu dédaigné,

Avec des convictions fortement ébranlées.

Comment peut-il ainsi traiter avec mépris

Ceux qu’il y a quelques temps il couvrait de mercis ?

Cela parait étrange et fort peu cohérent,

Mais à la politique le mal est inhérent.

Un jour on nous dit blanc et noir le lendemain,

Comment évoluer en un climat malsain ?

Et puis, cerise sur le gâteau, surtout n’oublions

Que les projets seront soumis à conditions.

Toi, petit bénévole, tu as la volonté.

T’investir corps et cœur, tu es accoutumé.

Mais, devant ce mépris haut et fort affiché,

Te prends la grande envie de tout abandonner.

Tu tournes et retournes en ta petite tête,

Mille et une raisons, te remettant en quête

De tous les arguments qui pourraient te doper,

Calmer tes inquiétudes face aux faits avérés.

Tu en as traversé des périodes troublées

Par quelques faux amis sachant t’utiliser.

Tu as persévéré, toi désintéressé,

Les laissant face à face avec leurs intérêts.

Tu as tout dépassé t’accrochant aux valeurs

Que les vrais bénévoles portent avec ferveur.

Mais, cette main tendue par des gens investis,

Enfermé dans l’erreur, il ne l’a pas saisie.

Ton découragement soudain prend le dessus.

Mais tu n’as aucun poids, toi tu n’es pas élu.

S’affiche dans la presse la colère qui monte,

L’avait pourtant les clefs pour arrêter la fronde…

Patrie des marionnettes est aussi en danger !

Et tournent dans ta tête de très sombres pensées.

C’est bien sur la culture qu’il faudrait s’appuyer

Pour le créer ce lien si fort plébiscité.

Tu cries dans le désert, ils ne savent entendre.

Par de faux arguments que tu ne peux comprendre

Ils foncent dans le mur, ils y foncent tout droit

Mais ça fait des années et ils ne le voient pas.

Vous, Etres de chiffons, de bois, de porcelaine,

Vous qui savez combien vos géniteurs vous aiment,

Dites avec vos regards toujours si éloquents,

Dites aux frères humains qu’il est devenu temps

De couper les ficelles qui souvent les embrouillent.

Que dans leurs cœurs, tous ensembles ils fouillent.

Pour trouver le courage d’oser fort dire non.

Culture et bénévoles valent bien cette union !

 

Marie-Gabrielle Gimenez

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