L’écrin ne fait pas tout…
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Le cadre est magnifique.
L’ambiance est feutrée.
Une douce musique
Invite à déguster
Un menu d’apparat
Qui nous fait saliver.
Personnel investi
Ajoute encore au lieu
Et vous donne l’envie
De bons mets copieux
Par le texte promis.
Dès la première assiette
Vous voilà déchantant.
Si le service est preste,
Il n’est pas rassurant
De voir quelques légumes
Dans un bouillon flottant.
Si les zestes d’agrumes
Attirent le regard
Ils ne font oublier
Le fond malgré le fard.
C’est sur plusieurs sujets
Qu’il nous faut réfléchir
Et bien se méfier
De ce qui peut séduire.
Un écrin prometteur
Vide de contenu
Laissera à nos cœurs
Nombre d’espoirs déçus.
Nous avons beaucoup cogité et au risque d’en remettre une « couche » nous revenons sur ce sujet primordial, l’école.
Un débat par presse interposée s’est déroulé sur les rythmes scolaires. En fait il ne s’agissait pas de choisir de manière définitive, juste de dire sa préférence.
Les résultats pour le maintien de la semaine à quatre jours et demi sont tombés, ils vont prendre le chemin d’autres décideurs départementaux que nous souhaitons inspirés par le seul devenir de nos enfants.
Cette consultation a provoqué des colères de part et d’autre.
D’un coté des parents mécontents de la méthode qui ne respectait pas l’anonymat et ne posait pas une argumentation construite sur l’intérêt des enfants tel que présenté dans nombre d’études. De l’autre des élus se retranchant derrière « de toute façon quoiqu’on fasse nous serons critiqués »
D’un coté des parents qui disent que le manque d’anonymat est toutes proportions gardées un déni de démocratie, de l’autre des élus qui invoquent l’urgence.
D’un coté des parents qui remettent en question la politique enfance et jeunesse de la municipalité. Ils formulent une crainte que nous espérons illégitime de voir s’effondrer les avancées concrètes et porteuses de ces dernières années. De l’autre des élus qui trouvent ce constat trop sévère et injuste.
Construire des infrastructures, rénover l’existant, pour l’accueil de nos petits est une nécessité. C’est devenu une priorité pour nos élus qui assurent ouvrir une nouvelle maternelle d’ici la fin du mandat.
De nouveaux bâtiments améliorent déjà les conditions de travail dans le primaire. Personne ne peut révolutionner la situation en un mandat d’autant que les restrictions budgétaires sont de mise.
Par ailleurs, nos élus maintiennent le cap pris par l’ancienne municipalité avec le gel des impôts au niveau communal et intercommunal.
L’implantation du CADA a compliqué les choses même si elle a accéléré la rénovation des immeubles. Elle s’est en plus accompagnée d’un afflux de nouveaux habitants peu ou pas alphabétisés.
Un skate park, le retour du cinéma pour tous, des actions culturelles gratuites et diversifiées etc
Mais aussi, la fin d’un conseil municipal d’enfants, la fermeture d’un poste indispensable à la MJC, un manque de soutien pour un élément clé de notre commune, l’UsinoTOPIE…
Et surtout une absente malgré quelques efforts, la concertation, c’est ce que nous ressentons à travers tous les commentaires que nous entendons.
Il serait souhaitable pour tous que ce territoire soit apaisé, que la politique jeunesse se construise avec toutes les énergies. Qu’en fait les écrins bâtiments contiennent de vrais trésors pédagogiques élaborés avec le soutien de l’ensemble des partenaires.
Il faut se parler, éviter les rancœurs, les faux fuyants, les jugements hâtifs, les commentaires désobligeants.
Nous savons qu’il y a des problèmes dans notre ville mais à quoi servent les constats si on ne cherche pas les solutions tous ensemble.
Des parents qui démissionnent de leur rôle, consciemment ou non, il y en a toujours eu.
Des familles en situation de précarité il en existe peut être plus qu’hier tant la solidarité familiale est parfois compliquée.
La détresse morale n’est pas forcément liée aux difficultés financières dans ce monde qui tend à l’individualisme.
Cela signifie que nous avons échoué et pas seulement ici à responsabiliser les individus.
La solution nous ne l’avons pas.
Pourtant ce n’est pas en s’arc boutant tous sur nos positions que nous améliorerons la situation.
Dans certains quartiers, chez nous, les conditions de vie se dégradent.
Entre l’angélisme prêt à tout excuser au nom du tout sécuritaire, il faut être clair et trouver le juste milieu.
La seule répression, ou des caméras, contre les incivilités des jeunes ne représentent pas la solution si ce n’est dans l’immédiateté et encore.
Ces incivilités comme les mesures répressives ont un coût. Quel est celui de la prévention ?
La prévention passe par l’éducation.
Comportons nous en responsables, posons cartes sur table et avançons, échangeons sur nos divergences, examinons nos points communs, travaillons au Villemur de demain.
Il passe par notre jeunesse, par une politique réfléchie et constructive sur ce sujet.
Bien sûr ce ne sera pas simple, ce sera long, bien sûr c’est plus facile actuellement de dire que de faire mais si nous n’essayons pas, vraiment, dans le respect de nos opinions.
Adaptant la célèbre citation de St Exupéry nous avons envie de clamer
Aimer nos gamins ce n’est pas s’opposer les uns les autres, c’est regarder dans la même direction, c’est voir à l’horizon toutes ces têtes enfantines brunes et blondes et se dire que notre devoir c’est, dans le respect de leurs différences, de tous travailler à ce qu’elles soient bien faites.
