Triste soirée…
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Il est là confortable, au fond de son fauteuil
La photo sur la table qui fait friser son œil
Est celle d’un bébé, un joli chérubin
Qui fait sa fierté au bon papy câlin.
C’est fou la différence quand il s’agit des siens !
D’autres dés la naissance comptent déjà pour rien.
Quand on connait l’errance, faudrait pas enfanter.
C’est forme d’insolence que vouloir les aider
Ces gens venus d’ailleurs qui pourraient pulluler.
On ferait mille fois mieux notre cœur d’orienter,
D’aider des miséreux, des gens bien du pays.
Ce serait plus sérieux si c’est notre « hobby ».
Remontent en mémoire de biens jolis discours.
Sans doute éteignoirs, des mots, sans rien autour.
Vous êtes enfin lucide et ça fait un peu mal,
Mais faut rester placide car c’est par trop banal.
Plus aucune colère ne doit vous enflammer.
C’est triste pour un père de ne savoir donner
Qu’aux seuls fruits de sa chair, quelques preuves d’amour.
Il y a tant à apprendre à offrir sans retour.
Marie-Gabrielle Gimenez
