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Conseil communautaire du 15mars 2018 : suite

Quelques éléments supplémentaires discutés lors de ce conseil communautaire du 15mars :

Tout d’abord le Rapport d’orientation budgétaire que vous pouvez retrouver sur le blog a été voté à l’unanimité.

Mutualisation :

Le Rapport se veut éloquent sur ce sujet.

Pour ce qui concerne la mutualisation d’un poste aux finances, Monsieur Raysséguier dit tout le bien qu’il peut penser de la personne en charge des achats et marchés publics actuellement en poste à Bessières.

Elle sera un plus pour l’intercommunalité, compétente et pointilleuse elle étudiera du début à la fin le montage des marchés y compris au niveau de la légalité.

Cette personne restera 3 jours à Bessières et sera détachée 2 jours à la communauté de communes.

A Monsieur Boudet qui pensait qu’un tel poste existait déjà, il est répondu que la tentative de confier ce travail à une personne déjà employée n’avait pas été probante. Quelques échanges ont lieu sur ce sujet, sur celui des syndicats face à la loi GEMAPI, sur des mutations en interne, nous ne nous en ferons pas les interprètes.

Logements d’urgence et piscines :

Villemur et Bessières disposent désormais de logements d’urgence. Livret d’accueil et réglementation sont votés à l’unanimité.

L’intercommunalité prend la compétence au niveau des piscines. Les tarifs ne seront pas identiques pour cette année.

Monsieur le Maire de Mirepoix souhaite revenir sur une demande qui consiste à repousser la date de fermeture de la piscine de Bessières à la fin septembre pour laisser l’accès aux élèves des écoles primaires de sa commune. Mirepoix a déjà travaillé sur le sujet et provisionné un poste financierpour permettre aux enfants l’apprentissage de la natation. Des parents pourraient les accompagner après une formation.

Répondre à cette demande par ailleurs légitime au vu des obligations légales pose plusieurs soucis. Difficulté pour trouver des maitres nageurs, souvent des étudiants,   pour surveiller, coût d’entretien de la piscine dont l’eau,  à cette époque de l’année, nécessiterait  d’être chauffée.

 Il faut déterminer à qui reviendra la prise en charge des coûts. Le sujet  mérite que les élus y reviennent, ils s’accordent pour admettre que les piscines sont des gouffres financiers cependant indispensables au service du public.

Une initiative qui mérite d’être soulignée.

C’est tout au moins ce que revendique Monsieur le Maire de Bessières qui souhaite que l’on s’attarde un peu sur la création d’une maison des services au public bicéphale, la première en Haute-Garonne.

CAF, associations d’insertion, Chambre des métiers, CCI, assistance juridique, bref, un maximum de services à la population, concentrés en deux lieux pour répondre au mieux à chacun.

Il faut  faire savoir que notre intercommunalité a bien travaillé. C’est  de bonne grâce que nous le faisons en cette époque où la notion de proximité n’est guère prioritaire.

Sujet délicat :

Il est obligatoire de modifier le règlement de la crèche pour répondre aux exigences de vaccinations imposées par la loi.

Cette obligation heurte ici comme ailleurs.

1 abstention.

Taux de la TASCOM :

Cette taxe concerne les surfaces commerciales importantes par leur taille.

Le coefficient évolue de 1,10 à 1,15. Le produit supplémentaire attendu serait d’un montant de 9687 euros.

Monsieur Boudet pensait que le gel de la fiscalité locale concernait également cette taxe.

1 abstention.

Quelques échanges ont lieu au sujet de la situation des intercommunalités et de la nôtre plus précisément. En tenant compte des gels des dotations et sans préjuger de l’avenir, il semblerait que l’on se trouve face à une volonté de recentralisation.

Des fusions et regroupements se profilent, pour Monsieur Raysséguier il faut prendre garde, ne pas être aveugle.

Il faut défendre l’intérêt général tout en échangeant avec la Métropole sous peine d’être hors jeu.

En tant que Conseiller Départemental, il sait ce qui se joue entre pouvoir des Métropoles et positions départementales.

Notre Métropole travaille déjà avec cinq intercommunalités du Comminges

Il va falloir accepter de discuter du péri- urbain et de la ruralité, travailler et échanger sur les contrats de territoire.

Lacs de Layrac :

Vous avez pu prendre connaissance de ce sujet via La Dépêche et le site du Conseil Départemental.

Il faut délibérer pour obtenir des subventions, un comité de pilotage est en charge du dossier.

Vous trouverez l’intégralité de ce conseil sur le site de l’intercommunalité.

Comme d’habitude nous restons à l’écoute de toute précision où correction.

A la fin du Conseil :

Un document de vulgarisation émis par l’ADEME sur les économies d’énergie stipule.

« Les collectivités locales à travers leurs syndicats d’énergie, sont propriétaires des réseaux de distribution, lignes électriques, canalisations de gaz et des compteurs »

Nous avons donc invité les propriétaires  à ouvrir le dialogue et à s’interroger sur les compteurs Linky.

Les bonnes ondes ne sont pas passées ce jeudi 15 mars.

Nous saurons avec l’expérience si celles présumées des compteurs font des dégâts ou pas. Ce qui est triste c’est que bien souvent on impose puis les cobayes réagissent et là on simule la découverte de ce qu’on supposait déjà…  

Excusez nous mais nous restons dubitatifs devant l’argument qui consiste à affirmer que nous sommes déjà négativement entourés.

Nous passerons sur la volonté d’espionnage de nos habitudes, là aussi, nous sommes asservis.

Que des compteurs mal placés puissent provoquer des incendies reste inquiétant.

L’UFC Que choisir dénonce les coûts de ces installations et ils ne sont pas seuls, et affirme qu’ils seront à la charge des consommateurs.

Avouons que l’idée de signifier qu’ailleurs et même très prés de nous, des élus tentent de se mettre au jus pour faire la lumière pour leurs concitoyens n’était pas lumineuse et pouvait blesser quelques susceptibilités.

Monsieur le Maire de Bondigoux nous a donc signifié que tout cela n’était que sornettes. Il ne faut pas dire n’importe quoi.

Effectivement il ne faut pas dire n’importe. Nous avons donc entendu que ce qu’écrivait l’ADEME était faux, que la Cour des Comptes et l’association UFC Que choisir n’étaient pas éclairés, bref qu’on enfumait les citoyens.

C’est vrai qu’ENEDIS est plus lumineux sur le sujet. Celui de l’enfumage bien sûr.

C’est le moyen utilisé pour perturber nos petites abeilles laborieuses quand on veut récolter du miel, ça peut marcher pour nous aussi…

Donc, pas totalement illuminés, nous avons contacté l’association et vous livrons sa réponse qui nous l’espérons vous apportera quelques lumières.

« Si la pose du compteur n’est pas facturée en tant que telle, le déploiement de Linky (5,7 milliards d'euros), sera bel et bien supporté par l’ensemble des consommateurs à travers leur facture d’électricité, à compter de 2021, plus particulièrement dans le cadre du tarif d’acheminement (Turpe) comme l’a d’ailleurs rappelé la Cour des comptes. La neutralité du projet pour les consommateurs, alléguée par Enedis, n’interviendra qu'à partir du moment où les économies sur le réseau (relèves et interventions à distance, etc.), aujourd’hui largement estimées, seront réelles, ce que la Cour des comptes elle-même met en doute. Par ailleurs, la neutralité n’empêche en rien le fait que le projet Linky reste largement sur rémunéré, loin de la couverture des coûts et de la marge « raisonnable » qu’impose la loi.

Mais surtout, la capacité pour les consommateurs de pouvoir utiliser Linky pour mieux suivre leur consommation et la maîtriser, affirmée par Enedis, est loin d’être garantie. Plusieurs autorités ont ainsi, comme nous, alerté sur le fait qu’en l’état, le compteur ne le permet pas. Dès 2010, le Directeur des énergies renouvelables de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) affirmait que « Linky, tout seul, ne fait pas faire des économies d'énergie »… En 2014, le Médiateur national de l’énergie a également rappelé que le « dispositif d’information sur Internet n’était pas suffisant pour inciter les ménages à réduire leur consommation » et a préconisé, dans une position commune avec l’Ademe, d’équiper Linky, pour tous les consommateurs, d’un afficheur déporté, solution d’information en temps réel en kWh et en euros, comme cela a pu se faire ailleurs en Europe, notamment au Royaume-Uni.

L’UFC-Que Choisir, qui a toujours accepté de débattre sur tous les sujets et qui est en faveur d’une meilleure maîtrise de la consommation énergétique par les consommateurs, maintient sa position selon laquelle le coût du déploiement du compteur, supporté par les ménages, ne sera pas, faute de révision du financement du projet et d’informations pertinentes sur sa consommation, compensé par les éventuelles économies, d’où ses demandes. »

« Il est important de souligner que sur la bonne information des consommateurs et l’absence de système pertinent, l’ADEME et le Médiateur national de l’Energie sont sur notre ligne »

D’où la légitimité de la pétition que vous retrouverez ci-dessous une fois encore.

Nous ne sommes pas propriétaires des compteurs, nous, mais nous allons les payer une fois de plus par quelques artifices éclairants.

Ca commence à bien faire d’autant que la pertinence des changements de compteurs et les possibles économies d’énergie via ce système ne semblent pas probantes.

Nous sommes nombreux à « être branchés » sur la toute  puissance des lobbyings. Il faut croire pas encore assez  nombreux pour qu’ils soient vraiment sous les feux de la rampe.

Parfaitement mises au courant, au point sur les réseaux, elles ont les moyens et les méthodes, ces sociétés, sous de nobles mais fallacieux prétextes de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

Nos élus ne peuvent plus ignorer les obscures raisons d’ENEDIS, à eux d’énergétiquement se positionner sans craindre les foudres de Monsieur le Préfet.

ENEDIS n’en fondra pas pour autant les plombs et les citoyens sauront si leurs élus sont en capacité d’être sur la même longueur d’onde qu’eux.

Ne désespérons pas, rechargeons nos batteries au soleil de l’espérance et peut-être arriverons nous à court-circuiter les envies de profit d’ENEDIS pour remettre l’intérêt général dans la lumière.

A  nos élus d’ouvrir le dialogue et d’informer avant l’arrivée de LINKY.

A suivre…

https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-linky-refusons-de-payer-pour-enedis-n52364/

 

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