Resteraient vertes nos contrées...
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Eh rebelles chevrettes, qu’avez-vous dans vos têtes ?
Vous rejetez l’emploi, seriez vous malhonnêtes ?
Nous les grands manitous, les messieurs on sait tout.
Nous pouvons assurer que vous êtes des fous.
Il n’y a nul danger sur la zone concernée.
Pas la moindre pollution, on a tout respecté.
Le projet, les accords, la biodiversité.
Oh Messieurs les savants, relèvent les biquettes
En quoi peuvent alors déranger nos requêtes.
Si tout est si parfait, s’il n’y a nulle ombre
Pourquoi vous inquiéter, méprisez donc le nombre
Qui se pose question, refuse de se morfondre.
Pourquoi pensez-vous donc qu’il y a cette fronde ?
Vous la croyez sérieuse vous, votre logistique ?
Ces bâtiments géants sont-ils ici logiques ?
Et ces transports routiers, va et vient incessants
Qui vont-ils perturber, pas vous assurément.
Et partout sur les ondes, les multiples médias
Ils disent, faut faire gaffe, ça va mal ici bas.
Le climat se dérègle et la banquise fond.
Des espèces disparaissent, ça ne pose question ?
Pourquoi hausser les taxes, fatale mesurette.
S’opposer à ces gaz asphyxiant la planète.
Si vous encouragez des transports polluants
Les devises, les deniers pourraient être puants.
Faudrait qu’un courageux enfin se lève,
Qu’un préfet par exemple impose une trêve,
Qu’il ose en quelques mots,
Clamer très fort, très haut.
Sainement faut sauver les surfaces agricoles
Et des bonnes idées n’avez le monopole.
Si sur ZIR et sur ZAC, y a rien à implanter
C’est sur une autre PAC qu’il faudrait se pencher.
N’êtes vous pas « sachants » un peu écervelés ?
De l’emploi il en faut, c’est là une évidence
Mais est-il l’apanage des rois de la finance ?
ALIBABA sur « les portes du Tarn »
Pourrait-on le laisser, ici, crier sésame.
Et importer ses soi-disant trésors.
Moi, assurerait-il, je dis la nature d’abord !
Doit-on encourager la mondialisation,
Ou bien lui préférer de saines solutions.
Oui, vers d’autres projets faudrait réorienter
Les surfaces dédiées à être bétonnées.
Si environnement, politique morale,
Visait à la réduire, la fracture sociale.
Et voilà les chevrettes qui se prennent à rêver
Qu’il peut y avoir quelqu’un pour mieux les écouter.
Marie-Gabrielle Gimenez.
Rendue chèvre par… certains bonhommes…
