La réforme de la fonction publique territoriale.
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Réunis le 29 janvier à Paris, les directeurs généraux des services des petites villes ont planché sur l'avenir de la fonction publique territoriale. Il y a été bien sûr question de l'avant-projet de loi de réforme de la fonction publique. Un texte très attendu, que sa probable rapporteure à l'Assemblée nationale, la députée Emilie Chalas, a détaillé. Retour sur les principaux points de son intervention.
…« A cela s'ajoute un chapitre visant à permettre l'application du protocole d'accord sur l'égalité entre les femmes et les hommes dans la fonction publique, que le gouvernement, les employeurs et sept organisations syndicales ont récemment approuvé. Un dernier chapitre portera sur la question du handicap dans la fonction publique.
Il n'existe "pas de demande très forte de réforme de la part du monde territorial", a déclaré Philippe Laurent, qui participait lui aussi à la rencontre de mardi. "C'est une réforme beaucoup plus nécessaire pour la fonction publique de l'Etat que pour nous", a-t-il encore jugé. » …
Mais aussi de quoi s’interroger.
L’intelligence artificielle, ou plus exactement les algorithmes de traitement des données, commencent à faire leur apparition dans les collectivités et les administrations publiques. Il n’y aura cependant pas d’IA efficace sans données massives à traiter. Quant à l’usage, c’est aux métiers de le définir.
… « Dans le domaine juridique, il n’est pas rare que des dossiers fassent plusieurs milliers de pages et une IA peut aider à repérer les occurrences ou les incohérences. »…
… « En revanche, on peut demander à un robot le menu du jour 50 fois dans la journée sans qu’il s’énerve". Le principal enjeu serait donc aujourd’hui de former massivement à l’intelligence artificielle "sans oublier la question éthique car l’IA n’est pas bonne ou mauvaise en soi mais dépend des humains qui la programment". Quant à l’impact de l’IA sur l’emploi, les participants ont défendu une approche "schumpétérienne de l’innovation". Selon l’économiste autrichien, qui s’est fondé sur l’analyse de la révolution industrielle, si l’innovation détruit de l’emploi, il en crée au moins autant. Une vision optimiste qui demandera cependant à être confirmée par les faits, car comme en ont convenu les participants, l’IA n’en est qu’à ses balbutiements. »
