Pas tout à fait d’accord.
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Vous avez pu prendre connaissance des positions des réactions de EELV les verts de Lavaur et des rédacteurs de « Et pourquoi pas » quant à la signature du permis de construire délivré pour le bâtiment Terra 2 sur la zone des Portes du Tarn.
Nous n’en avons pas fini avec le sujet et bien qu’extrêmement lucides nous avouons ne pas être tout à fait d’accord…
Constats…
Quand on constate la maturité des jeunes qui manifestent pour préserver la planète…
Quand on constate l’irrespect du projet initial concrétisé par l’implantation de ce bâtiment logistique Terra2 sur la zone…
Quand se pose la question de la gestion des « Portes du Tarn »…
Quand on constate l’inadéquation entre la gouvernance de la SPLA81 et la législation imposée à d’autres…
Il est impossible de ne pas adhérer aux prises de position écologistes et de « Et pourquoi pas »
Nous déplorons…
Que des élus se retranchent derrière une vision purement comptable de la situation.
Il faut que TERRA2 s’implante même si tous ne sont pas d’accord, même sans information précises.
Il faut rentabiliser la zone qui peine à prendre son essor.
Evidemment…
Difficile pour des élus d’annoncer à leurs administrés que la situation financière de l’intercommunalité, déjà fragile pourrait être plus encore impactée par la participation au SMIX.
Ils peuvent tenter de broder sur un avenir mirifique, de parler création d’emplois sans se préoccuper des incidences sur l’environnement, la biodiversité, sur la santé qui auront aussi un coût, à plus ou moins long terme…
Aucune mesure dite de « compensation » ne compensera les destructions effectives et futures des « Portes du Tarn »
Parmi nos élus, certains n’ont pas été décisionnaires pour cette implantation, d’autres se sont opposés.
Les responsables, les premiers se sont pour partie envolés vers d’autres ambitions.
Il y a eu pour cette zone des propositions de développement respectueuses du projet initial, hélas elles n’ont pas retenu l’attention des décideurs ancrés dans le présent immédiat ou le passé décomposé.
Va-t-il falloir augmenter les impôts pour éponger les déficits de cette zone?
Quelques uns, à l’origine de ce bétonnage n’assumeront pas leur responsabilité, Des élus pourraient en causer avec leur ami Carcenac.
Doit-on condamner tous les élus ?
Quand ils postulent les élus savent qu’ils engagent leur responsabilité.
Certains ont débattu honnêtement, avec sincérité sur le sujet Terra2.
La commune de Saint Sulpice s’opposait timidement, celle de Buzet avec plus de conviction mais le résultat est là. Acceptation du permis de construire.
Une question essentielle, quelle est la réalité du pouvoir des élus locaux ?
La réponse pourrait se révéler inquiétante mais qui osera l’évoquer publiquement ?
La presse se fait l’écho du découragement des maires, à la base de notre démocratie représentative.
Découragement lié aux récriminations d’habitants toujours insatisfaits, désintéressés, centrés sur leurs devants de portes, aux textes de lois qui s’accumulent, aux dotations qui baissent. Pouvons nous ajouter, aux instances qui décident, imposent, qui détiennent pour partie les financements ?
S’ils ne respectent pas leur convictions, ils sont lâches nos élus. S’ils parlent et contrarient des projets en inadéquation avec leurs attentes et celles de nombreux concitoyens, adieu l’oreille attentive et les subventions.
S’ils s’expriment trop, ils risquent de faire fuir de possibles investisseurs car la cacophonie sur un territoire ce n’est pas porteur.
Du côté des citoyens…
Combien sont informés, recherchent l’information, sont prêts à s’engager y compris financièrement, combien le peuvent, combien sont découragés, combien indifférents…
Ah c’est vrai c’est pénible d’utiliser le terme citoyen à tort et à travers, la remarque nous a été faite. Elus, non élus, nous sommes tous des citoyens …
Une évidence !
N’empêche que notre devise « liberté égalité fraternité » a des limites financières.
Nous paierons tous pour des décisions prises au nom de la délégation consentie à des citoyens élus. Si nous citoyens non élus souhaitons contester des choix, même en argumentant avec cohérence, en nous référant à des discours respectueux de l’environnement, nous disons bien, des discours, il faut ester en justice. Pour cela il faut financer avec nos deniers personnels.
C’est anormal, ils investissent avec notre argent mais quel est notre droit de regard ?
La Cour des Comptes !
A quoi sert le défenseur des droits ? N’est-il pas là pour veiller à l’égalité des citoyens face à l’administration ?
Et cette administration, fait-elle son travail en ne pipant mot face à des méthodes irrespectueuses des textes. La loi NOTRe elle n’est pas née hier, elle nous a obligés à agrandir notre intercommunalité. Pour la gestion de la SPLA81 pas de réaction, laissons du temps au temps ???
L’implantation de Terra 2 n’est pas en adéquation avec le projet initial, pas grave !
Qui d’autre qu’un tribunal pour s’emparer d’une préoccupation qui concerne la gestion de l’argent public, la santé, l’avenir des générations futures, les conditions de travail, la pollution…
Ah, tout est cloisonné, à chacun ses responsabilités ! Liberté, égalité, fraternité…
Pourtant nous ne céderons pas…
Bien que déçus, même écœurés nous ne céderons pas à la facilité du « tous pourris » en stigmatisant l’ensemble de nos élus locaux.
Nous n’aimons pas quand ils nous stigmatisent parce que nous concevons différemment d’eux la démocratie, que nous la souhaitons avec un droit de regard effectif sur ce qui est fait avec l’argent public. Parce que nous la souhaitons transparente la gestion de nos instances locales, parce que nous la souhaitons participative et équitable notre démocratie. Nous n’aimons pas qu’ils nous assimilent à des populistes. Terme à la mode qui reste difficile et dangereux à définir.
Il y a des responsables, des irresponsables, des courageux, d’autres qui le sont moins.
Posons nous humblement la question, qu’aurions nous fait à leur place ?
Aurions-nous eu le courage de dénoncer publiquement les pressions ?
Aurions- nous organisé une réunion publique pour expliquer la situation et demander le soutien de nos concitoyens pour dire non à un projet en inadéquation avec les aspirations actuelles ?
L’aurions nous obtenu ce soutien ?
Quelles auraient été les réactions des autres élus intercommunaux, départementaux, régionaux… ?
Compliqué de répondre, non pas vraiment, nous pensons les connaitre les réponses.
Nous ne nous livrerons pas à cette extrapolation reprochée par monsieur le maire de Bessières sur un autre sujet. A vous de réfléchir.
Nous en avons connus, nous en connaissons tous des candidats qui affirment avant l’élection leurs différences, leur inébranlable volonté de travailler pour le bien commun, pour l’intérêt général, qui se disent ouverts au dialogue, prêts à affronter l’adversité d’où qu’elle vienne, même à reconnaître des erreurs
Elus insatisfaits, certains démissionnent, jettent l’éponge en cours de mandat d’autres ne siègent même plus en conseil, font les morts.
D’autres encore, même au plus bas de l’échelle, abandonnent leurs fermes convictions, s’empressent même de s’abreuver à la fontaine du pouvoir pour assouvir leurs intérêts personnels, pour satisfaire leurs égos disproportionnés.
Nous sommes bien conscients de tout cela, qu’arrivistes, démagogues, opportunistes côtoient des gens sincères et loyaux…
Il faut poser les questions mais évitons de décourager les meilleurs, ceux qui croient fermement pouvoir faire bouger les choses, il en existe encore, du moins avons-nous la faiblesse de le croire.
De quel droit demanderions-nous à ces élus là d’abandonner la partie ?
Quelle assurance que la succession soit plus efficiente ?
« La valeur d’un général réside dans sa stratégie et non dans son courage. »
Proverbe importé de Chine…
Marie-Gabrielle Gimenez
