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Le temps le temps le temps et…

Est-ce que le temps qui passe

Doit faire tout oublier ?

Dorer les carapaces,

Blanchir actes passés ?

L’agonie de Brusson

A duré bien longtemps,

Et ce sont malfaçons

Dénigrer le présent.

En croquant du pop-corn

Au bon goût caramel,

Sentir pousser des cornes

Nous rend un peu rebelles.

Notre cadre de vie

Aurait pu fort changer.

Vont pousser de hauts cris

Ceux qui n’ont pas lutté.

Nous ne sommes du nombre

Des fâcheux oublieux.

Dans nos yeux passe l’ombre,

 En les levant aux cieux,

De quelques gros avions

Que symbolique chouette

Réveillant les raisons,

Mena aux oubliettes,

Avec maints partenaires

Résidant alentours,

Refusant de complaire

Aux cupides vautours.

Face à d’immenses  friches,

Que faire sans argent ?

Et pas question de triche,

PPR est présent.

Que de rêves mirifiques

Et par tous cultivés.

La mise en pratique

S’est faite désirer.

 Nous trouvons anormales

Les batailles rangées

Lors des municipales.

Trop de piètres arguments

Plus ou moins recevables

Respect de testaments

Plus ou moins respectables.

On peut être critique,

Avec lucidité

Et forte introspection.

Le tout pour éviter

Des donneurs de leçons.

Sans toujours ressasser,

Ce serait malhabile,

On peut se rappeler,

 De manière civile.

Parce qu’on l’a suivie,

La vie de la commune

Et depuis des années,

Victoires ou infortunes.

Il ne faut occulter

Ni le bien, ni le mal,

Il faut raison garder,

 Et un peu de morale.

Bien du travail c’est vrai

 Reste à accomplir

Beaucoup a été fait

Il faut aussi  le dire.

Oui tout est perfectible,

Il faut fort s’activer.

Ne pas être inflexible

Face aux adversités.

Sans se vouloir railleur

Nous osons terminer

Avec un œil rieur

Et toujours éveillé.

Si Villemur la belle

Est jugée endormie,

Il n’y a pas eu qu’elle

Tombée en léthargie.

 

Marie-Gabrielle Gimenez

 

Pas question comme il est dit dans le texte de toujours ressasser pas plus que de se vouloir donneur de leçons.

Nous sommes trop imparfaits.

A l’heure des bilans il faut essayer de rester lucides et honnêtes.

Les nouveaux habitants ne peuvent tout connaitre du proche passé villemurien mais nombreux sont ceux qui se souviennent.

Alors oui aux propositions novatrices d’où qu’elles viennent, oui aux critiques argumentées et aux propositions concrètes, oui aux légitimes questions et revendications…

Mais non aux positions sectaires, aux polémiques stériles et là aussi d’où qu’elles viennent.

La démocratie mérite mieux que d’alimenter les bruits qui courent, les rumeurs dévastatrices.

 

Il  est fait référence dans le texte à une usine de pop-corn qui devait s’installer sur la zone de Pechnauquié, elle n’est hélas jamais arrivée. (1995)

La menace d’un aéroport ne suscita au début que bien peu de réaction au niveau de la majorité de l’époque. Nous avons le souvenir d’un conseil municipal en présence de citoyens sollicitant une motion contre cet aéroport. Une élue se déclara dans l’impossibilité de se positionner car elle était juge et partie (propriétaire de parcelles concernées), d’autres votèrent la motion « Par solidarité » quelques uns apportèrent un réel soutien, ils étaient peu nombreux. Le symbole De l’Association Villemur Contre l’Aéroport (AVCA) était une chouette chouette !

Quoi de pire qu’un aéroport quand on se dit défenseur de l’environnement dans l’âme!

Toujours possible de se rassurer en méditant qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Il nous arrive d’en changer aussi.

Il serait trop long de pointer du doigt les promesses non tenues au cours des mandats précédents comme de ce dernier,  notamment le collège promis depuis 2007…

Nous avons intégré la notion « un maire ne peut tout faire », nous en avons eu confirmation au cours des derniers mandats.

Parfois la volonté est insuffisante, parfois…

Il faut comprendre que les temps changent et que dénoncées franchement ou en catimini , les promesses non tenues génèrent des mécontentements, de réelles déceptions et pertes de confiance préjudiciables au « vivre ensemble ».

Il en va de même de la satisfaction d’intérêts personnels qui viennent ternir l’image d’un élu, d’un groupe,  qu’on se le dise !

Chercher des solutions, apporter des idées pour améliorer la vie des concitoyens, voilà le but d’une campagne électorale, l’intérêt général.

Les citoyens sont loin d’être stupides et peuvent pardonner des échecs quand tous les éléments sont fournis dans une nécessaire transparence. Ils ne pardonnent pas les mensonges, les manipulations qui tôt ou tard sont dénoncées.

Souhaitons que cette campagne  se fasse de toute part dans la dignité, avec des arguments crédibles et en connaissance de cause. Ce qui aurait pu être construit hier avec plus de facilité pour les financements est difficile à construire aujourd’hui.

N’évoquons même pas la complexification des lois et décrets.

De nombreuses contraintes et pertes de compétences découragent bien des élus. Soyons  tous conscients de nos possibilités et de nos limites, évitons les leurres.

Prétendants aux fonctions électives, ne  jouez pas à celui qui lave plus blanc que blanc !

N’appuyez pas avec force là où ça fait mal alors que vous êtes conscients de ne pas détenir le remède qui ne dépend pas toujours hélas, d’une seule volonté municipale.

Nous savons ô combien les polémiques sont épiées, nous savons aussi ô combien elles sont destructrices.

 

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