Villemur –sur-Tarn. Ouvrir l’œil et le bon…
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Selon la presse 63% des français apprécient le travail des maires. Ils les jugent compétents, dynamiques, honnêtes.
Il serait possible d’affiner cette étude en prenant en compte les avis en fonction de la taille des communes.
Combien de maires de petites communes tiennent des permanences, font du secrétariat et sont toujours sur le pied de guerre pour répondre aux attentes de leurs « administrés ». Même en cette époque où il est de bon ton de tendre vers la mutualisation de certains services, leur part de travail reste très importante. Sans exagération leur investissement tient parfois du sacerdoce.
Un maire pour tous.
Combien de fois entendons- nous nos élus, à différents postes, dire qu’ils ont la même considération pour ceux qu’ils estiment de leur bord que pour ceux qu’ils nomment « opposants » ?
Ce devrait être la réalité mais c’est faire abstraction de l’humain que de croire béatement cette affirmation.
Et pourtant, un bon maire devrait être conscient qu’il est peu porteur de s’enfermer dans des rancunes stériles parce que l’un ou plusieurs de ses concitoyens refusent d’épouser des idées qui ne correspondent pas à leurs valeurs personnelles. L’opposition est une nécessité, il faut qu’elle soit argumentée et crédible.
Elle est alors un élément valorisant de la démocratie et tout le monde peut en bénéficier.
Un maire cohérent.
De même un bon maire ne devrait pas tenir des discours différents aux uns et aux autres. Si les uns et les autres échangent, que peuvent-ils en déduire ?
Voilà bien un moyen de décrédibiliser la parole !
Un maire et une équipe.
Il est important qu’un bon maire soit bien entouré, il est tout aussi important qu’il ait de la considération, une véritable considération pour le travail effectué par l’équipe en entier. Qu’il ne prenne pas ombrage de la bonne presse d’un colistier. Cette reconnaissance devrait lui prouver bien au contraire que ses choix sont efficaces et légitimes.
Comment un prétendant à la fonction de maire peut-il encore imaginer que sa seule « aura » sera suffisamment porteuse pour le faire élire ?
Les citoyens tiennent compte de la valeur d’une équipe, de sa diversité, du caractère et des valeurs cultivées par les individus, de leurs compétences…
Se peut-il qu’il existe des personnes capables de s’inscrire sur une liste avec la seule intention de faire de la figuration, nous n’osons le supposer.
De même nous ne pouvons imaginer qu’un candidat fasse de belles promesses pour convaincre des citoyens de s’investir à ses côtés, alors qu’il sait qu’il ne les tiendra pas.
Optimisme, naïveté, ironie…
Des difficultés partagées.
Avec lucidité faisons le constat que bon nombre de villes si ce n’est toutes sont confrontées aux problèmes des logements insalubres, de la désertification médicale, du départ des services publics, de la fermeture des commerces, aux soucis d’incivilités, de stationnements, pollution…
Des solutions à chercher ensemble.
Si elle ne peut se substituer à un programme construit, la démocratie dite participative peut être un véritable recours face à la multitude d’obstacles rencontrés. L’intelligence collective n’est pas qu’une formule.
Il ne faut pas la mépriser, il faut la gérer, en tenir compte pour poser un diagnostic crédible de la commune. Comment traiter sans diagnostic ?
Personne n’est omniscient et qui mieux que ceux qui vivent les difficultés au quotidien pour en parler,
Encore faut-il qu’ils s’y sentent encouragés et non jugés, non exploités dans tout ce que ce terme peut revêtir parfois de péjoratif.
Pour prioriser les actions un bon maire devrait prendre en compte ce paramètre.
Jeter de temps à autre un os à ronger à quelques citoyens investis reste insuffisant.
« L’honnêteté n’est pas une vertu, c’est tricher qui est anormal. » Elsa Triolet.
Pour terminer, un bon maire se doit d’être honnête et de ne tirer aucun bénéfice personnel de sa mission. Il devrait imposer cette honnêteté à ses colistiers. Il faut éviter de prêter le dos aux critiques.
Les textes de loi peuvent ne pas cibler comme infraction certaines situations, il n’en reste pas moins qu’elles seront jugées comme anormales par les citoyens.
Comment demander aux autres d’être vertueux et respectueux si l’exemple ne vient pas d’en haut, si l’on est du genre à prôner faites ce que je dis, pas ce que je fais…
En conclusion
Cette période est sensible. Sensible parce que nous arrivons à des échéances électorales. Sensible parce qu’il y a une lassitude et une colère qui montent. Tout un chacun doit se poser les bonnes questions, plus encore ceux qui prétendent à des fonctions électives.
Marie-Gabrielle Gimenez
