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Plus on est près de la cheminée…

Mieux on se chauffe.

Notre intercommunalité bouge, nous le nions pas, nos élus se démènent, s’unissent le plus souvent même si ce n’est pas toujours flagrant, pour aller vers ce qu’ils considèrent bon. Ils sont parfois dans l’erreur mais ils travaillent et ce n’est pas toujours évident. L’argent se raréfie et il faut parfois savoir se contorsionner ou se courber pour obtenir des subventions.

Pourquoi ce ressenti qui nous perturbe une fois encore quand nous nous attardons sur ce lycée à  Gragnague, ce lycée pour lequel deux villes de notre intercommunalité avaient postulé, en vain.

Un lycée tourné vers le numérique, en lien avec les entreprises…

Ce lycée aurait trouvé une cohérence certaine sur notre territoire. Notre ville plus particulièrement, s’ouvre de plus en plus à des tournages de films, regarde vers le développement touristique…

En plus il aurait été envisageable d’y adjoindre une piscine au service de tous. Une piscine chauffée grâce à l’incinérateur.

Une piscine ouverte aux gamins des écoles pour répondre aux textes exigeants sur l’apprentissage de la natation.

A Castelnau c’est un collège qui ouvrira en 2024.

Aux dernières nouvelles le nôtre serait prévu pour à peu près la même époque, enfin si l’on en croit ce qui a été dit lors du dernier conseil municipal.

En presque 40 ans nous n’avons sans doute pas su voir les évolutions positives de notre territoire. Par contre nous nous souvenons de tous les désastres, de tout ce qui a périclité.

Peut-être sommes nous atteints d’un délire paranoïaque, plus modestement d’un « burn out ».

Ce syndrome difficile à cerner, qui ouvre la porte à bien des dérives comme à de très douloureux  actes.

Et si nous faisions simplement parti de cette cohorte de français prompts à la critique plus qu’à l’investissement personnel.

De ces français qui délèguent lâchement et s’en vont ensuite déblatérer sur le travail accompli, qui restent sur le parvis de la mairie sans tenter de pousser la porte pour faire vivre leurs riches idées.

Pour ce qui nous concerne, avouons que si nous essayons avec de plus en plus de lassitude, de défendre nos valeurs, nous souffrons de graves troubles intestinaux et avons beaucoup de difficultés à avaler des couleuvres et à les digérer plus encore.

Beaucoup sont conscients de devoir s’approcher de la cheminée,  pour tirer les marrons du feu, pour ranimer la flamme de l’intérêt général au risque de se brûler les ailes, mais peut-être  se questionnent-ils  et ont-ils du mal à trouver une  réponse primordiale.

Quand priment des valeurs de partage, de bien commun, quand on voudrait que le gâteau soit équitablement partagé y compris localement, de quelle cheminée faut-il s’approcher ?

Faut-il, tel un caméléon changer de couleur, passer du rose au bleu, au rouge au vert ?

Faut-il au final, pour le bien commun se renier, renier ses valeurs et empoigner la première brosse à reluire qui nous tombe sous la main…

La versatilité ou l’opportunisme sont peut-être devenus des valeurs, après tout !

 

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