Vœux municipaux 2020 : « On » est un brave âne…
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Nous ne reviendrons pas sur le bilan de ce mandat municipal, nous nous sommes exprimés sur ce sujet et confirmons qu’il y a eu bien des avancées à plusieurs niveaux.
Lors de cette dernière cérémonie notre maire s’est ainsi exprimé.
« Avant que les chinois n’arrivent à Villemur-sur-Tarn, il va passer du temps. Ils veulent créer de grosses entreprises avec 300 personnes. Il y a des gens qui n’en veulent pas mais on va se bagarrer pour que ces entreprises arrivent dans de bonnes conditions, notamment sur les « portes du Tarn ».
Au collège, c’était il y a longtemps, j’avais une prof qui sermonnait chaque fois que le pronom « on » était par trop utilisé dans nos rédactions.
Le rapprochement entre « on » et l’âne m’apparait aujourd’hui péjoratif. J’aime beaucoup les ânes, ils sont braves et d’une grande intelligence.
Vous remarquerez que j’utilise le pronom je, c’est beaucoup plus précis comme positionnement que nous. Monsieur le maire a paru énervé par tous les « gens » qui s’expriment en se cachant derrière un écran d’ordinateur, pas question d’accentuer cet énervement, j’ai toujours eu le courage de mes opinions.
Mais revenons à notre sujet.
Je constate donc que « on » va se lancer dans la bagarre.
« On » c’est indéterminé mais je suppose qu’il s’agit de quelques élus parmi lesquels monsieur Méric, l’ami de trente ans comme a aimé à le préciser monsieur Dumoulin.
Est-il possible d’affirmer que les chinois porteront le bâtiment Terra2 s’il voit le jour ?
« On » n’a pas fourni de précision.
« On » qui semble bien informé pourrait préciser lorsqu’il sous entend la création d’emplois, de quels emplois il s’agit.
Parce que vous comprenez bien que, contrairement à ces « gens » qui s’opposent à des implantations chinoises, « On » n’a en tête que l’intérêt de ses concitoyens.
« On » pourrait pour rassurer la population qui tend à croire ce que la presse et des associations colportent, expliquer.
Expliquer s’il y aura dans ces sociétés chinoises de l’emploi pérenne, ou de l’emploi précaire, un peu comme peut l’être la fonction d’élu.
De l’emploi à temps plein ou partiel, de l’emploi qualifié ou de la main d’œuvre corvéable.
« On » doit aussi en cette époque où le dérèglement climatique inquiète, s’être bien informé du coût environnemental des implantations, des éventuelles nuisances…
« On » doit avoir appréhendé l’impact qui pourrait être ressenti jusqu’à Villemur sur le pool routier, déjà gros dévoreur de finances publiques. Le pool routier dont le département pourrait se dégager.
Faisons confiance à « On » qui ne se contente pas de considérations financières, même avec le couteau sous la gorge, « On » n’a d’autre but que l’intérêt du territoire et celui des générations futures.
Vous aurez remarqué la confiance quasi aveugle que j’accorde à « On » parce que voyez vous, il faut se méfier de ces « gens » qui ont tendance à vouloir reverdir la planète, ils ne sont pas fréquentables…
J’ai juste un petit point d’achoppement avec « On », une broutille…
Pourquoi « On » a-t-il privilégié le verbe « bagarrer »
Il aurait dû le laisser à Mélenchon ce verbe comme il a décidé lors des vœux de lui laisser le terme « gens ».
Mélenchon toujours dans la vindicte cet énergumène ingérable !
Alors, « bagarrer » dans la bouche de « on » c’était maladroit.
« On » aurait pu évoquer la concertation, en appeler à l’intelligence collective, au dialogue, à une réelle transparence…
Parce que voyez-vous, avec une naïveté désarmante, j’ai toujours cru que la démocratie ne pouvait que se nourrir de la pluralité des opinions, de quelques désaccords, d’échanges constructifs…
J’ose encore espérer que « on » a de véritables arguments pour convaincre du bien fondé des investissements chinois sur notre territoire.
L’exemple de l’aéroport toulousain laisse un goût amer, mais « on » est qualifié puisqu’il est élu, pour démêler le positif du négatif en ne perdant pas de vue l’intérêt général
Marie-Gabrielle Gimenez
