MENU

Elections municipales mais aussi…

Lors du prochain scrutin municipal nous allons également élire nos représentants au sein des instances communautaires.

Il y a des mois, voire des années que nous entendons évoquer, que nous vivons les prises de compétences par les intercommunalités au détriment des communes.

Alors pourquoi est-elle à ce point absente des débats l’intercommunalité ?

« Villemur doit affirmer avec force son dynamisme au sein de la communauté de communes, dont bon nombre de compétences régissent désormais notre quotidien et notre développement »  précise la liste Villemur 2026.

« Créer une police intervillage »  autrement dit pluricommunale ou intercommunale si tous les villages adhérent. « Notre ville doit pouvoir bénéficier au sein de la communauté de communes d’un programme en faveur de l’emploi » figure parmi les projets de la liste Villemur à Venir.

Rien pour le moment de la part de l’équipe « Unis pour Villemur » dont la tête de liste est chef de projet à la communauté des communes du Frontonnais.

Le silence ou quasi silence laisse la porte ouverte à de multiples interprétations.

Depuis 2013 toutes les communes devraient être adhérentes d’une intercommunalité et répondre aux exigences de la loi Notre.

Nous ne porterons pas de jugement péremptoire sur la volonté étatique de réduire les coûts tout  en améliorant l’efficacité par ces regroupements parfois à marche forcée.

Des questions se posent tout de même sur l’efficience et la cohérence des périmètres imposés, les économies réalisées, les dépenses de fonctionnement, la légitimité de certaines prises de compétences…

Notre intercommunalité a opté pour des efforts de mutualisation tant au niveau des compétences techniques que du matériel le plus onéreux. Les  communes ont pu adhérer ou non à certaines prestations lorsque les compétences n’étaient pas obligatoires,  par exemple le service urbanisme ou après bien des débats le choix d’une police pluricommunale par trois municipalités.

Il arrive que des rapports de force s’installent entre communes, ils sont à combattre pour le bien de tous et l’intérêt général. Les communes les plus petites ne doivent pas avoir le sentiment de subir mais bien celui de participer.

La complexité des textes et lois, la perte d’autonomie peuvent  expliquer le découragement de certains élus.

Complexité, le mot est faible pour dire combien il est difficile parfois de tout comprendre, de lire entre les lignes entre obligations, intérêts des uns et des autres…

Bien des défiances persistent y compris au niveau du citoyen lambda qui manque de formation, d’information…

Il lui semble parfois que l’objectif d’économie est loin d’être atteint, que des inerties décisionnelles bloquent ou s’accroissent au  détriment d’une nécessaire cohésion, que les histoires de personnes prennent le pas sur l’intérêt général et même parfois que finalement une entité intercommunale n’a pas son libre arbitre mais doit céder à diverses pressions…

Le citoyen a souvent le sentiment de perdre de la proximité avec ses élus bien que Val’Aïgo ait  gardé une taille raisonnable. Jusqu’à quand ?

Une intercommunalité elle se doit d’être un outil  au service des communes, de leurs habitants, de ces  démocraties locales, premières structures de proximité. Des communes qui doivent tendre à répondre aux attentes de leurs administrés auxquels il faut tout de même expliquer que c’est de plus en plus compliqué de faire seul.

Nous déplorons que le sujet intercommunal ne soit pas sereinement abordé lors de ces municipales.

Ce serait un moment idéal pour échanger, pour permettre aux citoyens qui ont tendance à oublier de se remémorer les  différentes phases et difficultés  rencontrées lors de sa construction, à ceux  qui ne s’y sont jamais intéressés de s’approprier les bases, à ceux qui s’en sont éloignés d’en apprécier les nouvelles complexités et les enjeux à venir…

Les électeurs pourraient juger par eux-mêmes et non pas donner un blanc seing par nécessité.

A quoi sert la réforme de l’élection des conseillers communautaires, si elle ne permet même pas de connaître les motivations et les objectifs des postulants ?

C’est une véritable responsabilité que de vouloir gérer une intercommunalité avec ses différences, ses atouts et désavantages, ses convergences et divergences, la volonté de faire ou de ne pas faire ensemble au-delà des transferts de compétences imposés.

L’équipe de Buzet aborde  des domaines  de réflexion, enjeux des années à venir et nous la  remercions de dépasser le stade municipal pour ce scrutin.

https://www.lepetitjournal.net/31t-toulousain/2020/02/27/presentation-de-lequipe-demain-buzet/

Nous n’aurons d’autre choix que d’attendre le résultat des élections et les premiers conseils de Val’Aïgo pour savoir ce qu’il en sera de notre avenir communautaire notamment sur le plan financier et  économique  avec les  zone de Pechnauquié 3, la zone du Triangle de Bessières et celle des « Portes du Tarn » qui nous préoccupe au plus haut point même si les silences sur le sujet en cette période qui se voudrait plus encore porteuse de démocratie et de transparence  apparaissent éloquents

Nous nous autorisons à avoir des inquiétudes que d’aucuns trouveront partiales  ou illégitimes mais que nous affirmons sans vouloir céder au catastrophisme.

Marie-Gabrielle Gimenez

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
M
Il est important de ne pas oublier que les deux sont liées... D'autant qu'avec les mutualisations cela devient important de réfléchir intercommunale en même temps que municipales.
Répondre
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog