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HIP HIP HIP HOURRA !

HIP HIP HIP HOURRA !

Non, pas question de crier victoire suite au résultat local de ces municipales.

Pourquoi ?

D’une part la situation nationale et au-delà mondiale n’est pas vraiment réjouissante même si l’on essaie de se convaincre qu’au final malheur sera bon.

Si et seulement si nous sommes capables de bien analyser les conséquences du fléau qui  sévit et de prendre des mesures raisonnables .Elles  ne signifient pas un repli sur soi tant au niveau personnel qu’au niveau mondial.

Mais encore…

Quand on aime sa ville et qu’on souhaite le mieux possible pour ses habitants, on est souvent confrontés à des choix.

Il faut alors apprendre à dépasser quelques colères aussi justifiées soient-elles.

C’est parfois très dur de se taire, de faire un instant le mort y compris sur des sujets importants comme l’intercommunalité.

Et pourtant que faire quand une campagne prend une tournure qui n’apporte rien sur le fond ?

Etre contre une équipe sortante aurait pu être constructif avec des arguments valables, des propositions novatrices, une cohérence dans la prise en  compte des souhaits avec la conscience des obstacles franchissables et de ceux qui ne le seront jamais.

Le dénigrement systématique, le déni du travail accompli, l’obstination à nier des évidences c’est néfaste.

La diplomatie ne se transmet pas génétiquement.

Les attaques basses et personnelles n’ont rien à faire dans une campagne digne.

Peut-on construire un avenir en ayant en ligne de mire principale le développement de la démocratie participative ?

Les expériences vécues sur d’autres territoires, aussi positives soient-elles  ne sont pas une évidence à mettre en place localement ici comme ailleurs…

Combien de temps faudra t-il pour inciter nos compatriotes à s’emparer de la chose publique, à se sentir concernés et à sortir  intelligemment de la seule délégation ?

Qui pour le savoir ?

Nous pourrons peut-être d’ici quelques mois revenir ce point.

Un défi à relever…

Une élection au premier tour est une reconnaissance.

La reconnaissance  du travail accompli par une équipe sortante, enfin par ceux qui se  sont investis en dépassant leur ressenti personnel, leur découragement parfois, parce que le mandat consenti par les électeurs se devait d’être respecté.

Une élection fusse t’elle au premier tour  n’est en rien un adoubement.

Cette équipe renouvelée pour partie a bien du travail à accomplir, tant au niveau local qu’au niveau intercommunal.

Les promesses n’engagent plus que ceux qui les croient.

La participation des citoyens, la concertation sont du nombre.

C’est une promesse qui revient chaque fois, qui est rarement tenue, même dénigrée au prétexte de l’irréalisable.

Compliquée la réalisation de cette promesse c’est une certitude, mais il faut un début à tout, une porte entrebâillée doit s’ouvrir plus grand vers plus de ce que l’on à coutume d’appeler pompeusement intelligence collective.

Les membres de la minorité aussi devront apporter leur pierre à l’édifice.

Même minoritaires ils peuvent être force de proposition.

L’un des membres de la précédente minorité a fini, après avoir longtemps renâclé, par travailler à la réalisation de projets qui lui tenaient à cœur depuis fort longtemps.

Une majorité capable d’écouter, d’échanger est une chance pour une commune.

Une opposition réactive et investie l’est tout autant parce que des positionnements argumentés sont généralement constructifs.

L’ensemble ne peut que servir l’intérêt général et au final, au-delà des postures, n’est ce pas là l’essentiel ?

 

 

 

 

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