"On est confronté à un déni intime, et public, du vieillissement"
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Et une nouvelle canicule est annoncée…
La priorité, selon Jérome Guedj, reste le soutien à domicile, le soutien aux aidants, aux Ehpad : "Les besoins sont connus [mais] on est confronté à un déni intime du vieillissement, prolongé par un déni public. Cette question est rarement présente quand ça nous pète à la figure".
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Jérôme Guedj : "On est confronté à un déni intime, et public, du vieillissement"
Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne et chargé d'une mission de lutte contre l'isolement des personnes âgées par le gouvernement, est l'invité de Laetitia Gayet. Jérôme Guedj revi...
https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-6h20/l-invite-de-6h20-01-juin-2020
Repenser la protection sociale pour accompagner l’avancée en âge Marie-Anne Montchamp, Présidente de la CNSA, Ancienne Ministre
« …Nos réponses en protection sociale pour accompagner l’avancée en âge doivent être repensées. Elles sont largement inappropriées, car elles sont le fruit, sous la pression d’événements divers (canicule, crise sociale dans les EHPAD et le secteur de l’aide à domicile), d’une longue suite d’amodiations budgétaires et organisationnelles, au fil du temps … La crise sanitaire mondiale nous enseigne que nos sociétés ne pourront plus, dans leurs choix politiques, omettre les grands risques contemporains : risque pandémique, risque climatique, risque environnemental. La personne avançant en âge est un citoyen, jusqu’au bout de sa vie. Notre système de protection sociale lui doit d’affirmer l’égalité de ses droits et l’égalité de ses chances. Les réponses que nous pouvons lui apporter n’ont de sens qu’à partir de l’expression de ses aspirations et de ses préférences. Elles doivent lui garantir un droit inaliénable à la participation et à l’expression de sa citoyenneté. Les objections tenant à son état de santé ou au fait qu’elle puisse être désorientée, fragile, qu’elle vive avec des problèmes cognitifs, ne sont pas recevables. Notre défi collectif est de proposer à chacun, des modes de compensation et d’accompagnement adaptés, garantissant éthiquement sa pleine citoyenneté…
Ce rapport mérite d’être lu, c’est fastidieux mais il ouvre des voies et il faut le lire avec impartialité sans adoubement mais aussi sans trop de méfiance malgré les expériences et le vécu que l’on peut avoir.
Il est beaucoup question du public, du privé, des moyens financiers et du coût pour les familles. La solidarité, l’ouverture à de nouveaux acteurs hors du circuit traditionnel et professionnel sont évoquées…
Des pistes sont dégagées mais il faut rester prudent dans ce monde qui dit devoir reconsidérer suite au Covid le tout financier. Nous savons que parfois même les meilleures volontés débouchent sur le pire et que l’appât du gain y compris face à la situation que nous vivons reste prégnant.
Sans se vouloir Saint Thomas, la vigilance est de mise comme la nécessité de repenser le vieillissement…
