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Villemur-sur-Tarn : Collège Albert Camus/ PPRi, ça déborde…

« L’enseignement devrait être tel que ce qui est offert soit perçu comme un cadeau précieux et non comme une tâche difficile » A Einstein

Faute de place, d’impossibilité d’agrandissement, notre collège ne peut plus accueillir d’élèves dans des conditions correctes. 
Il faut faire avec l’existant en attendant la construction d’un nouvel établissement prévue pour 2026. Prévue…
Non, nous ne nous étendrons pas sur ce point. Rien et personne  n’est blanc, rien et personne n’est  noir et à quoi bon revenir une fois encore sur les péripéties qui accompagnent depuis tant d’années, la route laborieuse conduisant à sa construction. 


Nous avons assisté à la réunion  publique concernant la révision du PPRi, nous sommes capables d’entendre l’argumentaire de la Direction Des Territoires qui craint des inondations.
Nous savons bien que les catastrophes qui se sont déroulées dernièrement constituent un frein à la capacité d’écoute des décideurs préfectoraux.
Deux plateaux dans une balance, bénéfices / risques…
Vous imaginez bien que personne n’a envie d’alourdir le plateau risques…
Nos élus départementaux, nos élus locaux disent avoir fait le maximum pour tenter de convaincre les représentants de l’Etat d’un allégement passager des contraintes,
d’accepter l’installation de préfabriqués.
Il semble que rien n’y fasse malgré les évolutions sur les alertes météorologiques et les possibilités d’évacuations ou de fermetures à titre préventif…

Peut-on rester indifférents à la situation actuelle?

Non, car ce sont nos enfants qui sont pénalisés par cette situation qui perdure et risque de perdurer encore si aucune porte ne s’ouvre…

A Villemur les difficultés sont bien plus prégnantes que dans d’autres établissements et cela est ressenti à juste titre comme une injustice.
Conserver le lien pédagogique en ouvrant les établissements  est prépondérant pour éviter que ne se creusent les inégalités sociales.
L’administration de l’établissement comme les professeurs et le personnel s’investissent au maximum pour faire face à une situation compliquée par le virus et des mesures sanitaires contraignantes.
L’énorme investissement personnel, la volonté d’une équipe éducative ne peuvent pas combler toutes les failles du système actuel aggravé par la Covid.
Il manque des enseignants, du personnel, des classes… 
Travailler par demi-groupes serait salutaire mais comment faire avec un déficit en infrastructures et en personnel.
Tout le monde est sous pression.
Si vous saviez combien les équipes doivent jongler afin de respecter au plus prés les consignes sanitaires dans des espaces réduits. Tout cela impacte tant les conditions de travail que le temps imparti à l’enseignement.
Se profile en plus, alors que la rentrée 2021 va voir croître le nombre d’élèves en 6éme, le risque de suppression d’une division en 5éme…
Trop c’est trop, 
Nous déplorons nous aussi,  les incohérences destructrices de différentes instances…
Le fossé qu’il y a entre les volontés affichées par notre gouvernement et les réalités du terrain se creuse sans cesse.


Pourquoi dans ce pays faut-il en arriver à des manifestations, à des grèves pour se faire entendre des autorités dites compétentes ?
Pourquoi faut-il être toujours dans la confrontation ? 
Nous retiendrons cette remarque lors d’un échange avec un enseignant « On se réunit pour dire toujours la même chose à des interlocuteurs différents, l’institution a trouvé cette parade pour épuiser les revendications des gens qui eux, restent en place»
 Oui, les décideurs de ce pays qu’ils soient élus, non élus, passent, changent au gré de mutations, de départs en retraite ou d’élections…
Les problèmes dénoncés perdurent, s’amplifient…
Triste constat réaliste qui va finir par trouver ses limites…


Marie-Gabrielle Gimenez

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