Villemur-sur-Tarn : Projet de gravière
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Il y avait bien du monde pour ce premier conseil municipal de l’année 2022.
L’affluence a permis de tester un saturateur d’air qui durant la séance s’est mis à l’orange signifiant qu’il était temps de renouveler l’air ambiant.
Un test qui ouvrira peut-être sur l’équipement de nos écoles.
Le PPRi
Brièvement, nous évoquerons la déception de monsieur le maire qui a déploré le peu d’intérêt accordé à l’enquête publique sur la révision du PPRi impactant notre commune.
Un travail énorme et fructueux respectant la légalité et tenant compte des risques , à été effectué, notamment sous la houlette de monsieur Rebeix en charge de l’urbanisme lors du mandat précédent.
Une réunion s’était tenue il y a plusieurs mois à la salle de Bernadou.
L’information a été largement diffusée et affichée en de nombreux lieux tant en ville qu’aux alentours.
Il est encore possible de voir les documents en mairie, d’y rencontrer ce samedi monsieur le commissaire enquêteur pour d’éventuels renseignements, le dossier est complexe, pour des remarques etc…
Des cahiers sont encore à la disposition du public pour des questions, requêtes ou prises de position jusqu’à samedi ;
Les documents sont aussi accessibles et téléchargeables sur le site préfectoral.
Parenthèse refermée.
Une gravière aux lieux-dits La Pasquette et Le Pont ?
Comme un élu de la minorité l’a remarqué, nous regrettons que ce projet n’ait pas fait l’objet d’une réunion publique comme il le mérite.
Bien sûr ce n’est qu’une première approche mais à entendre le porteur du projet tout est déjà bien étudié et des acquisitions foncières seraient en cours.
Mettre la charrue avant les bœufs nous laisse dubitatifs.
Nous avons le souvenir, c’était il y a ma foi fort longtemps, d’un projet identique sur ces mêmes lieux lors d’une campagne des municipales. A l’époque le projet avait été abandonné ou était tombé dans les oubliettes. La richesse des terres agricoles concernées avait été mise en avant.
Il n’y a pas si longtemps la commune a pris à sa charge une révision allégée du PLU dans l’optique de l’installation d’un camping, dans la même zone et sous l’impulsion du même propriétaire. Pas de suite…Que deviendra ce projet de gravière ?
Nous ne pouvons le dire mais la vigilance s’impose dans ce qu’il est commun d’appeler l’intérêt général.
La colère des riverains…
Oui nous savons tous que quand les désagréments sont devant notre porte il y a réaction, c’est humain…
Le sujet en la circonstance dépasse tout de même les intérêts particuliers des riverains.
Les questions sont légitimes et méritent mieux que des assertions d’un seul porteur de projet et d’un élu qui met en avant une forme de sécurité environnementale liée à la présence dans son équipe du président de Nature en Occitanie.
Aucune mise en cause personnelle, juste une remarque.
Ce projet inquiète et qu’un élu se réfère au Plan Climat Air Energie Territoire (PCAET) pour affirmer tout le bien qu’il en pense avec pour prétexte que les matériaux nécessaires à l’économie locale proviennent actuellement d’un gisement situé à 50 km nous parait hasardeux si ce n’est irrecevable.
Mais, expliquons…
Alors voilà l’histoire.
La société Denjean dont trois membres étaient présents, a racheté la société RUP qui détenait la gravière de Nohic entre autres.
Sur le site de Nohic une centrale à béton continue de fonctionner ainsi qu’un point de vente de matériaux. Une installation de traitement de matériaux est elle, inactive par manque de matières premières.
La société Denjean effectue le transport des matériaux vendus à Nohic depuis leurs installations situées à Escatalens, à peu près à 50km.
Pour la société Denjean, l’exploitation d’une gravière située à environ 5km sur la commune de Villemur permettrait de réduire des effets négatifs pour l’environnement, une préoccupation très importante, gaz à effet de serre, usure des routes, risques liés à la circulation de camions…
Vous avez tout compris bien sûr.
S’en suivent des considérations qui ne peuvent que servir les intérêts locaux.
Création d’emplois, cession à la commune contre un euro symbolique d’un lac d’agrément dont nous avons eu du mal à saisir la taille réelle, sur le papier 3ha,1,5 selon un membre de l’entreprise Denjean et d’une zone naturelle favorisant la biodiversité et le développement d’une zone humide de taille équivalente, tout prés de la voie verte. Pour monsieur le maire cela agrémenterait l’entrée de ville ???
Financièrement, la commune recevrait par tonne de graves propres extraites la mirifique somme de 5 centimes d’euros…
Et cerise sur le gâteau, la société Denjean prendrait à sa charge les frais de révision simplifiée du PLU. De grands seigneurs car il faut savoir que cette société fait vivre 600familles.
Pour rassurer la population toutes les mesures de réduction des nuisances sont explicitées sur le document qui sera mis en ligne par la mairie,.
Juste quelques infos, pelle à chenille de dernière génération, camions équipés de moteurs réduisant les émissions polluantes, revêtement en caoutchouc au fond de la benne pour réduire le bruit du ou des premiers godets…
Et mieux encore, dans cette zone sous PPRi créations d’écrans acoustiques réduisant les effets sonores au moyen de merlons de terre d’environ 2à 3,50m respectant la topographie du terrain naturel. C’est sans doute cette dernière précision qui a autorisé la société à répondre à nos questionnements que tout serait conforme aux directives du PPRi…
Nous ne vous inonderons pas de plus d’information, il faudra bien une réunion pour répondre aux diverses questions soulevées sur la dangerosité de la route entre Villemur et Nohic et tant d’autres…
Nous sommes d’ailleurs rassurés sur ce point pour avoir entendu notre maire conseiller départemental assurer combien il était sensible à la démocratie de proximité, ce lors d’une session du CD31.
Divers avis seront nécessaires et une étude environnementale obligatoire.
Monsieur le maire nous a pris à témoin, nous qui suivons le dossier des « Portes du Tarn » savons le sérieux de ces enquêtes. Un Elanion passe…
En raccourci, ne mettons pas, nous, la charrue avant les bœufs mais la vigilance s’impose
.Nous vous livrons quelques documents qui seront peut-être éclairants.
Nous vous invitons à aller voir de plus prés comme nous l’avons fait, la gravière située dans la zone du triangle à Bessières, une gravière d’extraction.
En conclusion, nous nous avouons tout de même inquiets par les dernières décisions locales.
Nous avons été déroutés par l’installation d’un commerce à Magnanac sans place de parking, même pas pour un accès aux personnes à mobilité réduite, il nous a été répondu à l’époque qu’il y avait le parking sur la place du hameau.
Seconde secousse, la vente du parking de covoiturage avec l’aire de stationnement de temps en temps dévolue aux cirques ou aux forains. Ceci pour une opération immobilière.
Face à notre surprise, il nous a été répondu que l’aire de covoiturage serait peut-être déportée vers le parking de l’ancienne usine Molex, la fête aussi d’ailleurs…
Nous avons entendu ce lundi qu’il y avait aussi le parking du cimetière comme possibilité.
Des inquiétudes aussi sur la nature des terrains mais tout sera conforme.
Face à tout ça nous ressentons une vive inquiétude. Ne serions nous pas entrain de nuire à la biodiversité ?
Pourquoi ? A force d’en avaler, nous craignons de voir dangereusement diminuer le nombre de couleuvres sur notre territoire.
Une citoyenne usagère face à certains citoyens élus aux méthodes usagées.
Marie-Gabrielle Gimenez
https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000347845/
http://www.naturemp.org/Le-Conseil-d-Administration.html
http://www.naturemp.org/-Projet-de-carriere-de-Bedeilhac-.html
Projet de carrière délimité en gros par le ruisseau des Nauzes, le ruisseau de Magnanac, le chemin de la Pasquette.

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