Mise au point : Article concernant la vente du presbytère.
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Suite à quelques messages de soutien ou de rejet.
Bien loin de nous l’idée de minorer l’importance de la présence d’un prêtre à Villemur.
Nous adhérons sans restriction à la nécessité de lui offrir des conditions de vie et d’exercice dignes. Il faut que ce soit dit et ne pas penser à lui qu’en termes de bénédiction pour les mariages, baptêmes et obsèques.
Ce qui nous a chagriné c’est l’intrusion de la contestation, aussi légitime soit-elle lors de la messe.
Pour le père Saphy la prière à Marie à la fin de chaque messe semble revêtir de l’importance, d’où une incompréhension d’autant plus grande.
Nous avons marqué notre désapprobation en quittant l’église avant la bénédiction finale.
Nous ne voyons pas où il y a lâcheté, s’il y a maladresse il faut se poser les bonnes questions.
Chacun est encore libre de penser et d’exprimer son ressenti, vous comme nous.
Dernière remarque :
Il est regrettable que, depuis que le presbytère est en vente, les chrétiens de Villemur offusqués et blessés n’aient pas jugé utile d’en faire part lors d’un conseil municipal ouvert au public avec possibilité de prise de parole.
Qu’ils fassent appel au Père Saphy pour intercéder auprès du Seigneur peut s’entendre, Le Maire, même si ce n’est pas une vérité absolue, reste accessible en chair et en os.
Avant de terminer, ajoutons que nous sommes conscients qu’au-delà d’être un logement, le presbytère est aussi un lieu de rencontres pour les réunions, le catéchisme et même quelques salles ont été dévolues à des associations
Il y a en son sein des archives qui représentent un véritable trésor pour l’histoire villemurienne et il est indispensable de les conserver en lieux sains et sûrs.
Marie-Gabrielle Gimenez
Parce qu’il est toujours utile de faire une introspection pour nous comme pour toutes et tous nous vous invitons à lire ou relire ce texte qui accompagne la feuille paroissiale de cette fin de semaine.
Méditation du jour : Les pharisiens
Il n’y a rien de pire ici-bas que les faux maîtres ou docteurs dont la science ne dépasse pas les frontières d’une même ordonnance dressée pour tous sans distinction aucune.
« Il faut passer par ici, et non par-là ! Croire ceci et non cela ! Comprendre ainsi et non comme ça ! ».
À les entendre, tout laisse penser qu’ils sont reçus tous les jours dans le cabinet de Dieu d’où ils reçoivent des instructions (qui à vrai dire varient très peu)pour la terre
entière !
Admettons que ces gens éclairés accomplissent ce qu’ils demandent aux autres, ce n’est pas une raison pour étendre au grand nombre leur propre programme.
C’est par là que chancellent les âmes jusqu’au découragement le plus irréparable. Il est un art de la compréhension et de l’adaptation que l’on doit à chaque personne, qui ne s’apprend ni en faculté, ni au séminaire, ni même dans les livres, mais seulement dans la vie, sous le coup de la diversité pas seulement constatée mais admirée.
Il est un deuxième chemin excellent pour atténuer la soif de dirigisme qui peut nous envahir, c’est le souvenir des peines, des lenteurs, des lassitudes, des ras-le-bol, que nous avons nous-mêmes ressentis un jour, sans oublier nos lâchetés qui ont mis au sol le plan pourtant céleste de nos vies.
Parader en Tartuffe pieux est une abomination. Jouer les invincibles en prenant soin de cacher ses faiblesses, ses limites et ses erreurs finit par éloigner de soi l’humanité souffrante.
Michel-Marie Zanotti-Sorkine
