Mais quelle mouche l’a piqué ?
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Ah mes braves amis, par les temps qui courent on ne peut plus se fier ni à rien ni à personne.
Pourquoi ?
Ben, le conseil de ce lundi 3 octobre nous a laissé dubitatifs !
Ah bon ! Mais que s’est-il passé ?
Oh trois fois rien, par rapport à ce qu’il nous arrive de vivre, trois fois rien mais tout de même, de quoi se questionner.
Figurez vous qu’il fallait lors de ce conseil voter la remise de la dernière tranche des subventions allouées à certaines associations.
Et alors…
Et alors, figurez-vous qu’un élu s’est questionné sur le versement à deux associations distinctes de deux soutiens distincts pour une même prestation.
Et alors…
Deux associations s’unissent pour travailler sur un projet commun et ca ne date pas d’aujourd’hui. Déjà sous la mandature de monsieur Boudet ces deux associations travaillaient de concert pour une exposition.
Et alors…
Et alors, et alors, la question est arrivée !
Mais comment diantre cela est-il possible ?
N’y aurait-il quelque entourloupe dans cette histoire, comme un moyen d’avoir plus de subvention que mérité ?
Et alors…
Alors on vous explique le pourquoi du comment des Zévénements avec un grand Z.
Figurez-vous que deux associations, l’Association du Villemur Historique et l’Association Pour la Sauvegarde du Villemurois unissent leurs efforts pour le bien commun, à savoir une exposition.
Les uns se consacrent aux costumes et décors, les autres aux recherches historiques et à la mise en page des textes.
Toutes ces braves personnes ne lésinent pas sur le travail à accomplir tant intellectuellement que physiquement.
Ils auraient bien d’autres choses à faire ces bénévoles mais que voulez vous, ils aiment Villemur et ils savent faire vivre son histoire et la rendre accessible y compris aux plus jeunes.
Et croyez nous, il en faut du courage et de l’énergie pour jouer les petites mains et coudre des costumes, habiller des mannequins et les descendre dans la belle salle de la Tour de Défense via un escalier pas vraiment facile alors que certains pèsent « un âne mort » parce que de fabrication artisanale avec les moyens du bord.
Il en faut du temps et de la dextérité pour peindre construire et dresser des décors.
Il en a fallu de l’énergie pour nettoyer la salle des meules sous la Tour de Défense.
Il en faut de la patience pour rechercher dans les archives et respecter l’histoire locale, pour tout résumer en bon français.
Le travail est un travail de longue haleine pour préparer, être présent durant l’été et par la suite tout remettre en place
Bref, assurer ce bénévolat n’est pas une sinécure et mérite un soutien.
Ces deux associations répondent aux contraintes imposées pour prétendre à des subventions,
Elles étaient au forum des associations, sont respectueuses des biens publics. Légitimement elles présentent chaque année les comptes lors d’assemblées générales ouvertes et annoncées.
Elles ne thésaurisent pas l’argent public et l’utilisent sciemment au service du patrimoine villemurien, des habitants.
Nous partageons l’amour pour cette ville, pour son riche passé.
Nous savons pour l’avoir longuement pratiqué les difficultés du bénévolat et la volonté des bénévoles.
Nous savons combien il peut être difficile de cohabiter, de partager, supporter et c’est sans colère, juste avec tristesse, regrets, une forme de mal au cœur, à l’esprit, à la raison, que nous regrettons cette remise en question de subventions largement méritées et intelligemment utilisées.
En appelant à notre mémoire, nous pourrions développer plus encore notre incompréhension face à d’autres choix faits avec l’argent public mais à quoi cela servirait-il ?
De désillusion en désillusions nous voilà, nous aussi, dans une sorte d’impasse, avec bien des questionnements.
Une impasse, tiens donc, cultivons la foi…
Marie-Gabrielle Gimenez
