Au fond de la piscine…
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Au fond de la piscine…
Peut-on en tout, pour tout et toujours excuser, expliquer des changements d’attitudes, des revirements ?
Comment par exemple peut-on passer d’une attitude amicale si ce n’est plus à une nuisible détestation ?
Même si des éléments concrets provoquent une blessure peut-on s’enfermer dans la rancune ?
Il ne s’agit pas de tout accepter quand on est déçu, juste de trouver la bonne réaction qui se situe rarement dans les extrêmes.
Il est tellement plus facile de réclamer des autres, de leur reprocher quelque chose plutôt que de se reconsidérer soi-même. C’est un combat de chaque jour pour ne pas tomber dans la facilité et ce n’est pas évident.
Bien sur la complexité de l’être humain comme celle de notre société ouvre la porte à une forme de mansuétude quand on est spectateur de situations compliquées.
Cette compréhension doit-elle pour autant anesthésier l’analyse, le sens critique ?
Peut-on accepter que soient invoquées la nécessité de s’adapter à de nouvelles exigences, de répondre à des priorités pour expliquer de brusques revirements ?
Et ceux qui s’interrogent sur la situation qu’ils ont à affronter concrètement doivent-ils adhérer à ce qui est, ce qui se fait, sans se préoccuper de ce qui pourrait ou devrait être de ce qui pourrait ou devrait se faire…
A moins qu’on ne partage le monde qui nous entoure entre d’un coté les gentils qui font tout bien comme on le souhaite et qui adoubent tout et les méchants qui contestent tout et tentent de nous nuire…
Les instances des pouvoirs ne sont pas des cours de récréation.
Pour notre part nous allons essayer en toute indépendance, de rester fidèles à notre nature profonde qui consiste à se questionner sans cesse, à questionner quand c’est possible et à réfléchir à l’intérêt général.
L’intérêt général, vous savez, celui qui se nourrit d’échanges constructifs, celui qui devrait aider à dépasser les ambitions, l’envie de dominer, les méfaits du pouvoir et même les colères motivées ou non…
Une Utopie !
Peut-être, tant que ça ne devient pas une nostalgie…
Marie-Gabrielle Gimenez
