Villemur-sur-Tarn : Bienvenue Père Jean Arfeux
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Villemur-sur-Tarn : Bienvenue Père Jean Arfeux
En ce 17 septembre la messe de Villemur était célébrée conjointement par notre nouveau curé, le Père Arfeux et le Père Joseph Dao qui officie depuis plusieurs mois sur notre commune.
Le mot de bienvenue du Père Joseph.
Sois bienvenu.
Chers Messieurs les Maires et élus,Chers Anciens Combattants,Chers frères et sœurs paroissiens.
Aujourd’hui c’est la fête à Villemur, nous sommes heureux de célébrer la messe avec notre nouveau et jeune curé de 43 ans, le Père Jean Arfeux. Il est curé de nos ensembles paroissiaux de Villemur et de Fronton, avecnos 17 clochers. Et moi je reste son vicaire.
Cher Jean,
Sois le bienvenu. Merci d’avoir accepté d’être notre curé. Nous sommes heureux que tu sois notre pasteur.
Le territoire villemurois de ta mission comprend 10 clochers : Villemur, Magnanac, Le Terme, Sayrac, Bondigoux, Layrac, Le Born, La Magdelaine, Mirepoix et Villematier. Nous sommes environ 11.000 habitants.
Et il n’y a qu’un seul feu rouge sur ce parcours immense. Ici, l’an passé, il n’y eut modestement que 8 mariages, 37 baptêmes, 30 enfants au KT, mais 92 obsèques, c’était la seule activité pastorale vivante de nos paroisses. Tu es curé pour la première fois, mais par ta disponibilité et ton écoute, tu seras un excellent curé.
Tu as le bon sens de la pastorale et tu es enseignant à la faculté de théologie, tu auras donc de très bonnes homélies à nous donner. Si les paroissiens de Villemur désertent mes messes pour venir t’écouter, je n’en serai pas du tout jaloux, c’est promis. Sois heureux parmi nous.
Joseph Dao
Voilà un message d’accueil, humble, chaleureux, teinté d’humour. Le message d’un homme qui invite toujours à la réflexion avec des mots simples, sans jamais porter de jugement péremptoire. Un savoir faire et un savoir être appréciables et appréciés.
L’Homélie du Père Arfeux :
Après avoir remercié le père Joseph, le Père Arfeux à délivré sa première homélie dans nos murs sur le thème du Pardon.
Le pardon, un sujet sensible.
Sommes-nous capables de pardonner pour répondre aux enseignements de l’Evangile ?
Modestement, en toute humilité, tentons d’expliquer brièvement pourquoi nous avons été très attentifs, voire plus, aux mots du Père Arfeux . Le pardon si difficile à accorder, si facile parfois à demander.
Pour blesser ses semblables les situations, les moyens, les attitudes sont multiples.
Selon les tempéraments, il est de simples égratignures promptes à devenir de véritables plaies compliquées à refermer. Nous sommes humains, faillibles, facilement atteints dans notre intégrité, nos sentiments…
Œil pour œil, dent pour dent, nous réagissons souvent sans réfléchir et le mal s’en va crescendo.
La remise en question n’est jamais chose aisée.
Pour apprécier la valeur du pardon peut-être faut-il avoir appréhendé les destructions engendrées par la rancune, la haine.
Ces sentiments ne peuvent déboucher sur la sérénité indispensable à la paix, qu’elle soit paix au niveau universel ou paix intérieure à cultiver par chacun de nous.
Oui Père Arfeux, nous avons été réceptifs à votre appel.
Nous faisons toujours humblement partie de ces brebis souvent égarées qui rêvent et sont en quêtes de pâturages toujours plus verdoyants. Nous nous remettons souvent en question car rien n’est jamais acquis, rien n’est jamais noir ou blanc, bien ou mal. Il faut toujours considérer les contextes et se questionner.
Les incertitudes et cogitations ne sont jamais simples à vivre et nous prêtons toujours une oreille attentive aux discours éclairants, enrichissants, d’où qu’ils émanent.
Cependant les discours restent des discours et c’est la mise en œuvre qui est parfois compliquée, L’accord entre les mots et les actes.
Nous ne pouvons que partager vos souhaits et espérer que vos paroles auront pénétré et les cœurs et les cerveaux, véhiculant ainsi les valeurs de l’Evangile.
Égoïstement et lucidement nous l’espérons et le souhaitons pour nos paroisses et au-delà.
Que le pardon prenne le pas sur toutes les rancœurs, les velléités, qu’elles soient motivées ou futiles…
Bien qu’imparfaits, essayons de tendre vers le meilleur, c’est ainsi que nous avancerons, que nous rétablirons la confiance qui permet l’épanouissement, l’envie de construire dans des relations apaisées, bénéfiques pour tout et tous.
Merci et bienvenue Père Arfeux.
Vivre dans un monde où nul n’est pardonné, où la rédemption est refusée, c’est comme vivre en enfer.
Milan Kundera
