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Brasseurs de vents…

  • Un Oeil Sur Villemur

Au point où nous en sommes !

Et pourtant…

Au-delà des événements tragiques et  anxiogènes de ces derniers temps, bien des éléments perturbent notre quotidien tant nationalement que localement.

La démocratie est mise à toutes les sauces et c’est avec une profonde tristesse que le constat s’établit, nous ne sommes pas seuls à brasser du vent…

A force de discours plus aisés que leur mise en pratique, naissent des rancœurs, des rancunes, des colères, des haines, des découragements,  liste non exhaustive…

Tout ça pour évoquer, seulement évoquer, l’implantation d’éoliennes sur nos coteaux.

Lors des conseils communautaires, des conseils municipaux, à travers des distributions de documents, le sujet s’impose.

En 2003, nous étions de ces perturbateurs qui s’opposaient à l’implantation d’un aéroport.

Nous avions fait le choix, pas si simple,  de venir vivre à la campagne et voilà que se profilaient des nuisances et pas n’importe lesquelles…

Peu de villemuriens, hors à Sayrac, se sentaient concernés.

Nous avons le souvenir d’avoir présenté lors d’un conseil municipal une motion qui obtint un soutien « par solidarité », c’est dire la force du soutien.

Une élue de l’époque s’était abstenue s’estimant « juge et parti ».

Il y avait cependant des soutiens d’élus plus affirmés. Des élus du conseil municipal actuel doivent comme nous s’en souvenir.

Il est toujours très facile de se positionner pour une installation comportant des nuisances quand ces nuisances sont pour les autres. Le « Pas devant ma porte » est souvent  vérifié.

Nous ne sommes pas indifférents au sujet des éoliennes, sujet complexe par sa nature, l’accélération du changement climatique,  ses intérêts financiers, les objectifs nationaux à atteindre…

Soyons honnêtes et reconnaissons qu’un apport financier n’est pas à négliger pour une commune, une intercommunalité. Reconnaissons aussi que l’Etat donne de plus en plus de responsabilités,  dans certains domaines,  aux élus dits de proximité. Comme souvent, entre vices et vertus…

Le coté pernicieux des évolutions législatives laisse dubitatif.

Revenons donc au sujet. Nous avons des craintes et des questions.

L’efficacité des éoliennes est-elle réelle ? On nous oppose que les investisseurs ne sont pas des idiots, oui mais…

Des craintes pour les oiseaux et les chauves-souris, mais non, elles seront très hautes les éoliennes, quant au visuel et au bruit…

Même le démontage et le traitement des matériaux par les générations futures peuvent interpeller ; Il y a des réponses à tout.

En fait, nous sommes incapables d’apprécier les impacts positifs comme négatifs à leur juste niveau.

Disons le en plus très fort, nous en avons marre de l’impuissance, des querelles qui minent l’ambiance de nos lieux de vie.

Le respect mutuel s’impose pour avancer et ce n’est pas en s’invectivant, en haussant le ton, en se méprisant, en niant des évidences que la paix sera possible.

Monsieur le maire de Villemur s’est exprimé pour ouvrir la porte à la concertation, en conseil communautaire, puis lors du conseil municipal de Villemur.

Il a proposé lors de ce conseil d’installer un registre en mairie afin que chacun puisse s’exprimer. Il sera tenu compte des prises de position et le vote se fera en conseil.

Les opposants au projet veulent entre autre une réunion publique qui leur parait porteuse voire nécessaire.

Qui tranchera ?

Espérons et souhaitons que ce soit le bon sens  et ce pour le vivre ensemble apaisé tant prôné mais si compliqué à mettre en œuvre.

 

Et plus généralement, le bon sens…

 

Il ne peut consister à s’invectiver, se mépriser même de façon fort courtoise, ironiser…

Des débats argumentés,  cordiaux et sereins sont plus porteurs.

Les réseaux sociaux sont mis au pilori.

Existeraient-ils avec tous les défauts dont ils sont accablés si ceux qui briguent des mandats au nom de la  Démocratie la faisaient vivre honnêtement.

Il suffirait de tendre  des oreilles vraiment attentives aux propositions, questionnements, constatations et contestations, aux souffrances…

Ce n’est pas ouvrir la porte à tout et n’importe quoi, c’est juste ne pas donner le sentiment que le peuple, une fois qu’il s’est exprimé, ne détient plus aucun pouvoir.

Les convictions ne peuvent se satisfaire de l’absence d’informations honnêtes , pas plus d’une communication plus ou moins crédible, plus ou moins recevable.

Sommes-nous à ce point incapables de comprendre, de faire preuve de discernement quant à certains choix, certaines contraintes ?

Trop facile de nous répondre, désintérêt de la chose publique, passivité…

L’usure a fait son travail négatif. Quand on a le sentiment de parler dans le vide, de ne jamais être au moins écouté si ce n’est entendu, on se lasse. L’impuissance est un poison.

Non, tous les élus ne sont pas des pourris, tous ne sont pas des assoiffés de pouvoir.

Non, tous les habitants ne sont pas des  «  jamais contents » tout juste bons à contester.

Se passer de l’intelligence collective est plus qu’une faute.

De multiples exemples dans le pays le démontrent.

Il va falloir travailler sur la durée pour faire revenir la confiance, redonner du sens à l’intérêt général, à la participation…

Nous avons tellement pris l’habitude de devoir subir plutôt que choisir…

Il va en falloir du courage et de tous les cotés pour poser les problèmes importants sur la table, pour sortir de querelles stériles, d’un quotidien où la critique de part et d’autre est un art.

Il est temps de se réveiller.

La défiance, qu’elle vienne des élus à l’encontre du peuple ou du peuple à l’encontre des élus est un fléau.

Est-il trop tard pour retrouver la lucidité, laisser les étiquettes des uns et des autres au placard, éviter les pièges et dangers amplifiés par la situation actuelle anxiogène à plusieurs niveaux.

Le temps passe vite…

 

Marie-Gabrielle Gimenez

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Merci Madame,<br /> Vous lire est toujours un plaisir, décuplé sur ce sujet qui nous impacte directement dans nos coteaux.<br /> Les mots ont un sens,rappelons celui du mot concertation<br /> "La concertation est l’action de débattre1, dans le cadre d'un dialogue engagé entre tous les acteurs concernés, qui échangent leurs arguments, afin de prendre en compte les divers points de vue exprimés et de faire ainsi émerger l’intérêt général, en amont de la mise en forme d’une proposition, avant de s’accorder en vue d’un projet commun. "<br /> Nous en sommes encore très très loin, quand on nous propose en lieu et place un cahier ou des questions à poser par avance.<br /> Bien cordialement<br /> Roland Richard
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