La ruralité ne serait plus un gros mot…
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La ruralité ne serait plus un gros mot…
« La ruralité doit être un laboratoire de la démocratie active »
"La ruralité n'est plus un gros mot", s'est réjoui le tonitruant président de l'AMRF Michel Fournier, à l'occasion de ce congrès où deux membres du gouvernement, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, et Dominique Faure, ministre déléguée chargée des collectivités territoriales et de la ruralité, avaient fait le déplacement, à la fois pour défendre le programme France ruralités présenté en juin par la Première ministre Elisabeth Borne et son volet "villages d'avenir", et la planification écologique qui se met en place. D'ailleurs Christophe Béchu a rendu hommage à Fanny Lacroix, maire de Châtel-en-Trièves qui a aussi conduit pour le compte de l'AMRF le "Grand Atelier" (sorte de convention des maires ruraux sur les enjeux de la transition écologique), incarnation selon lui de "la ruralité des solutions". "La transition écologique est l'occasion de repenser le partage des richesses", a-t-il dit, avant de défendre "le droit au village". "Jamais le sujet de la ruralité ne s'est imposé dans le débat public avec une telle force", a-t-il assuré…
"Ce que l'Etat appelle planification écologique, on va le faire mais à nos conditions"
Et les maires ruraux veulent être aux avant-postes de la transition écologique, "être dans le tour de table décisionnaire de la planification écologique". "Ce que l'Etat appelle planification écologique, on va le faire mais à nos conditions (…) Sans la commune rien ne se fera, avec la commune tout devient possible", a posé Michel Fournier…
Alors que l'Union européenne fixe un objectif de 42% d'énergies renouvelables d'ici à 2030, que la loi du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables prévoit la création de "zones d'accélération" qui accueilleront les futurs parcs éoliens ou photovoltaïques, les maires ruraux se retrouvent en première ligne. Craignant l'essor de gigantesques fermes photovoltaïques, ils demandent des projets "à taille humaine", mais aussi une équité dans le "partage des retombées économiques et fiscales" en particulier dans la répartition de l'Ifer (imposition forfaitaire des entreprises de réseaux). "50% de l'Ifer doit être attribuée à l'échelon communal", plaident-ils dans le document.
Ils veulent aussi "se sentir complètement partie prenante du Pacte républicain", à travers une véritable politique d'aménagement du territoire. "Nous ne voulons pas voir dans nos campagnes que des éoliennes, nous voulons aussi des boulangeries, des écoles et des médecins", reprend le document…
le président d'Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez a annoncé, samedi, le retrait de la région du "zéro artificialisation nette".
"Arrêter de cautionner des lois qui mettent la ruralité sous cloche"
Ce retrait du ZAN, "on le fait en lien avec les départements", assure-t-il devant le président LR du département de l'Isère Jean-Pierre Barbier, qui opine du chef. "Il faut arrêter de cautionner des lois qui mettent la ruralité sous cloche", insiste-t-il. La veille, le président du département avait d'ailleurs manifesté son agacement au sujet du ZAN, devant le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu et la ministre déléguée chargée des collectivités territoriales et de la ruralité Dominique Faure, constatant "parfois une volonté d'emballement des services de l'Etat pour qu'il se mette en place tout de suite". Alors que la loi prévoit un objectif de réduction de 50% du rythme d'artificialisation d’ici 2031 et fixe 2050 comme date butoir.
Les haies : Rôle clé dans la restauration de la biodiversité
Le pacte met d'abord en avant le rôle des haies dans la restauration de la biodiversité - elles sont des refuges pour les espèces sauvages, en particulier les pollinisateurs essentiels aux cultures, et composent la trame verte pour que ces espèces puissent se déplacer. Elles rendent également de nombreux services environnementaux en contribuant à réduire l’érosion du sol, en procurant un effet brise vent et anti-sécheresse en limitant l’évaporation et en stockant du carbone dans les arbres et les sols. Sans oublier leurs atouts agronomique
Commentaire :
De nombreux particuliers sont conscients de cette richesse. Malheureusement l’entretien des haies peut s’avérer fastidieux et de plus en plus onéreux,
Des solutions encourageantes pourraient exister.
https://www.sipom.fr/fr/actualites-page-accueil/le-broyage-des-vegetaux.html
