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Installation du Père Jean Arfeux : La substantifique moelle

  • Un Oeil Sur Villemur

Il y a généralement, dans toutes les prises de paroles, des éléments à retenir, des notions pour réfléchir, Le discours peut-être enrichissant culturellement,  renseigner sur la personnalité de l'orateur, ses objectifs, ses centres d’intérêt, sa capacité d’échanges, d’empathie pour rassembler…

 

En ce dimanche 20 novembre

 

Nous avons assisté à Fronton, sous la présidence de Mgr de Kérimel,  dans une église pleine de paroissiens, à l'installation dans sa fonction de curé de l'unité pastorale des 17 clochers, du Père Jean Arfeux.

Une cérémonie religieuse remplie d'émotion.

L'engagement de porter sans cesse la foi,  d'essayer de faire entendre la parole des évangiles, de l’Eglise,  est peut-être aujourd'hui, et dans cette période,  plus difficile qu'hier.

C'est avec une profonde modestie que notre nouveau curé s’engage à persévérer sur ce chemin.

À la fin de la cérémonie il a adressé un grand merci à tous, religieux, élus, bénévoles, habitants…

 

Imageant sa pensée du moment.

 

En conscience de l’ampleur du travail, de la nécessité de remises en question perpétuelles, le Père Arfeux a développé un espoir relatif à cette sentence bien connue «  on ne saurait faire boire un âne qui n'a pas soif ».

Autrement dit,  compliqué de faire entendre raison à quelqu'un de têtu,  de contraindre un contemporain  à essayer avant de rejeter.

 

Il a proposé,  face à une attitude bornée, une méthode.

 

Prendre un âne qui lui a très soif,  l'installer près d'un baquet d'eau fraîche afin qu'il boive à satiété devant son compère têtu.

Cela avec l'espoir que ce dernier se rapproche du bac, goûte et finisse par apprécier l'eau fraîche.

En raccourci, amener à découvrir ce que l'on rejette d'emblée.

Allez donc savoir pourquoi l’auteur de l’affirmation sur l’entêtement a  ciblé l'âne dans le bestiaire.

Nous en connaissons des ânes,  sur quatre pattes bien sûr.

Ils sont parfaitement aimables,  intelligents dans leur docilité,  et d'une profonde gentillesse non péjorative. Ajoutons une indéniable  reconnaissance envers ceux qui apportent diversement des notes affectueuses à leur existence.

 

La méthode proposée  pour débloquer une situation mal engagée peut être porteuse.

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Ce qui est important c'est ce qui est déposé dans l’abreuvoir.

 

Nous sommes nombreux,  chrétiens  ou non,  à avoir soif d'apaisement,  de dialogue,  de solidarité,  d'empathie…

La liste de nos espérances est longue et non exhaustive.

Tout cela ne coule pas de source.

Il faut dépasser nos possibles  déceptions, porter,  cultiver,  inculquer des valeurs, combattre les préjugés…

Un travail de longue haleine qui nécessite d'apprendre à s’ouvrir aux autres, à s'écouter et à écouter, à avoir le courage de l'abnégation et de la persévérance.

Nous pouvons tous apporter notre goutte d'eau à ce baquet proposé par le Père Jean Arfeux.

Il n'est pas ici question de prosélytisme,  c'est juste un appel à la réflexion, à la responsabilité. Un souhait pour l'action afin de construire modestement  chacun avec nos moyens, nos savoirs, nos expériences, un monde meilleur

Et si nous commencions localement !

 

M-G Gimenez

 

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