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QUAND LES SMICARDS PENALISENT LEURS ENTREPRISES

Nous l'avons connu à l'immigration, avec son zèle et sa détermination extrémistes. Aujourd'hui au ministère du travail, fidèle à lui même, il réaffirme son dédain pour les plus vulnérables.

Monsieur HORTEFEUX ne donnera pas de coup de pouce au SMIC en Juillet prochain. Seule l'augmentation annuelle calculée notamment sur le taux de l'inflation sera maintenue et devrait être inférieure à 1 %.

La raison, il la scande haut et fort : une augmentation du SMIC mettrait en péril nos PME insistant sur le fait que seul 13 % des salariés sont rémunérés sur la base du SMIC.

Il est bon de rappeler à Monsieur HORTEFEUX que le salaire minimum net est inférieur à 1050 euros et que le seuil de pauvreté est quant à lui fixé à 880 euros pour une personne seule. Le calcul est simple : 170 euros au dessus de ce seuil fatidique, ces 170 euros qui font que vous ne faîtes plus partie des pauvres de notre pays.

On fait dire aux statistiques ce que l'ont souhaite faire croire aux gens.
Certes, 13 % des salariés ne perçoivent que ce maigre salaire minimum pour survivre, mais combien ne touchent que quelques euros de plus et ne se trouvent de ce fait pas dans ces fameux 13 % ?

Combien de jeunes en alternance sont rémunérés par rapport à un pourcentage de ce même salaire minimum et ne peuvent prendre leur vie en main ?

Selon la dernière enquête de l'Insee sur le niveau de revenus des français, un retraité sur dix a un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté.

Faut-il avoir une haine de classe pour oser accuser les smicards de peser lourd sur les PME ! Certes, nombre d'entre elles vont payer le lourd tribu de la crise, mais pourquoi alors avoir offert sans compter aux organismes bancaires et aux grandes entreprises sans aucune contrepartie et sans aucun contrôle ?
Peut-être aurait-il fallu préserver notre tissu économique de manière plus effective.

Il sera difficile de relancer la consommation si le pouvoir d'achat ne progresse pas.
La pauvreté gagne du terrain, le fossé se creuse entre deux classes aussi déterminées l'une que l'autre.
Celle d'en bas à protéger ses emplois, ses droits, ses acquis, le droit à la vie, celle d'en haut dont fait partie Monsieur HORTEFEUX à reléguer les plus pauvres à un rang humiliant et destructeur afin d'avoir les coudées plus franches pour installer un pouvoir autoritaire dont notre président de la république et certains de ses ministres se sentent investis.

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