Devant tant de déceptions...
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Nombreux sont les citoyens déçus par leurs élus et à tous les niveaux.
Les périodes électorales sources de promesses sont bien vite oubliées quand la place est atteinte. Ce constat a été maintes fois effectué et les déceptions bien souvent à la mesure des espérances.
Notre système démocratique est en crise, crise résultant d'une fracture de plus en plus importante entre nous citoyens et ceux que nous élisons. Pour s'en persuader il suffit de constater les taux d'abstention lors des périodes électorales, qu'elles soient nationales ou même municipales. Cette abstention marque une défiance face à nos hommes et femmes politiques. A chaque scrutin des séries de promesses propres à motiver le citoyen fusent mais ces promesses restent en l'état.
Depuis combien d'années nous promet-on la fin du cumul des mandats, y compris dans le temps, force est de constater que la notion de profit personnel prend rapidement le dessus alors que la démarche première d'un élu est de représenter après les avoir entendu les citoyens.
Où va nous mener le redécoupage électoral cuisiné ces temps ci ?
En cette période où l'on devine l'envie d'éliminer tout contrepouvoir, qui osera ouvrir une réflexion réelle sur notre participation à nous citoyens, aurons nous droit au débat, à une vraie démocratie qui ne nous imposera pas de rentrer dans le moule conventionnel de la vie politique actuelle. Internet sera-t-il amené à devenir le seul lieu d'échange dynamisant notre citoyenneté ?
Face à la mondialisation, au chômage, on a vu s'accroitre les emplois précaires qui en 20 ans ont pratiquement triplés. Les emplois multiples liés au temps partiel sont devenus pour certains obligatoires pour survivre, du travail à temps partiel on en arrive au chômage partiel...
Il faut espérer que l'emploi industriel n'est pas contrairement à ce qui est dit ici et là en voie de disparition mais, devant une notion de travail en pleine mutation qui pousse à l'individualisme au détriment du collectif, devant les dérèglementations imminentes ou avérées dans le monde du travail, il devient indispensable que tous ces individus à qui nous avons délégué un mandat n'oublient pas de nous représenter. La crise, certes réelle, à bon dos.
Bien sûr, il serait stupide de globaliser, il reste des élus respectables et respectueux de leurs fonctions, de élus qui donnent de leur temps et de leur énergie.
A nous citoyens d'êtres attentifs, même déçus ne baissons pas les bras, soyons perspicaces et gardons à l'esprit que notre seul moyen efficace de sanction reste le scrutin qui nous laisse encore le droit de choisir le bulletin.
Privilégions les élus respectueux de leur mandat, et non ceux, qui sous de fallacieux prétextes le transforme en tremplin carriériste.
Pour notre Sud-Ouest, trop rose et dérangeant, d'importantes élections se profilent, les régionales.
Sachons faire la part des promesses et des actions concrètes...
MG GIMENEZ
