Le Président de l'ATEV nous informe
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J’ai travaillé à déterminer la flore du Tarn ,au vue de l’abondance de végétaux qui apparaissent sur le Tarn en cet période estivale ;
J’ai fait quelques photos depuis ma baignoire à partir des végétaux arrachés au Tarn !!!!.
Parmi les long filaments végétaux qui habitent le Tarn toute l’année ,j’ai identifié des cératophylles (ceratophyllum
demersum) et un myriophylle (myriophyllum spicatum),ces plantes
qui se développent en longs rubans sont prisées des poissons qui viennent y déposer leurs œufs .
Par contre , ,elles ont la fâcheuse tendance à retenir les algues qui prolifèrent et l’ensemble forme un complexe infranchissable par les bateaux et la ligne de pêche des pêcheurs.
De la même façon prolifère le potamot nageant (potamogeton natans),sorte de plantain ,plante adaptée au courant faible mais non signe de mauvaise santé de l’eau ;par contre il retient aussi les algues qui prolifèrent en son milieu..
Mais la faute revient aux algues qui prolifèrent sur des eaux chaudes et concentrées en éléments fertilisants ; ceci n’est pas un bon signe de qualité de l’eau
quoique les éphémères tendent à démontrer le contraire , ?.
Je pense que la station de traitement des eaux a un suivi régulier de la qualité de l’eau brute pompée et pourrait nous renseigner sur son évolution dans le temps. Peut être pourrions nous leur prévoir une visite . Le mot algue a pris une connotation dramatique et catastrophique suite à l’épisode breton et ce n’est pas pour rien que la dépêche reprend le flambeau médiatique de la peur.
Il faut donc raison garder ;;;;
J’ai par contre identifié une jolie plante à grande fleurs jaunes que l’on peut voir au niveau du parking derrière la mairie et aussi en bord de rive ,au bas du
pont suspendu ,derrière ses
allures charmeuses ,la
jussie à grande fleur (ludwigia grandiflora )’est une redoutable invasive ,importée d’Amérique du sud pour décor d’aquarium, qui envahit les cours d’eau de France :elle a un redoutable
pouvoir de multiplication par bouturage ,et peut développer des racines à chaque entre nœud jusqu’à 3 mètres de profondeur.
Elle est capable d’envahir totalement les cours d’eau sur les parcours de moins de trois mètres de profondeur , empêchant toute navigation et excluant toutes les autres plantes aquatiques.
De plus la décomposition des parties aériennes des plantes ,
suite aux gelées, consomme toute l'oxygène de l’eau ,provoquant une menace vitale pour les poissons .
Je pense qu’il nous faut lancer une vigilance et recenser toutes les zones où elle pourrait être présente .je ne sais pas si elle est apparue cette année ou si sa présence a déjà été signalée dans le Tarn auparavant ;Les pêcheurs pourraient être les principaux alliés pour la lutte contre la prolifération de cette plante .
La seule technique d’éradication est le ramassage manuel !!!sachant que toute partie de tige cassée et laissée à l’eau ,repart pour redonner une plante.
Marc Senouque ,président de l’ATEV
