MENU

Bénévoles mais pas benêts !

Une association est à sa naissance tributaire des cotisations de ses adhérents et de la manne issue de dons privés, de recettes d’actions financières ou de subventions publiques. Il est évidemment logique de rendre des comptes à tous les donateurs sur la gestion effectuée.

 

Toutefois, une association doit travailler à la réalisation de son principe fondateur et non servir des intérêts personnels ou politiques quels qu’ils soient. Elle doit jouir de son indépendance et rester autonome dans ses décisions et ne doit en aucun cas servir les querelles liées à une soif, si futile soit-elle, de pouvoir. Si elle peut collaborer et travailler solidairement avec une municipalité, elle doit en avoir les moyens… et le temps nécessaire.

 

Une association est constituée, le plus souvent, de bénévoles et chacun sait qu’il est de plus en plus difficile de trouver des personnes prêtes à prendre des responsabilités sans contrepartie, principe même du bénévolat.

 

Malgré toute leur bonne volonté, on ne saurait leur tenir rigueur d’une carence liée à un manque de temps et surtout à une absence d’information.

 

Les bénévoles ne sont pas des prête-noms ou, nécessité faisant loi, de bons petits soldats dévoués et disponibles. Leur investissement mérite le respect.

 

Lorsque l'on adhère à une association et bien plus encore lorsqu’on accepte des responsabilités au sein de cette dernière, on est en droit de souhaiter une information honnête, régulière sans avoir à la quémander et se la voir délivrée parcimonieusement, comme à regret.

 

Les idées proposées doivent être démocratiquement discutées et non rejetées sans discussion aucune parce qu'elles n'ont pas l'heur de plaire, tout comme des décisions municipales susceptibles d’avoir des incidences sur le fonctionnement des associations devraient faire l’objet d’échanges pour gérer au mieux les objectifs de chacune des parties.

La vie associative fait partie intégrante de la vie d’une municipalité et doit être préservée. En effet, nous avons déjà du mal à imaginer notre ville sans ses activités économiques, comment pourrions l’imaginer sans sa vie associative ? Notre cité deviendrait alors une cité dortoir sans âme.

 

Une association, ce devrait être un rassemblement de bonnes volontés libres, prêtes à chercher des idées, à discuter, à considérer les capacités de ses adhérents, à travailler afin de valoriser ses projets et le lieu où elle vit.

 

L’intolérance n’a pas sa place si l’on veut que chaque association demeure ouverte et constructive et si on veut la rendre pérenne dans un contexte déjà tellement difficile.

 

Catherine TIZON

Marie-Gabrielle GIMENEZ

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog