MENU

A QUI LA TACHE ?

Vous avez sûrement déjà entendu cette petite histoire qui remonte en mémoire.

Il était une fois quatre individus qui s’appelaient PERSONNE, TOUT LE MONDE, QUELQU’UN et N’IMPORTE QUI.

Leur petit village était protégé par une digue fragilisée par des pluies incessantes.

Il fallait en urgence colmater la brèche et on demanda à TOUT LE MONDE d’effectuer le travail.

TOUT LE MONDE, pensa que QUELQU’UN s’en chargerait, mais il resta passif.

Bien évidemment N’IMPORTE QUI aurait pu agir mais PERSONNE ne fit rien.

QUELQU’UN se fâcha, c’était à TOUT LE MONDE de faire le travail.

TOUT LE MONDE continua de croire que N’IMPORTE QUI allait s’en occuper et PERSONNE ne fit rien.

Moralité : ils moururent tous noyés.

 

Beaucoup aiment évoquer à mots couverts, d’autres crient au scandale en aparté.

La rumeur n’a rien de positif, elle est destructrice, blessante.

L’honnêteté et la franchise, beaucoup peuvent en témoigner sont rarement payantes mais, sans chercher la sanctification continuons d’estimer qu’une conscience en paix n’a pas de prix.

Quand on n’est pas d’accord, quand on est de bonne foi, convaincu d’une erreur, on ne peut se contenter de l’aparté, on se doit d’amener le débat sur la place publique.

La démocratie se nourrit ainsi, il n’y a pas de honte à se tromper, tout est perfectible.

En cette année 2011, en ce printemps nous devrions être invités à plusieurs concertations, le PLU, une réunion bilan 2010, prévisions 2011 par nos élus, des réunions sur le SCOT dans différentes villes alentours…

Toutes ces réunions vont constituer des temps de démocratie locale où les habitants seront associés à la construction de leur territoire, de leur avenir.

Elles seront aussi le moyen pour nos élus de présenter le projet politique qu’ils défendent en informant le public en toute honnêteté, légitimant ainsi la confiance accordée lors du scrutin.

Les citoyens ne peuvent plus se contenter du rôle de simples consommateurs du service public.

La condition pour assurer des réunions constructives se trouve, tant du coté citoyen que du coté élus, dans la volonté de s’extirper des seuls intérêts individualistes pour rechercher l’intérêt général.

Les élus ne doivent pas omettre d’adjoindre à toute concertation la prise en compte sincère et équitable des ressentis et des aspirations citoyennes, ils ne doivent pas oublier qu’ils ne sont que les dépositaires provisoires de l’intérêt général.

La guillotine dort encore dans les oubliettes, sachons montrer que nous avons des idées, des espoirs.

A nous d’assumer nos responsabilités sans nous cacher derrière notre éducation, nos expériences douloureuses.

Notre lassitude, même si elle est réelle n’est plus une excuse.

Si nous nous abstenons de participer nous perdrons tout droit à des oppositions futures crédibles ou de stériles murmures.

Toute démission, qu’elle soit individuelle ou collective nous met tous en danger face à un système qui s’affirme et ne prospère que par elle.

Faisons vivre la démocratie.

 

Marie- Gabrielle GIMENEZ

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog