MENU

Barbara, Aimé, Catherine : les « Césaires » d’une poésie libératrice

eiaEn ce samedi 20 Octobre les murs des Greniers du Roy se sont imprégnés d’un exotisme symbolisé par un décor aux couleurs ocre, celles qui servent souvent les tableaux aux langueurs africaines.

Les paroles, les maux, les poèmes d’Aimé Césaire, chantre de la négritude, clamés d’une voix suave, tour à tour envoutante, coléreuse, enflammée d’espérance.

Des sons atypiques nés de l’union entre violon, voix et instruments africains pour illustrer l’ambiance, faire revivre un passé esclavagiste, faire vibrer un présent parfois tragique de peuples qui ne renonceront jamais à la soif de liberté, de toute forme de liberté, au prix même de la vie.

La vie envolée du « Dormeur du Val » de Rimbaud, poète chéri de Césaire.

Des apartés de Catherine Le Forestier appuyés de coupures de presse, nous laissaient libre d’adhérer ou non à la vision de l’artiste en fonction de nos vécus, nos sentiments, nos connaissances ou lacunes historiques.

Bien sur il y avait le talent d’Aimé Césaire, bien sûr il y avait l’émotion convaincante de Catherine le Forestier, mais nous avons pu aussi, en première partie, approfondir les talents cachés de Barbara Brozille, habitante de Sayrac, bien connue des parents et enfants villemuriens.

Nous avions goûté, lors d’un précédent spectacle, sa sensibilité, sa solidarité avec tous les ouvriers malmenés par la multiplication des patrons « voyous ».

Ce n’était qu’une mise en bouche et à la suite d’un hommage tout en émotion rendu à monsieur Georges Moustaki à travers trois chansons célèbres, nous avons découvert d’autres textes de Barbara , textes  agrémentés de musiques chantantes du son d’une simple guitare.

Des textes inspirés par la vie, sa vie, son approche du monde de l’enfance.

Sur un thème devenu brulante actualité,   « Angélica », titre de cette chanson, nous parle d’une petite fille débordante d’amour, parce qu’abreuvée d’amour, de l’amour de deux mamans, couple hors normes parfois décrié mais qui permet aussi l’épanouissement enfantin.

Hiroshima, de triste mémoire, est née d’une rencontre avec un rescapé. L’amour pointe toujours sa flamme dans des textes simples et convaincants. Hymne d’amour à une région qui l’a accueillie, à une ville qu’elle a quittée, un cœur bien grand pour y blottir des nostalgies, des rencontres, des souvenirs   qui certainement s’épanouiront dans d’autres textes et d’autres mélodies.

Merci Barbara et à bientôt.

En conclusion de cette soirée nous aurions pu reprendre en cœur « Armstrong je ne suis pas noir, je suis blanc de peau. Quand on veut chanter l’espoir, quel manque de pot … »

Mais qu’est ce qu’une couleur de peau quand l’humain et l’amour dominent.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog